Grand Duc de Chartreuse 2013 : récit de Christophe
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Ouf ! Je prends enfin le temps de rédiger un petit CR (petit mais avec quelques photos) de ce Grand Duc de Chartreuse 2013. La préparation a été bonne (faut dire aussi, j'ai un bon coach), les entrainements encourageants. Mais voilà, les derniers jours avant la course ont été marqués par un déménagement et par un petit virus gentiment refilé par mon gamin. Bien sûr, la nuit a été courte, 3-4H de dodo, avec un départ à 5H du matin à Saint-Pierre de Chartreuse… ça ne rigole pas pour les solos. Objectif donc : partir cool et être régulier !
Au départ, je retrouve bien sur Brice, mais aussi Franck, Christophe S., Patrick de Toulouse et même le coach Rémy qui s'est levé tôt dans son hotel 4* (* veut dire roues bien sûr ;)) pour me donner mon dossard et me prodiguer les dernières consignes. Avec Franck, on se place plutôt devant et on part assez cool. C'est toujours surprenant de voir à la vitesse où partent certains ! Comme un 10kms... En plus, on est fainéant, on n'a pas pris de frontale et il fait encore bien nuit dans ce coin reculé. Certains passages en forêt ne sont pas faciles sans lumière (on ne va pas se tordre une cheville au bout de 2kms quand même et dès que ça se resserre, ça bouscule déjà beaucoup !
(Première photo, c'est déjà bien beau)
On passe vite le Col du Cucheron en alternant route et chemins, puis on bascule dans la descente. Bruno nous rejoint pour attaquer la fameuse montée des 120 lacets jusqu'au Col du Frêt. Je monte en rythme sans me mettre dans le rouge. Je n'ai pas compté, mais je ne suis pas sur qu'il y en avait vraiment 120 ;). Au sommet, un superbe panorama s'offre à nous, mais attention, la descente est glissante ! Et ça sera notre lot pour toutes la journée... On entre dans la forêt à nouveau et Franck glisse sur une pierre : suite à cette chute, il décroche un peu et je ne le reverrai plus !
(C'est bien vert la Chartreuse)
Avec Bruno, on continue à notre rythme, on croise Rémy déguisé en spectateur sur le bord de la route et on enchaine sur un petit single bien vallonné en forêt : c'est agréable et on croise même des touristes en chemise à fleurs (Pascal Lillaz bien sur, pour ceux qui le connaissent). Retour sur la route pour rejoindre le premier ravito, pas très garni en victuailles : la Ruchère (92ième). Dans la forêt qui suit, le premier duo me double, il est facile et surtout, il a beaucoup d'avance ! Moi j'ai réussi à stabiliser ma position. Je commence même doucement ma remontée. Dans la montée du Petit Som, je suis pas mal, je remonte quelques concurrents, malgré un chemin bien collant sous les pattes. Au sommet, je fais enfin quelques photos !
(Les doigts dans le nez celle-là !)
Ensuite, c'est les montagnes russes. Petites descentes, petites montées dans des alpages très jolis. Dernière descente sur Saint Pierre de Chartreuse : c'est un champ de bataille, ou de boue plutôt. Ca glisse, ça tombe, ça s'accroche, on ne fait plus du trail, mais du ski sur boue et c'est vraiment casse-gueule. On a même le droit à un chemin plein de purin juste avant l'entrée du village… (70ième). Le contrôle médical est approximatif : le secouriste se loupe dans ma prise de tension, le docteur est cool-cool. Je perds bien 15' dans l'histoire et ce sera bien pire pour le gros du peloton !
(Eh, faut regarder derrière le joli
paysage)
Damien est là pour me remotiver et faire la causette, il attend sa saucisse préférée. La pause me fait du bien, et je repars sur un gros rythme. Sur un petit pont glissant, je manque même de tomber 2-3m plus bas… ouf. Un concurrent fort sympathique, Nicolas, me rattrape et on va faire un gros bout de chemin ensemble. Il faut dire aussi que la montée régulière sur la route n'est pas top. Heureusement on papote pas mal et ça passe le temps et les kms. On entre à nouveau dans la forêt, grosse montée au Col de la Cochette qui passe bien (je suis toujours bien en montée) puis on enchaine sur la descente tout en single un peu technique sur le Col de la Charmette où je lâche mon acolyte.
(Non, pas le temps de cueillir des
fleurs)
La montée à la Pinéa par le sentier Vermorel est terriblement raide, mais ça passe… notamment une fin très aérienne avec des cordes et du brouillard ;). "Le bénévole : Il faut tenir la corde blanche au milieu. Moi : Et la bleue, elle sert à quoi ?. Le bénévole : bah derrière, c'est le vide". La descente sur le Col de Porte est très tranquille, je marque un peu le pas et j'ai du mal à relancer même en descente. Grosse affluence au Col de Porte : c'est toujours agréable les encouragements !
(A boire... A
manger... s'il vous plait) Merci Alexis pour la photo ;)
Nicolas me rejoint au ravito (52ième) et on repart pour le gros morceau : Chamechaude. Damien me double déjà, comme un boulet de canon : zut ! Je mène toute la montée devant Nicolas, à un bon rythme 700-800m/h environ. Puis c'est la descente et là, c'est le drame : les organisateurs nous ont sorti un chemin de dingues, ultra techniques et difficiles. Honnêtement, j'ai bien balisé dans certains passages où j'étais quasiment à l'arrêt. Je me suis même bien cogné le coude, juste avant le passage de descente en rappel…
(La Chartreuse, c'est aérien aussi)
Bon, au bout d'une éternité, je sors enfin de mon calvaire et le chemin est bien plus facile jusqu'au Sappey en Chartreuse où Caroline, Fanny et le père de Rémy m'encouragent beaucoup et me remotivent (47ième). Avec Nicolas et un autre concurrent, on forme un petit groupe et on repart sur les pistes de ski de fond pour le dernier tronçon. Ça sera long, très long et surtout tout en marchant vite… jusqu'au Col de l'Emeindras.
(En bas, on aperçoit le monastère)
Après le col, je connais un peu le coin pour m'y entrainer souvent, je me lâche un peu (enfin) et je fausse compagnie à mes 2 acolytes qui faiblissent plus. J'attaque la descente sur un bon rythme (oui, celle-là était facile comme descente), rattrapant même quelques relais. A 5kms de l'arrivée (seulement), c'est au tour de Rémy de me doubler : re-zut !
(Pas le temps de piquer un somme dans
l'herbe)
La fin est rude et se fait tout au mental sur la route très ensoleillée (les endorphines sont enfin arrivées), puis sur le petit chemin qui vallonne jusqu'à Saint Pierre. Mais bon, j'ai fini quand même très fort en 13H30' (44ième), plutôt satisfait de ma performance.
Points positifs :
- Une course (trop) bien gérée et extrêmement régulière, pas de coup de mou, alimentation et matériels parfaits
- - Bon en montées, y'avait pas de plat de toute façon
- - Une bonne ambiance sur la course entre les coureurs et avec les relais
- - La Chartreuse, c'est très jolie
(Alexis sait
prendre de belles photos d'athlètes ;))
Points négatifs :
- - Pas terrible en descentes, souvent en difficultés physiques
- - Une course peut-être un peu trop tranquille dans le rythme (je ne me suis jamais mis dans le rouge)
(Et oui, ça rigole pas au Grand Duc)
Prochain rendez-vous : l'objectif de l'année, l'Echappée Belle fin août !

