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Rémy : Trail des Passerelles 2013

Contexte : Après le Grand Duc en duo avec ma chérie, je me suis accordé une petite semaine de repos agrémentée de quelques petites randos cool. Mais je n’avais pas encore prévu de course pour le mois de juillet. J’attendais surtout la confirmation de mes dispos pour caser en priorité un « bloc-volume » d’entrainement en vue du GRP…

Une fois mes dispos confirmées, j’ai vu qu’il m’était possible de participer à ce joli Trail des Passerelles. Situé pas loin de la maison, organisé par nos amis d’Idée-Alpe (co-organisateurs de l’Ekiden de Grenoble et du semi Grenoble-Vizille), et proposant un site favorable à un bon après-midi en famille au bord du lac, tout était réunis pour participer à cette 2e édition du Trail des Passerelles de Monteynard.

  

Objectif : Niveau 4 : aucun objectif. Le principal but de cette participation est de réaliser une bonne sortie d’entrainement, et également de découvrir ce trail si proche de la maison.

En plus, vu la chaleur (que je crains fortement) et mon manque de sommeil (ma fille de 13 mois a peu dormie ces dernières nuit : dents + roséole à 39-40° de fièvre), je sais que je serai loin d’être au top.

Toutefois, le niveau ne semblant pas spécialement relevé, je m’attends à finir malgré tout dans les 10, et pourquoi pas dans les 5 premiers...

 


Déroulement :

Après une traversée du lac à bord du bateau La Mira, on rejoint le départ de la course sur l’autre rive. Je retrouve Jean-Paul, avec qui j’avais partagé un bon bout du Lyon Urban Trail (avant d’être limité par des crampes). Egalement Pascal Verger, second l’an passé. Brice du magasin Endurance Shop et quelques amis grenoblois sont également de l’aventure.

 

La météo s’annonce clémente mais très chaude. Je sais qu’il faudra que je gère bien mon effort car je suis assez sensible à la chaleur durant l’effort. Je pense en particulier que nous allons souffrir un peu après la redescente du Sénépy, vers le 25-30e km.

 

Le départ est donné et je pars tranquillement aux alentours de la 10e place. Le début du parcours est une mini-boucle autour du camping. Rapidement 3 coureurs se détachent et l’on attaque les premiers sentiers.

 

Je remonte un peu aux alentours de la 6e/7e place, en compagnie de Jean-Paul et son ami Stéphane Vinot (que je ne connaissais pas). L’idée de départ est d’essayer de rester en compagnie de Jean-Paul, car vu ma forme du jour et s’il a la même que sur le LUT, il me semble que ce serait déjà bien.

Mais après quelques minutes de grimpettes « courables », je sens que je suis finalement un peu plus à l’aise que lui et le distance petit à petit.

 

Devant, je vois 3 coureurs qui sont à quelques secondes… 2 autres sont déjà hors de visu…

 

Je reviens peu à peu sur le groupe qui me précèdent, mais qui n’est plus formé que de 2 coureurs (Stéphane Vinot et ???). Guillaume Philippe (Team TDR) ayant sensiblement accéléré. A la jonction, je maintiens mon allure qui me convient bien et me retrouve bientôt 4e.

 

Cette première partie du parcours est assez roulante et je suis finalement un peu plus à l’aise que prévu. Les jambes répondent correctement et j’arrive à dérouler sans trop forcer. La course se déroule donc bien mieux que ce que j’avais prévu, et ce n’est pas pour me déplaire.

Après une petite quinzaine de kilomètres, on débute une côte plus raide. Sachant que la montée sera assez longue (jusqu’au Sénépy, avec quelques petits replats), je préfère opter d’entrée pour une allure raisonnable. Si bien que très rapidement, Stéphane me rejoint. C’est donc l’occasion de faire un peu connaissance.

 

Il est plus à l’aise que moi dans les ascensions, et j’ai l’impression d’être avantagé sur les passages roulants, Si bien que nous faisons un peu le yoyo, notamment sur la portion de chemin de fer.

 

Mais un peu plus loin, un peu avant le ravitaillement des Signareaux, je sens que je commence déjà à souffrir de la chaleur… Des sensations un peu désagréables dans l’estomac et la sensation d’avoir un rythme cardiaque un peu plus élevé que d’habitude… Pas d’affolement, je me doute que cela est un peu lié à mon manque de sommeil de ces dernières nuits, même si je pensais que ça arriverait un peu plus tard dans la course…

 

Du coup, je dois modérer un peu mon effort et je vois Stéphane me distancer progressivement.

 

Je gère les kilomètres qui mènent jusqu’au sommet du Sénépy assez tranquillement, en essayant principalement de trouver le bon rapport entre mon effort et mes petites nausées…

A la Pierre Plantée, je mesure un retard de 2’30 sur Stéphane, et également 2’30 d’avance sur le coureur qui me suit.

 

Musculairement, je me sens très bien, mais je sens que si j’essaye de forcer un peu plus, mes troubles digestifs vont empirer de manière significative… Du coup, je gère… en espérant que derrière ça ne revienne pas trop pour tenter de conserver cette 5e place qui me satisferait compte tenu de mes sensations…

 

La montée au Sénépy est longue et assez monotone. Je sens que je devrais courir, mais ce serait un peu trop risqué.

Je passe au sommet. David Mayou est là pour le contrôle et il m’encourage… mais bon, je sais bien que je ne suis pas en condition pour tenter de grignoter du retard…

 

J’effectue la descente assez prudemment pour ne pas trop créer de ballonnements et essayer de récupérer un peu… mais ce n’est pas facile avec l’air chaud qui remonte. Heureusement, j’arrive toujours à boire un peu et à manger de temps en temps.

 

Je récupère bientôt les coureurs du 29km. Le chemin n’est pas très large, mais j’arrive à doubler sans trop de problème.

 

Même si je sens que mes nausées n’empirent pas et restes tout à fait gérable, j’ai vraiment de plus en plus chaud… Je sais que le prochain ravitaillement ne devrait pas tarder et j’espère que le village de Mayre-Savel, où le ravito est situé, possède une petite fontaine…

 

Dans la descente à l’entrée du village, banco. J’aperçois un petit bassin et m’y arrête aussitôt.

Et tandis que beaucoup de coureurs du 29km passe sans s’y arrêter, ou alors juste en y trempant la main pour se rafraîchir la nuque, je m’arrose abondamment : visage, nuque, bras, dos, … après 2 minutes de pause, je repars trempé… mais rafraîchi.

 

Juste en dessous, j’arrive au ravitaillement… Je refais donc le plein d’eau fraîche et en profite pour m’arroser une nouvelle fois. Je quitte le village en profitant du dernier bassin pour un dernier rafraîchissement et attaque bientôt la première fameuse passerelle.

 

Ensuite, la portion qui arrive entre les 2 passerelles ne m’est pas inconnue. Je l’avais effectué en rando-famille il y a 2 ans environ. Je sais que les chemins sont assez faciles en théorie.

Mais avec le monde présent sur les chemins (course 29km + rando + promeneurs hors évènement) et la chaleur, je ne suis pas sûr que je trouve cette portion si facile que prévu.

 

Heureusement, nous sommes quasiment toujours à l’ombre, et comme je m’étais bien rafraîchit, je sens que je vais un peu mieux. J’arrive donc à trouver un rythme assez correct, même si je n’ai pas trop l’impression d’être à une allure de course… Je me contente surtout de quasiment tout courir, sans trop forcer pour éviter le retour des nausées.

 

Arrivée à la 2e passerelle, il faut remonter pas mal, et là, je ne cherche plus à courir. On m’avait prévenu que la fin ne serait pas à négliger (merci Cédric), et j’avais repéré qu’il restait environ 10-11 km après la 2e passerelle pour rallier l’arrivée. En regardant l’Ambit2 qui affiche déjà une quarantaine de kilomètres, j’en conclu rapidement que nous aurons davantage de distance que prévu, et je m’attends à être proche des 50km…

 

La montée est faîte sur un rythme assez lent, sentant que les nausées peuvent revenir rapidement… Un passage descendant m’amène bientôt sur un croisement séparant les parcours du maratrail et du 29km… et notre parcours remonte sur un petit single.

Le sentier est bien agréable, mais c’est que j’ai hâte d’arriver, et que j’ai le sentiment que ce rajout n’apporte pas grand-chose à la course (erreur de ma part…).

Ça monte toujours et vers la fin de l’ascension, je croise une bénévole qui m’indique que l’arrivée est encore à 5-6km… ça confirme mes estimations de tout à l’heure…

A côté d’elle, un homme habillé en trailer est assis. Tout en marchant, je me dis qu’il s’agit peut-être d’un coureur qui me précédait qui a abandonné… mais il  avait l’air plutôt frais et j’en conclus qu’il devait  certainement s’agir d’un accompagnant de la bénévole.

 

Je poursuis et sur la fin de l’ascension (qui est bien roulante), j’aperçois au loin Guillaume Philippe (team TDR) qui semble guère en forme. Il titube et fait quelques pauses lors des zones d’ombre. Je reviens rapidement sur lui et lui demande si tout est ok et s’il ne manque de rien. Il manque surtout de fraicheur et attend l’arrivée avec impatience… J’essaye de le motiver en lui disant qu’il ne doit rester plus que la descente finale, mais sans succès.

 

Je poursuis en pensant donc être 4e et entame la dernière descente. Je demande à une bénévole si j’ai beaucoup de retard sur le coureur qui me précède, histoire de savoir si ça vaut le coup de faire une descente forte ou pas… elle me confirme que l’écart est conséquent…

 

Du coup, je me laisse glisser dans cette descente, sans chercher à gagner du temps. Soudain, j’aperçois un gars au sol accompagné de 2 bénévoles. Je leur demande si tout va bien et ils me confirment que oui, et que les secours arrivent d’ici peu…

 

Je poursuis ma descente prudemment et arrivé sur la zone de replat, j’essaye de finir sur une allure un peu plus soutenue, histoire de dérouler un peu. Je franchis la ligne d’arrivée en 3e position en 5h24.

 

En fait, j’apprendrai plus tard que la personne habillée en trailer qui était assise à côté de la bénévole, était en fait le leader de la course qui a dû faire une grosse pause suite à un coup de chaud.

Et le coureur qui avait chuté dans la descente devait être un coureur du parcours du 16km.

 

 

Points positifs : Le but initial était de réaliser un gros entraînement long. Ce fut donc chose faite, d’autant qu’avec les nausées dues à la chaleur, j’ai assez rapidement levé le pied et pris une allure « entraînement ».

Suite à l’apparition des nausées, j’ai réussi à trouver la bonne allure et la bonne gestion pour ne pas empirer la situation.

Le parcours et l’organisation étaient très sympas.

 

 

Points négatifs : La chaleur a joué un rôle important sur l’effort, et du coup, il est assez difficile de savoir si la forme était présente ou pas…

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