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Christophe récits de course

Jeudi 4 avril 2013 4 04 /04 /Avr /2013 08:00

Et oui, Damien est vraiment le plus rapide : 2ième du 15kms du Sacré Trail des Collines dimanche 24 mars (sans être comme d'habitude au top selon lui, c'est dire...), il n'a mis que 3 jours pour rédiger son récit ! Pour moi, c'est un peu plus laborieux. Je me suis aligné sur le 35kms, ce fut donc bien moins explosif (je n'ai même pas couru dans la dernière côte...), et surtout il m'a bien fallu 10 jours pour écrire quelques lignes sur cette course.

Cette année, c'est donc le Sacré trail des Collines qui ouvre ma saison, près de 7 mois après ma dernière course, l'UTMB tronqué. J'ai choisi cette course car la date et le profil me convenaient bien, c'était à 2 pas de la maison, sans oublier que c'est organisé par nos amis du CMI Tullins. Mais bon, j'en garde un mauvais souvenir. En effet, j'ai participé à la première édition en 2007,... et avec Rémy et Thierry, on avait bien explosé ! Partis trop vite surement... Présentation

(Les champions à l'affiche de 2012) 

 

Cette année, la forme est là et les séances se sont bien enchainées avant la course. Mais voilà, les jours précédant la course, il pleut, il pleut beaucoup. La dernière nuit, c'est même le déluge ! Autant dire que le terrain va être bien trempé et boueux.

Le matin, je me rends à Tullins avec Thierry : le brouillard est là, mais pas la pluie, ouf. Après quelques salutations et autres sollicitations diverses (autographes, interviiews, photos, ..., bon je rigole), on se change vite et le départ est déjà là. Je le précise tout de suite : avec ce mauvais temps, je n'ai pas pris mon appareil photo, et vu que je ne suis pas dans les premiers moi, on ne m'a pas pris en photo !

Topo

(On passe par là en faisant les montagnes russes)


Le peloton est maigre (120 coureurs ?) et on n'est pas très bien placé avec Thierry. Sur la petite boucle qui étire le peloton autour du monastère, il faut remonter un peu sur les côtés. Thierry me lache déjà, il est chaud patate comme d'hab, je préfère rester cool pour l'instant. La première descente s'effectue finalement un peu seul, tant mieux, je peux ainsi gérer la boue tranquillement.


Je suis déjà bien seul, 2-3 coureurs un peu effrontés me doublent (je les redoublerai avant la fin bien sur ;)), notamment Christophe Berardi que je reconnais suite à sa victoire sur le 11kms du Trail International du Connex (devant un certain Rémy Marcel, rien que ça !).

STC 2013 014

(Je suis tout au fond, si, si)


Le profil ne le montre pas, mais il y a de bonnes portions roulantes ou j'adopte un bon rythme qui me permet de grignoter quelques concurrents régulièrement. Les bosses s'enchainent, j'alterne marche et course en montée et descente rythmée. Je suis à l'aise et l'état du terrain n'est pas si catastrophique.

Je remonte toujours régulièrement et je rejoins finalement une première fois l'ami Ricoré. Piqué au vif, il me distance à nouveau pour rejoindre notre Thierry national qui commence à marquer le pas. Au train, je les rejoins pour discuter un peu et s'entrainer mutuellement à... rattraper la première féminine. Je ne la connais pas du tout, mais punaise, elle envoie du lourd ! A chaque plat, elle relance bien, elle n'est pas là pour rigoler.

Thierry et l'ami Ricoré coincent un peu, ils sont encore un peu tendres en ce début de saison ;). Dans la côte précédant le 2ième ravito, je la rejoins puis je commence enfin à la distancer un peu. Je m'arrête au ravito (et uniquement à celui-là sur les 3 prévus) pour faire le plein d'eau puis j'attaque tambours battants (au moins 13kms/h, Kilian Jornet peut rembler) la piste forestière pour faire un peu le trou. A une bifurq, j'hésite un peu (c'est là que beaucoup ont du se louper), mais je prends le bon chemin.

Ce sera ma portion la plus rapide de la course avec un bon 11kms/h sur cette portion de 8kms, 250+ et 250-. J'ai les cannes et j'en profite ! Je continue de remonter concurrent par concurrent et j'aperçois de temps en temps Christophe Bérardi pas loin devant. Il y a toujours autant de petites bosses, mais ça passe bien. Je rattrape Aurélien, serre-file du 15kms qui m'annonce entre la 15 et la 17ième, avec 2 côtes pour terminer ! C'est une bonne surprise !

Je ne lache rien, la côte est rude car le chemin est particulièrement glissant. Je trace un peu dans la fôret pour avoir plus de grip. Je rejoins Christophe au sommet et on fait la courte descente ensemble. Un panneau annonce 2kms alors que je pensais qu'il n'en restait qu'un seul... argh... Les jambes commencent à tirer. En plus, je croise une connaissance qui m'annonce encore 15' de parcours (j'en mettrais 14'...) !

Et oui, il reste la dernière côte, tout aussi glissante et pentue. Certains ont couru (le second du 15kms qu'il parait), mais bon c'est des fusées ces gars-là. D'autres ont dit qu'il y avait une corde pour aider un peu, moi je ne l'ai pas vu. Je prends la même stratégie : je passe un peu dans la forêt pour avoir plus d'adhérence et surprise je double un dernier concurrent du 35kms juste avant le sommet. Reste alors à dérouler sur les 500 derniers mètres de plat pour en terminer à une honorable 14ième place en 3H42'. En manque d'entrainement, Thierry a souffert sur les derniers kilomètres et finit un peu plus loin.

Profil

(Un bon rythme dans ces montagnes russes)

 

Points positifs :
- Un accueil chaleureux et une organisation parfaite
- Un parcours finalement plaisant avec beaucoup de bosses et alternant pistes forestières et singles plus techniques
- J'ai fait une bonne course, bien régulière et avec des jambes tout le long

Point négatif :
- Une météo capricieuse, je n'ai vu aucun paysage

 

Prochain rendez-vous :

Le trail de l'Oisans fin mai si je ne trouve pas de course avant

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Jeudi 19 juillet 2012 4 19 /07 /Juil /2012 08:00

En ce début de mois de juillet m'attend un gros morceau dans ma prépa UTMB : l'UTTJ. Derrière ce sigle se cache l'Ultra Trail en Terres du Jura, une course à étapes que j'ai coché très tôt dans mon calendrier. Ce sera l'occasion pour moi de découvrir le Haut Jura, mais aussi de faire du volume avec les 110kms et 6300+ annoncés ! Un week-end choc en quelque sorte ;) Mon ami Fabien m'accompagne pour cette balade en pleine nature. Le vendredi soir, l'ambiance est déjà là et la pasta party fameuse.

(Ca envoie du gros dans la Jura !)


Samedi, 1ière étape : Saint Claude -> Mijoux, 60kms et 3500+ (pour 56kms et 3800+ annoncés)
La nuit a été bonne, le réveil tranquille. Il fait beau, la température est idéale. Je décide de partir en tenue légère et ce sera un bon choix. L'ambiance est détendue, j'ai le temps de discuter avec la fusée angevine et ami des 3D Trail, Nicolas Roussel de l'ETA. Pas loin de 260 coureurs sont au départ et pour une fois, personne ne sprinte au départ ;)

 

P1010632(Y'a une belle cathédrale à Saint-Claude)

 

Très vite, au bout de 50m en fait, on commence déjà à monter pour sortir de Saint Claude par les faubourgs, puis par les hameaux. On alterne route et chemins, je suis déjà en vitesse de croisière, mais des zodiacs me doublent furieusement, comme d'habitude. Au bout de 3kms, les écarts commencent déjà à se stabiliser, on a enfin le temps de faire une pause pipi ;). Les singles assez simples commencent à faire leur apparition. Pour l'instant, rien de compliqué !

P1010641(Allez Fabien, ça va bien se passer !!!)

 

La première heure passe très vite et nous voilà déjà au premier ravito (54'30", 45" d'arrêt). 2 quartiers d'orange et ça repart. Je ne comprends pas trop la disposition du lieu car une rubalise coupe le chemin en 2 sur sa longueur et un autre ravito se trouve 20m après le premier ?!? En fait, on attaque une descente dans les gorges de Saint Claude... au programme : cascade, torrents, escaliers, un petit parcours technique de pur bonheur !!!

 

(Ca bouge beaucoup dans les gorges...)


Puis, on remonte en fait par le petit chemin coupé en 2 et le second ravito... ça y est, j'ai tout compris ;) Le chemin se poursuit tranquillement et sans difficultés, en alternant toujours route et chemins, single et sentier large, montée et descente. Je suis avec 2 autres coureurs, quand tout à coup, un traileur costaud revient comme une fusée sur nous : c'est mon ami Christian Poigny de Tullins !!! Ca fait plaisir de le voir et les kilomètres suivants défilent en discutant de nos dernières aventures et de notre futur UTMB ! A un point d'eau, nous apercevons Fabien une petite minute derrière, cool il mène bien sa course.

 

P1010630(On a fait le tour de la colline)

 

Mine de rien, Christian est plus fort, et à trop vouloir discuter et le suivre, j'ai forcé un peu mon allure. Après un chouette passage en crête, je préfère le laisser filer et redevenir plus raisonnable. Surtout qu'avec mes chaussures trop petites, je commence déjà à avoir un peu mal au pied. On attaque la descente sur Saint Claude et Fabien revient sur moi juste à temps pour faire un tour d'honneur du stade de rugby du coin ;) qui est totalement désert :((. On arrive au ravito du 26ième km ensemble (3H25'30", 2'30" d'arrêt), il commence à faire bien chaud et les 2 grosses difficultés du jour se pointent à l'horizon. Outre mes pieds douloureux, j'ai mal au ventre depuis quelques kms... Autrement dit, je me sens vraiment moyen. Ce n'est pas de bonne augure ! La route est encore longue !!!

P1010637(Punaise, ça grimpe dans le Jura)


Passé le viaduc, on attaque donc le Mont Chabot et ses 400+ bien techniques. Dès le départ, Fabien souffre et je m'échappe peu à peu. Je réalise une ascension correcte, sans faire d'étincelles. La fin est un peu caillouteuse et je n'arrive pas à relancer sur le plat en forêt qui suit. J'ai toujours mal au ventre mais heureusement personne ne revient sur moi. Bien au contraire, je double déjà 2-3 coureurs en perdition, les zodiacs n'ont plus d'eesence ;). Passé le point de vue de la Luette, je bascule dans une descente avec l'envie de vomir. A un croisement, des bénévoles nous attendent et j'en profite pour prendre 2 grands verres d'eau pour encore plus me plomber le ventre !

 

Magie des bénévoles du trail : ces charmantes mamies m'annoncent le prochain ravito à 5'... j'en mettrai 25 !
Magie des bénévoles du trail bis : 500m après les mamies, je traverse une route et les bénévoles m'annoncent 4kms de descente jusqu'au ravito... pour remonter en fait 200m après !!!
Magie du trail tout court : les 2 verres d'eau m'ont fait du bien finalement et le mal de ventre s'estompe en arrivant au ravito 3 (4H55', 2'30" d'arrêt).

P1010636(Le Jura, c'est vert)

 

Cette fois, après avoir piqué toutes les oranges et avoir déroulé sur 1kms, on aborde la dernière grosse difficulté du jours, Roche Blanche et ses 700+ en 2,5kms ! Un mini Catogne en fait, pente régulière sans difficultés. Libéré, je réalise une très bonne montée en moins de 50' pour déboucher sur un magnifique point de vue et surtout une sacrée aire de pique-nique. Au sommet donc, les jambes sont revenues et je relance tout de suite. A part un gars dans la montée, ça fait bien longtemps que je n'ai pas vu quelqu'un  ?!? Petites montées, petites descentes, plats, tout s'enchaine et je cours d'un bon rythme pour arriver au dernier ravito de la journée (6H44'30", 2' d'arrêt). Pas le temps de manger les merguez, juste quelques oranges à nouveau.

P1010645(Superbe point de vue en haut des gorges)

Je ne traine pas trop et poursuit ma marche en avant. Très vite, je reprends un coureur, puis 2, puis 3. Les sensations sont meilleures et j'en profite. Je serais cuit demain, mais tant pis, ce sera pareil pour tout le monde ! Le final n'est pas si facile que ça, on ne descend pas tant que ça, ce sont des faux plats montants, des traversées de champs compliquées, de nombreux passages de cloture à plat ventre, ... Heureusement on court plus qu'en milieu de course ! Après avoir doublé un nouveau coureur, je reviens petit à petit sur un groupe de 3, avec notamment Christian, quelle surprise ! C'est à son tour d'avoir mal au ventre et petit à petit, je le lache ainsi que ses 2 acolytes. Toujours pas de descente en vue, les champs s'enchainent, pfff ce final est interminable ! Ouf, on attaque la descente finale, 200- "abruptes" sur un peu plus de 1km... on entre dans Mijoux et cette première étape est bouclée en 8h32'30", soit mon estimation la plus haute du parcours ce qui prouve sa difficulté !

P1010653(Ouf, on va pouvoir se reposer !)


L'après-midi sera tranquille avec repos, massage réparateur, repos, podologie réparatrice, repos, petite sieste réparatrice, repos et enfin repas réparateur avec Fabien et Christian. L'ambiance du bivouac est tranquille, tant mieux, cela permet une très bonne nuit... mais au réveil, patratra, le temps est mauvais et un orage éclate vite ! Un déluge s'abat sur Mijoux, la motivation retombe, le départ est décalé de 30'.

Profil1

(C'est par où la descente ?)

 

Dimanche, 2ième étape : Mijoux -> Saint Claude, 56kms et 2300+ (pour 52kms et 2500+ annoncés)
La pluie s'est arrêtée, le départ est donné, et... ça part plus vite que la veille j'ai l'impression ! Punaise, mais comment ils font ces traileurs pur retrouver autant la pêche ??? J'ai les jambes raides, j'ai mal aux pieds et je force bien plus que la veille. Au bout de 500m, on s'enquille dans un petit single en montée, ça bouchonne déjà. Christian est bien chaud, je suis pas mal, Fabien n'est pas loin, on monte tous d'un bon rythme. Dès qu'on peut, on relance, ça ne rigole pas ! Christian s'échappe un peu, une petite averse me fait pester, les longs chemins bien plats s'enchainent. Le premier ravito est vite là (1H35', 1' d'arrêt). On attaque alors une portion de 5kms toute plate, tout le monde court, personne ne craque ! Aujourd'hui, on ne va pas trop rigoler !!!

P1010652(Comme il pleut, je n'ai pas pris l'appareil photo...)

 

Ouf, on attaque enfin la montée, 600+ bien réguliers et peu pentus, je rejoins vite Christian pour effectuer la fin ensemble. La fin justement est dans le brouillard, les chemins bien humides et un peu chaotiques, Christian s'envole  à nouveau pour aller réaliser une grosse étape ! Après le crêt du Merle, la descente est bien boueuse pour rejoindre le ravito (3H02'30", 2'30" d'arrêt). La suite est un véritable chemin de croix pour moi. Le chemin est boueux en descente, ça se gère pas mal.

Photo(Christophe tout mouillé... merci à celui à qui j'ai piqué la photo ;))

 

On remonte un peu, ça roule, je suis pas mauvais en montée ce week-end. Mais ensuite, ça se gate. Les chemins sont compliqués, boueux, accidentés. Je manque de perdre une chaussure dans un bain de boue, c'est tout plat et je suis incapable de courir. Punaise, je ne pensais que c'était si peu roulant le Jura ;) !!! Les kilomètres ne défilent pas. Je galère dans chaque portion de chemin. En 1 heure, je ne réalise que 4kms ! On se croirait entre la Tête Aux Vents et la Flégère une nuit de CCC 2010 ;)... J'arrive tant bien que mal au point culminant de notre périple, xle Crêt de Chalam et ses 1500m d'altitude, avec un beau panorama sur le brouillard...

P1010646(Pris la veille...)

 

Maintenant il parait que la descente dure 23kms. Le début de la descente est compliqué, ça ne dure pas, après c'est encore plat, mais bon, on arrive un peu à courir. Et puis ça remonte à nouveau. Pfff, c'est long pour rejoindre le ravito 3 avec ses 35kms de parcours ! (5H30', 4' d'arrêt). Ce sera mon plus long arrêt du week-end pour bien faire le plein. Car ensuite, on rattaque par une montée ! Heureusement que le profil indiquait 23kms de descente ! Depuis le début du week-end, de petits panneaux nous indiquent les difficultés, les ravitos et surtout les kms. C'est pas mal comme système, surtout qu'ils sont pimentés avec l'humour jurassien. Mais là, 35... 36... 37... 37... 38... J'ai l'impression de reculer... Heureusement, je reviens sur quelques coureurs et je cours de plus en plus. Ils n'ont pas l'air au top non plus, ça me redonne du moral. 44 ! Punaise, je pensais qu'on était à 42... Allez, on continue de relancer avec un sympathique V1 qui m'a rejoint pour une nouvelle côté jusqu'au ravito 4 (6H58', 2'30" d'arrêt).

P1010638(Carte postale de Saint Claude...)

 

C'est la liesse au dernier ravito, on se croirait dans une discothèque. Dans le délire, les bénévoles nous annoncent 9kms restants au lieu des 6 prévus... c'est une mauvaise blague. 2 autres coureurs en profitent pour me doubler au ravito. On commence par 3kms de descente, ça se passe bien, mêmes le passage de clotures. Arrive le dernier km de montée, ça ce passe bien aussi. Surtout qu'on surplombe déjà Saint Claude... La descente finale est rapide, seulement 2kms, ouf, il n'y avait bien que 6kms finalement. Malgré le rush d'un dernier coureur, je réalise une arrivée triomphante au pied de la cathédrale de Saint Claude. Yes ! Je réalise 7H47' alors que je pensais mettre plus d'une heure de moins, c'est dire la difficulté du parcours !!!

P1010647

(Non là, c'est Mijoux !)

 

Christian a tout cassé sur cette seconde étape et effectue une belle remontée. Fabien a souffert sur la seconde moitié de parcours mais réalise un week-end solide.

24ième de la première étape, je suis 32ième de la seconde. Incroyable, avec 60kms dans les pattes que tous ces traileurs soient si rapides le second jour ! Au final, je reste 24ième sur l'ensemble des 2 jours (250 partants, 160 finishers), une bonne perf avec de bonnes sensations tout au long du week-end.

Profil2(Ca descend à peine plus... avec plein de petites bosses dans la descente finale)

 

Concernant la course, j'ai été surpris par sa difficulté : un parcours magnifique, très nature, mais avec des côtes bien raides, des descentes abruptes et des plats pas du tout roulants. La boue du second jour n'a rien arrangé. L'ambiance était très bonne, l'organisation sans faille, des bénévoles omni-présents (150 bénévoles pour 250 coureurs !!!), j'ai passé un très bon week-end et je recommande fortement cette course ;)

Points positifs :
- Un superbe week-end choc avec un joli parcours et une ambiance conviviale
- Un bon rythme en montée
- Dans le Jura, on mange super bien (notamment le fromage)

Points négatifs :
- Minable en descente, beaucoup de mal à courir sur le plat technique
- Je finis avec les pieds en compote (ongles détruits, méga ampoule au talon)
- Dans le Jura, l'eau du robinet a un bon gout de Jave

P1010642(Et oui, le Jura c'est beau...)

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Samedi 9 juin 2012 6 09 /06 /Juin /2012 08:00

Bon, il est temps de faire un petit récit de cette aventure qu'est le Grand Raid 73 ! Aventure oui, car il fallait les bouffer ces 73kms et 5200+ !!! Quelques jours avant la course, je me dis que ça va être chaud tout de même, mes entrainements sont bons certes, mais je n'ai encore réalisé un volume suffisant pour aborder au mieux la course, et surtout le D+ !!! Donc l'objectif est simple : être raisonnable pour aller au bout, estimation entre 12 et 14H. Et le pire, c'est que je n'ai pas trop étudié le profil...

 

La veille et la nuit de la course sont pourries, archi pourries, avec de la pluie, des orages, de la pluie, de la pluie. Pfff, ce n'est pas très encourageant, surtout pendant le trajet où les éclairs illuminent Belledonne. J'arrive à Cruet vers 3H45 (et oui, on l'aime le trail à cette heure matinale ;)) et le temps est annoncé au beau, ouf ! Je retrouve vite le sanglier de Belledonne, Guillaume B., en très grande forme en ce moment. A Tiranges, il n'a pas cueilli les champignons et aujourd'hui, ça ne sera pas le cas non plus. Il me présente son pote corse, Jean-Christophe, collègue de ses excapades hivernales à ski, mais aussi Jujutrail, un Hoka Boy de la région lyonnaise

P1010568(4 stars prêts à en découdre avec notamment David Uliana sur la gauche)

 

Il est temps de se placer aux avant-postes sur la ligne de départ. J'ai chaussé manchettes et frontale, grossière erreur, ça ne servira à rien, on y voit suffisamment et il fait déjà 17° ! Bing, c'est parti. Devant, Frédéric Fuss file déjà vers la victoire. Derrière c'est plus cool et je reste en compagnie de Jean-Christophe pour papoter un peu de trail bien sur ;) C'est cool, on se verra aussi sur l'UTMB. Au bout de 15', on s'égare déjà dans les vignes et il faut grimper 30+ pour retrouver le bon chemin et le peloton. Il est temps d'attaquer la première montée à la Roche du Guet. Jean-Christophe a un bon rythme, les restes de la Pierra Menta surement, je le suis sans trop me mettre dans le rouge. On double un peu, je m'accroche sans trop en faire non plus

P1010570(on approche du sommet)

 

Sur la fin, je le laisse filer, pour ranger manchettes et frontale, mais aussi pour un petit pipi. Au sommet, la vue est splendide avec le lever du soleil. On attaque une courte descente, l'occasion déjà de me prendre une belle gamelle à cause d'une racine mal placée par l'organisation ;). En fait, je ne me sens pas trop à l'aise, les sentiers sont peu techniques, plutôt ludiques mais encore un peu humides. Avec mes chaussures un peu usées, j'ai tendance à un peu zipper ! Après une courte descente, on remonte déjà, heureusement, je suis plus à l'aide en montée et je reprends tous ceux qui m'ont doublé pendant ma pause technique.

P1010571(c'est beau le lever du jour, mais c'est un peu flou)

 

2-3 petites montées, 2-3 petites descentes, la dernière est bien glissante dans l'herbe et je perds beaucoup de temps. On rejoint la route, je n'ai déjà plus trop de jus alors qu'on n'a même pas atteint 20kms, mais déjà pas loin de 1500+ ! Je m'accroche et j'arrive au ravito de la Thuile dans la petite école. Je fais le plein, mange quelques quartiers d'orange et c'est reparti. On rejoint un petit hameau par la route et la longue, très longue montée vers le PIc de la Sauge, débute  entrecoupée de quelques courtes descente bien roulantes.

P1010572(ça, c'est la Chartreuse !)

 

Là aussi, je suis plutot bien en montée même si sur la fin, je commence à marquer le pas. Le pic passé, on bascule dans une prairie où on aperçoit la prochaine étape, la Pointe de la Galoppaz. Ce n'est pas très amusant car on voit distinctement les coureurs qui grimpent là-haut et surtout ceux qui en descendent à seulement 200m de nous ! Bon, le soleil sort, je prends une foulée régulière et cette petite difficulté passe. Le début de la descente est raide, je me flingue un peu les cuisses puis on retrouve un chemin plus à ma portée. Un point d'eau est idéalement placé car ma gourde était à vide et je continue mon chemin. Les montagnes russes continuent tant bien que mal, on se rapproche du ravito et ça va un peu mieux. Une fontaine dans un hameau me tente bienpour un plongeon.

P1010574(et là les Bauges, c'est chouette aussi ;))

 

Le ravito des Aillons est là (on m'annonce 45ième) et très encombré, il y a du monde ! Et la plupart des coureurs sont bien mal en point. Moi je continue ma cure d'oranges. Le moral est meilleur, je suis décidé à continuer et je repars avec 2 autres coureurs pour prendre le bon wagon. Rapidement, on se fait doubler par un champion du 100kms, Jean-Jacques Moros, sa foulée m'impressionne ! On trottine jusqu'au départ de la grosse montée. Et là, les choses sérieuses commencent ! La montée est longue, très longue, trop longue. Je remarque vite que je viens de casser un lacet, zut, ça risque d'être gênant. En fait, on grimpe très peu, la pente est peu soutenue et le chemin est interminable.

P1010575(no comment)

 

Pendant quelques minutes, je rejoins David Uliana, un autre champion de la région lyonnaise, en plein coup de mou... mais bon ça ne dure pas et il s'éloigne à nouveau. Moi ça fait longtemps que mes 2 compères m'ont laché. Je sens aussi le coup de mou arriver, je m'assois sur un caillou pour reprendre mes esprits, manger, boire, faire le point. Finalement, le lacet cassé n'est pas dérangeant, mon footpod le maintient en place ! 5' plus tard, je repars et je débouche assez vite de la forêt, ouch c'est dur, on voit le Colombier et c'est encore bien haut. Je gère comme je peux la montée au Col de la Cochette puis la montée très très raide le long du vide au Colombier. Y'a du gaz mais c'est chouette ! Je fais des pauses assez souvent mais petit à petit je reviens sur un groupe de 3-4 coureurs, c'est un peu rassurant.

P1010577(argh, c'est raide ce passage !)

 

Ouf, c'est le sommet et Jujutrail est là, complètement explosé et en pleine divagation. Ah il a voulu suivre un sanglier et a pris un coup de chaud, dommage. Un petit verre de coca et je file dans la descente, tout en gestion (autrement dit en marchant). Je récupère le chemin, repasse au Col de la Cochette (ah ah, moi je suis déjà monté là-haut) et je bascule dans une descente large et peu technique. Ca va un peu mieux, je rattrape un coureur, mais m'arrête à une source pour faire le plein. On attaque la montée au Mont Pelat avec des petits singles bien sympa. je me surprends à être bien, à relancer plus souvent... la forme est revenue.

P1010576(no comment bis)

 

Je double 1 coureur, 1 autre coureur, encore 1, et encore 1,... punaise, la frite est revenue. Justement, il y a encore une bonne bosse pour arriver au Mont Pelat et son ravito... avec des frites et du poulet au menu !!!! du jamais vu pour moi en trail !!!! Je me contente d'oranges et sans trop trainer, je bascule dans la descente sur une piste de ski... sans neige ;) La descente est usante et j'ai du mal à courir. Heureusement, elle est courte et on recommence vite la dernière montée vers le Mont Charvet. Je reprends un bon rythme et le sommet est finalement très vite atteint.

P1010578(la fin approche)

 

Ah, plus que 8kms de descente ! Les signaleurs m'annoncent une descente technique. Mais j'ai hate d'en finir. Je lache les chevaux et dévale la pente (c'est une façon de parler pour moi ;)). Le dernier ravito est là, je ne m'attarde pas malgré la bonne ambiance. Je reprends mon rythme, les cuisses chauffent pas mal. Finalement, je rejoins la route, un village, un dernier chemin et Cruet, enfin. Les derniers rues sont un peu longues, l'arrivée est là... 12H28'... cerise sur le gateau, je passe sous les 12H30' avec une excellente 24ième place au final 

P1010582(à la fin, seuls les gros bras restent...)

 

Avec ce bon finish sur les 20 derniers kms, c'est la satisfaction qui prime tout d'abord à l'arrivée ! Et puis, il fait toujours aussi beau et chaud. La fin de l'après midi sera très agréable, très détendue, avec plein de discussions avec Guillaume, Jean-Christophe, mais aussi Jujutrail qui est redescendu de sa montagne, David Uliana, Jean-Claude Banfi... le Grand Raid 73, une bien belle aventure... mais bien difficile aussi ;)

 

Les points positifs :

- Une jolie course avec de beaux panoramas et une bonne météo

- Une bonne gestion de course, un mental qui m'a permis de ne rien lacher et d'aller au bout

- Plein de rencontres de traileurs

- L'Opinel du finisher !

 

Les points négatifs :

- Il va falloir encore beaucoup s'entrainer pour l'UTMB car j'en ai quand même bien baver pendant 35kms et avec tout ce D+

- Ca fait longtemps que je n'avais pas été aussi mauvais en descente (sauf la descente finale)

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 08:00

Ah Saint Georges de Commiers, une bonne course saucisson comme on les aime !


Un cadre convivial, une ambiance décontractée, une organisation au top emmenée par nos amis Philippe Dumoulin et Franck Lemasson. Cette année, ils changent de formule : exit les 6H, place à un trail classique de 27kms et 1560+ avec montée/descente au Connex. Je ne pensais pas participer, mais bon un forfait au Trail de la Côte Roannaise et une fin de mois d'avril assez light, je décide de me rendre avec plaisir à la course afin de faire une dernière bonne sortie avant le Grand Raid 73. Certes, il ne faudra pas se griller, mais bon, je vais surement me prendre au jeu et forcer un peu plus que prévu !

P1010565

 

Le jour J, j'arrive un peu en avance. La première personne que je croise est Alexis Traub... Bon, bah, je ne gagnerai pas encore le Trail de St Georges cette année ! Je vais me changer tranquillement vers l'arrivée, histoire de croiser et de discuter avec quelques connaissances, mais aussi de surveiller l'arrivée de Rémy qui joue le combiné 11+27kms. Argh, on lui avait dit de travailler sa vitesse ce printemps, et voilà qu'il se fait griller au sprint pour la seconde place ;)

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Pas trop le temps de faise causette ou de prendre un gel, il faut déjà retourner sur la ligne de départ. La montée au sommet est compromise à cause d'un fort brouillard. On verra bien. Nos femmes et enfants arrivent à temps pour nous encourager un peu. Et bing, c'est parti ! Comme d'hab, on déboule à 15km/h dans les avenues de St Georges pour montrer qui sont les patrons. Mais voilà, devant, y'a déjà 4 cadors qui s'enfuient bien facilement. Au bout d'un kilomètre, on ne les reverra plus !

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Nous voilà donc avec Rémy et un autre coureur bouclant le tour traditionnel des 6H puis commençant l'assaut du Connex. Rapidement, l'autre coureur décroche, Rémy s'éloigne peu à peu. Je tente de prendre quelques photos, sans grand succès, ça va trop vite ;) Pourtant la vue sur la vallée est jolie. J'aperçois encore Rémy de temps en temps, ça me permet de garder de la confiance. Après de petits single tracks bien sympas en forêt, on attaque la grosse pente.

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Les bâtons sont les bienvenus. L'écart est stabilisé avec Rémy et un gars en jaune derrière. Je fais une pause pipi, le gars en jaune en profite pour me griller. La montée se poursuit, je suis bien chaud et je monte d'un bon rythme. Je vois Rémy et le gars en jaune devant de temps en temps. On approche du ravito et on rejoint une large piste forestière. Mine de rien, un gars en noir, Thierry, s'est rapproché derrière. Il faut donc bien relancer pour maintenir l'écart. Le ravito est là, je fais simplement le plein d'un bidon d'eau et je repars sans trainer. On m'annonce 4ième sur le 27 ! Rémy 1' devant !! Et le gars en noir tout proche derrière !!! Punaise, c'est ça St Georges !!!!!!!!


La piste est large, mais la pente est variable. Je relance donc dès que je peux. Les écarts se maintiennent et le brouillard s'épaissit... Finalement, à un croisement, on est dérouté sur la descente, pas de sommet, le brouillard rend la partie finale trop risquée. Bon, Rémy n'est pas loin devant, le gars en noir n'est pas loin derrière. Il va falloir cravacher. Et je vais cravacher ! Un peu trop peut-être, n'oublions pas le Grand Raid 73 2 semaines plus tard ! Mais bon, comme chaque fois à St Georges, on se prend au jeu et je commence à bien envoyer dans la descente. Et oui, je ne suis pas un bon sanglier en descente, mais là, le chemin est peu technique, je peux donc envoyer un bon rythme. Passé le même ravito (pas d'arrêt), j'aperçois Rémy au loin.

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Je force encore l'allure sur la route et finalement je l'appelle. Il m'attend et on continue ensemble cette folle descente.. Rapidement, on enquille un petit single track en forêt. Et là ça se gatte... Rémy me distance un peu... et je paie  mes efforts pour le rejoindre... Je passe donc en mode gestion tout en gardant une bonne allure. Finalement, je sors du bois, Rémy m'attend à nouveau. On finit les 2 derniers kilomètres ensemble à la troisième place ! Allez Rémy, je suis sympa, je ne sprinte pas ;) Les enfants sont là pour nous accompagner sur les derniers mètres, ils sont hilares

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Yes ! A nouveau une troisième place sur un trail, 2 ans après ma troisième place ici même sur le 6H. Certes, les 2 premiers sont loins devant et les coureurs suivants sont bien dispersés, mais ça fait toujours plaisir de faire une bonne course. La manière et le rythme étaient là, de bonne augure pour le Grand Raid 73 (en espérant avoir suffisamment récupéré...). La journée se pousuivra dans la bonne ambiance coutumière à St Georges ;)

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Points positifs :
- Un podium ! Avec une arrivée partagée avec Rémy !!!
- Un bon rythme en montée
- Un bon rythme en descente

 

Points négatifs :
- J'espère ne pas avoir laissé trop de jus pour la course du 26 mai
- Argh, à St Georges, la remise des prix trainent toujours..

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RDV maintenant dans quelques jours pour le Grand Raid 73... ça va moins rigoler !

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 08:00

Oulala, j’ai failli oublier de faire mon récit du Défi Véllave ! Difficile en ce début d’année de trouver une course avec un format 30-35kms début mars et qui colle avec mon agenda. Mon choix se porte finalement sur ce trail classique de la région stéphanoise, longtemps fief de Julien Rancon. 33kms et 1150+, ce sera une reprise en douceur et une découverte du coin pour la première fois. En plus, je peux compter sur mes amis Fabien et Alain qui connaissent déjà bien la course et qui y retournent cette année.

 

Mais voilà, 2 semaines avant la course, je fais la connaissance avec une grippe/rhume/angine/rhyno/jesaispasquoi qui me met bien à plat ! J’arrive à faire 2-3 sorties sans énergie quelques jours avant la course. Ca reste peu encourageant. Mais bon, on verra le jour de la course si ça passe

 

Le matin de la course, on décolle avec Fabien et Alain, direction la Haute-Loire. Surprise, Alain a droit à un petit test d’alcoolémie au péage… ouf, il n’a pas encore pris de gel ou de boisson énergétique; ) Après un voyage sans encombre, on arrive dans la bourgade de Monistrol sur Loire. Retrait du dossard, pipi, discussions, enfilage de la tenue de sport, discussions, pipi, accrochage du dossard, pipi, … le départ de la course approche et je vais me placer au départ avec les 250 autres coureurs environ

 

Après un peu de discours, le départ est donné et je pars vraiment tranquillement autour de 12-12,5km/h. Les 5 premiers kilomètres sont sans intérêt pour étirer le peloton à travers la ville et des champs. Bien sur, je me fais déborder de tous les côtés. Une petit côte permet de refroidir l’ardeur de certains et de certaines ;) On commence à emprunter de larges pistes forestières entrecoupées par de petits passages en forêt ou le long de ruisseaux. Je suis même à l’aise en descente

 

Les jambes répondent plutôt bien pour l’instant, c’est rassurant mais je ne m’enflamme pas. La séparation avec le parcours du 23kms (qui partait 30’ après) est vite atteinte en un peu moins d’une heure. Puis c’est au tour du ravito quelques minutes plus tard où je ne m’arrête quasiment pas, juste pour prendre 2 trucs à picorer.

 

On rentre alors dans une partie bien plus vallonnée et ludique. Les single track forestiers se multiplient avec toute la panoplie du parfait parcours de trail : sentiers étroits, dévers, montée technique, descente raide, passage d’obstacles et de ruisseaux, … ce n’est pas de tout repos, mais c’est très agréable ! Les relances et les changements de rythme sont nombreux. On rejoint finalement de nouveaux chemins larges où l'allure est plus régulière et je discute pour la première fois avec un coureur venant de Clermont-Ferrand

 

La bifurcation avec le 23kms est vite là et Alain est là sur le côté, il a du abandonner à cause d’une contracture au mollet, dommage ! Le second et dernier ravito se profile, je m’arrête un instant pour remettre un peu d’eau dans le camel-bag. On repart dans la forêt et ses single track amusants, mais patratra ! Ayant rejoint les derniers coureurs du 23kms, je me retrouve dans des petits bouchons qui me font perdre quelques secondes. Ce n’est pas bien grave, mais c’est rageant sur le moment. A l’entrée d’un tunnel, je suis même à l’arrêt pendant une petite minute puis à la sortie, j’arrive à doubler ce flot de coureurs.

 

On longe la Loire, on emprunte un nouveau tunnel avec des escaliers bien raides. Le final est un peu long et c'est un interminable faux-plat montant jusqu’à Monistrol sur Loire. Bizarrement, j’ai encore un peu de jus, tant mieux ! Je cours donc le plus souvent possible et double ainsi une multitude de coureurs du 23kms (entre la bifurcation et l’arrivée, j’estime en avoir doublé une centaine…). Dans Monistrol, surprise, on a le droit à une petite boucle au fin fond du village pour remonter finalement jusqu’au château qui marque l’arrivée. J’en termine donc en 3H21’ à la 57ième place. A ma montre, le parcours fait 33,5kms pour 1150+

 

Première impression : je suis content car je n’ai pas eu de restes de ma grippe. Surtout, je réalise à nouveau une course très régulière, bien gérée, avec une allure constante sur toute la course (voir le graphe). Finalement, c’est une course qui a permis de me remettre dans le bain du trail en ce début d’année et de me rassurer pour la suite de l’année. Bien sur, ce fut aussi une belle journée avec Fabien et Alain, et un bon repas local saucisse-patates-fromage blanc ;)

 

Prochain RDV : le Trail de la Cote Roannaise le 21 avri

Véllave2012

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 15:41
Alala, s'il y a une course qu'il ne faut pas rater au club, c'est bien le cross départemental. Archi-vendue par le coach Jérome, il faut tout faire pour y être et marquer des points pour le club ! Cette année, j'ai bien terminé le mois de décembre (autrement dit, la forme est plutôt là) et un créneau est disponible pour y participer. Ce dimanche 15 janvier, j'arrive donc tel un conquérant au parc Fiancey à St Egrêve. Je suis de suite dans l'ambiance : je tombe sur Julien Chorier, récent vainqueur du Grand Raid de la Réunion. Puis je discute 5 minutes avec Julien Rancon, vainqueur du TTN long, je salue Nicolas Martin, vainqueur du Challenge Salomon, en pleine conversation avec Alexis Traub, la rocket des Gresivaudan Xpress. Bien sur, Damien et Rémy sont là aussi et discutent de leur planning sur le TTN, Thierry ayant préféré jouer la sécurité en allant courir avec les vieux le matin. Même Christian Poigny, mon compagnon de route au TOE pendant quelques heures, est venu se dégourdir les jambes.
Photo0360
(Une brochette de débutants du cross...)
Bref, revenons au sujet du jour : le cross. Comme le dirait le coach Jérome, le cross c'est une histoire de spécialistes, ce n'est pas du tout pour les traileurs... Il est vrai que je suis bien trop lent pour ce genre d'épreuve ;). Après un échauffement groupé du club sur la grande boucle du circuit et un bon repérage des difficultés, je décide donc de me placer en dernière ligne au départ, placement conforme à mon potentiel sur la course. Bing, Edmond est au pistolet et lance les chevaux. Bon dernier au bout de 300m, je me dis que le chemin est encore long, même sur un cross de 9,5kms ! Tout doucement, la machine se met en route, je double 3 prétentieux du CMI, puis grapille place par place sur les deux premières petites boucles. C'est dommage, Cyril du club est un peu juste aujourd'hui et doit décrocher. La belet furette 50m devant, ce point de mire sera intéressant pour moi toute la course, même si je ne le rattraperai jamais !
Cross3
(Ce qui est bien quand on est dernier, c'est qu'on a le temps de saluer la photographe)
(Merci Laura ;))

Sur la première grande boucle, les bosses commencent déjà à se faire sentir... no comment pour le traileur que je suis ;) mais je récupère encore quelques places. Heureusement, la vieille garde, Stéphane, Samuel, Philippe et Jean-Marcel sont là pour m'encourager au bord du chemin. A 2 tours de la fin, je rejoins un groupe de 4 coureurs avec François notamment. Mais voilà, je commence à être juste, la sortie longue de la veille commence à se faire sentir et je n'ai plus de jus pour forcer l'allure et les décrocher après seulement 6kms de course (Rappel : le cross est une affaire de spécialistes). Les minutes sont longues et maintenant, il faut plutôt s'accrocher à eux. La fin se profile, j'ai repéré les tours précédents un petit rondin de bois placé inocemment à 300m de l'arrivée.
Cross5
(La fin approche...)

Tel le joueur de poker que je ne suis pas du tout, je décide de lancer le sprint au passage de celui-ci, on ne sait jamais, le bluff pourrait marcher. Bien sur, mes 4 compagnons sont des coureurs aguerris et finissent par totalement me laminer en me mettant 50m sur ces 300 derniers mètres !!! Bref,  au cross, le bluff, et bien, ça ne marche pas ! Malgré cette fin tragique, je pense avoir fait une bonne séance de seuil pendant ce cross ;) 67ième en 39'21"... Comme l'a dit Damien, pour pas mal de monde, le temps correspond à une marque sur 10kms. Et bien, c'est pas mal du tout pour moi ! Surtout, ce fut une belle après-midi avec les copains, plein de rencontres, avec du beau temps et un chouette parcours bien ludique. Maintenant, finies les conneries, on passe à la saison de trail ;)
Cross7

(Y'avait de sacrés bosses dans ce cross...)

Par Christophe - Publié dans : Christophe récits de course
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 08:00

L'année 2011 a déjà été très belle au niveau des courses et du plaisir, avec l'apothéose du TOE fin juillet. J'ai repris tranquillement l'entrainement début septembre, la forme est revenue petit à petit et je me dis qu'une petite course à l'automne serait bien pour clôturer la saison. Après avoir épluché le calendrier trail pourtant très fourni et suivant mes dispos et mes envies, mon choix se porte sur le tout nouveau Trail de Corps. 21kms et 1200+, ça reste tranquille et puis Thierry sera là pour assurer sa seconde place au Challenge des Trails du Sud-Isère. Enfin, le Trièves est un superbe coin que je connais trop peu, surtout sous le soleil ;)

 

Je ne vais pas me lancer dans un grand récit, la course a été plus que correcte vu ma préparation. La montée a été difficile, à cause de la fatigue des jours précédents et d'un début de rhume, j'ai donc beaucoup marché. Par contre, la descente a été bonne avec un final très percutant où j'ai récupéré 4-5 coureurs. Au final, je termine 17ième en 2H17, assez loin tout de même de Jean-Charles Sénac, la rocket du jour qui boucle le parcours en 1H45 !!! Thierry a quant à lui assuré une 10ième place en 2H11 et il a surtout confirmé sa seconde place au challenge. Bravo Thierry !!!

 

Pour une première, l'organisation a été un peu débordé le matin pendant les inscriptions mais par la suite tout a été parfait avec des bénévoles bien sympas. Le parcours est magnifique avec des paysages grandioses et une vue sur l'Obiou exceptionnelle. Le terrain n'était pas technique et tout s'est terminé par un repas très convivial sous le soleil ;) RDV maintenant en 2012 pour de nouvelles courses et de nouvelles aventures !!!

 

Allez c'est parti pour quelques photos...

 

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Départ cool pour une fois

(Crédit photo : organisation)

 

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On sort de la première partie raide... 

 

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  ... pour un petit répit sur l'herbe

 

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  C'est chouette l'automne

 

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  Ca envoie un peu sur la route en descente

 

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  On rattaque fort le chemin du calvaire

 

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  Quelques habitations...

 

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  Mais où est Thierry ?

 

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  Ca suit bien derrière...

 

S5000490Oui, le Trièves est un superbe coin 

 

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  On approche du sommet et de Notre Dame de la Salette

 

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  La descente commence, on va attaquer un peu (enfin, c'est relatif ;))

(Crédit photo : organisation)

 

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  Il est fier notre Thierry !!! 

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  Une belle journée d'automne qui se termine...

Par 3D Trail - Publié dans : Christophe récits de course
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 08:00

Le Tour de l'Oisans, une course magique mais très difficile.

Il y a quelques mois, je ne pensais pas la faire car j'estimais que c'était bien trop costaud pour moi. Mais voilà, les circonstances ont fait que je suis sur la ligne de départ en ce mercredi 27 juillet 2011 pour 180kms et 12000+ annoncés, rien que ça ! Quand on regarde le profil, ça donne le tournis ! (N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en gros plan..).

toe-profil

 

(pfff, ça envoie du gros !!!)

 

Dans la programmation de ma saison, j'ai finalement maintenu l'Aravis Trail 1 mois plus tôt avec les copains Damien, Christophe D. et Guitoune. Cette épreuve était costaude également avec 110kms et 7000+ sur 2 jours et 3 étapes, mais je l'ai abordé en mode "entrainement" pour mieux l'encaisser et m'en servir comme d'un week-end choc. Ensuite, j'ai pris un peu de repos, j'ai réalisé un petit cycle d'entrainement de 12 jours assez intéressant avec notamment une dernière sortie de 6H pour repérer le Col de la Muzelle et Cote Belle. Les 10 derniers jours avant la course ont été concentré sur le repos pour éviter la même erreur qu'en 2008 à l'UTMB où j'étais arrivé un peu fatigué.

J'arrive aux 2 Alpes le mardi après-midi, il y a une bonne ambiance dans la station, mais c'est surtout grâce aux skieurs et aux VTTistes. Je retire mon dossard, retrouve quelques amis et connaissances, puis assiste au briefing, assez sobre : météo plus clémente que prévue, parcours difficile et technique par endroits, et surtout il faut finir ! Arnaud y tient !!!
Je vais ensuite terminer mes préparatifs : j'opte pour le collant long au lieu du short à cause de la météo fraiche, je choisis aussi la sécurité avec mon sac 11L au lieu d'un choix risqué avec un sac 5L. Ces 2 choix se révéleront très judicieux !

La nuit se passe plutôt bien, même si je me réveille régulièrement et à 6H du mat, pas besoin de réveil pour me sortir du lit ! Oulala, 180kms et surtout 12000+ nous attendent, le stress et la boule au ventre se ressentent, j'ai un peu la nausée et je mange donc très peu. Ca commence mal ! Allez hop, j'enfile ma tenue de gala, je pars retrouver mon ami Patrick Merveilleau qui loge à 100m, puis on file au départ avec les 250 autres valeureux traileurs. Je retrouve Guillaume et toute sa clique, mais aussi Nico. On va se placer dans le sas avec un peu d'appréhension pour moi tout de même.

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(Vous avez le sourire crispé les gars !)


Section 1 : Les 2 Alpes - Col de Cluy, 12kms et 915+/770-  pour 1H56' (6,2 kms/h), arrêt 2'
Après quelques mots d'Arnaud le patron de la course, le départ est donné et en fait, je suis un peu coincé en fin de peloton. Rien de grave, je trotinne tranquillement avec Nico et Patrick pour traverser la station sur le bas des pistes de ski. Pour l'instant, tout va bien, on a juste fait 1km, le plus facile ;), il y a quelques spectateurs. Très vite, on aborde la première descente et Nico s'envole déjà vers une grosse perf (10ième en 38H30, un grand bravo à lui).

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(Ca descend facile, pour l'instant) 

 

Les coureurs ne sont pas trop excités en ce début de course et je peux donc descendre à mon rythme, sans forcer. Le chemin est assez agréable, sans difficulté et en sous-bois. Le Fresney en Oisans passé, on attaque la première montée au Col de Cluy, au train, sans se mettre dans le rouge. Très vite, un groupetto se forme. Avec Patrick, on le suit sans se mettre dans le rouge. A la faveur d'un replat à mi-montée, on en profite tout de même pour doubler tout ce petit monde et être plus à notre "rythme". Ca y est, la première averse fait son apparition et on n'hésite pas : on enfile le coupe-vent ! Le col est atteint sous une pluie fine, je refais le plein d'eau (j'étais parti assez léger pour gagner quelques grammes au départ) et je mange 2-3 trucs. Le patron Arnaud est là pour nous encourager, et Arnaud, il parait qu'il n'y aurait pas trop de pluie ;)

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(Oh le joli barrage !)


Section 2 : Col de Cluy - Besse en Oisans, 12,8kms et 540+/800- pour 1H44' (7,3 kms/h), arrêt 8'
On bascule dans une descente assez facile, un chemin large en fait qui ne dure pas très longtemps, la pluie s'arrête aussi. Sur le faut-plat montant qui suit, on se fait rattraper par Georges Galle, un très bon coureur qui connait le coin. Patrick et lui se connaissent bien et on décide de rester un peu avec lui, ça pourra servir ;). On alterne marche et course dès que possible jusqu'au Col de Sarenne.

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(Ca monte doucement, et toujours des nuages !!!) 

 

Georges nous annonce alors une descente assez technique, le brouillard est là, on fait donc très attention sur cette portion assez caillouteuse et glissante. Je préfère me mettre un peu en retrait pour ne pas me griller, mais j'arrive à suivre le rythme. On arrive alors au magnifique village de Clavans le Haut, la fin de la descente est plus facile dans la forêt. La petite remontée jusqu'au village de Besse est assez ludique, je suis assez facile.

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(Allez Patrick, Fifi nous attend au ravito) 

 

Au ravito, on retrouve Gabrielle, Timothée et mes beaux-parents, tout va bien !

TOE-2011 8151(Non non Timothée, le ravito c'est pour papa ;))

 

Section 3 : Besse en Oisans - Les Terrasses, 16,2kms et 990+/770- pour 2H37' (6,2 kms/h), 83ième, arrêt 10'30"
On repart du ravito avec Patrick et Georges. On trotinne légèrement sur 2kms avant d'attaquer le Col Nazié. Georges monte sur un bon rythme, je me cale sur lui, il a de l'expérience l'ancien ! Mine de rien, on commence à doubler quelques concurrents, c'est bon signe.

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(Un petit village en pierres) 

 

Petit à petit, on rejoint aussi le brouillard, décidément la météo n'est pas si clémente ;) Le "faux" col Nazié passé, la portion jusqu'au Col du Souchet est une "formalité" dans les pas de Georges. Je suis bien, je n'ai pas l'impression d'avoir trop forcé pour l'instant et le plateau d'Emparis s'ouvre à nous désormais ! C'est chouette mais il faut être plus vigilant désormais : le chemin est un véritable champ de boue et les glissades sont nombreuses !!!

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(Il fait beau et le chemin est dégagé sur le plateau d'Emparis ;))

 

Patrick chute même à 2 reprise, ce qui réveille sa vieille douleur au genou. Sur la fin du plateau, la pluie commence à tomber. Georges part dans la descente sur le Chazelet, je préfère attendre Patrick et assurer la descente glissante. La pluie se transforme en véritable déluge et on arrive complètement trempé au ravito des Terrasses... le spectre des conditions dantesques de la CCC2010 se profile, Gabrielle fait grise mine mais pour l'instant, je suis encore bien physiquement donc mon moral est au top ! Patrick commence à souffrir par contre suite à ses 2 chutes.

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(Que d'eau, que d'eau !!!)


Section 4 : Les Terrasses - Mônetiers, 27,5kms et 1030+/1330- pour 4H09' (6,6 kms/h), 68ième, arrêt 26'
Le déluge n'a pas cessé et à la sortie du ravito, c'est "surf à Hawai". En effet, la piste de 3-4m de large est une véritable patinoire, on glisse littéralement sur des dizaines de mètres pour arriver à la Grave. J'en profite même pour me faire une belle chute sans gravité sur 5m ;). On traverse la route nationale puis on enquille un petit passage en forêt pour contourner Villar d'Arêne. On a 2-3 hésitations sur le chemin à prendre sur des carrefours, mais pas d'erreur ouf ! La pluie cesse enfin, je suis toujours à l'aise mais Patrick commence à trainer un peu dans les petites relances et dans les descentes. Je me détache un peu puis je l'attends. On est alors rejoint par 2 autres coureurs qui viennent de nous rattraper par une large piste plate. Cette piste sera longue, je trotinne un peu avec les 2 coureurs, Patrick est laché, il ne peut plus courir avec son genou. Juste avant le Pont d'Arsine, on hésite sur le chemin, Patrick en profite pour recoller. Je lui demande si ça le dérange si j'accroche les 2 coureurs, il me dit de filer et je ne le reverrai plus. Il finira en gèrant, un peu déçu et gêné par son genou, en 63H : bravo, ça reste une belle perf Patrick !

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(A l'attaque du Col d'Arsine !, euh, de l'autre côté bien sur)


Je continue mon chemin avec mes 2 nouveaux compagnons, le chemin est raide mais pas technique. A la faveur d'un replat, je les distance pour doubler à nouveau 3-4 concurrents dont la 4ième féminine qui semble souffrir un peu. La montée au Col d'Arsine se fait sans soucis et je bascule dans la longue descente vers Mônetiers : le bénévole m'annonce 10kms, rien que ça ! Très vite, cette descente apparait technique et caillouteuse, je gère donc mon rythme en alternant course sur les parties faciles et marche sur les parties plus lentes.

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(C'est joli la fonte des neiges...) 

 

Je rejoins encore d'autres coureurs dont le premier coureur à avoir fait le tour 20 ans plus tôt, Philippe Delachanal, Monsieur Courir et Découvrir. La fin de la descente est plus cool en forêt avant d'arriver au Casset et ses 3kms de plat jusqu'à Mônetiers. Cette portion a été longue ! Heureusement, un petit groupe de 5-6 coureurs se forme avec notamment Loic et Jeff les potes de Guitoune. On discute un peu, une pluie fine tombe à nouveau et on arrive enfin au gymnase de Mônetiers.
Gabrielle, Timothée et mes beau-parents m'attendent une dernière fois. Ils ne sont pas rassurés par le temps, toujours aussi médiocre ! J'en profite pour me mettre au sec de la tête au pied, pour manger un peu de pates/jambons et un bol de soupe (monumentale erreur !). Puis il est déjà temps de repartir

TOE-2011 8159(Un véritable athlète !!!)


Section 5 : Mônetiers - Vallouise, 21kms et 940+/1250- pour 3H25' (6,1 kms/h), 55ième, arrêt 27'30"
Je repars en compagnie d'un groupe de 6 coureurs. Très vite, on attaque le Col de l'Eychauda par une montée régulière en forêt. 3 coureurs se détachent devant, 3 coureurs sont lachés et moi je me retrouve seul au milieu des 2 groupes ! Toute la montée, j'aurai le groupe de 3 coureurs en visu 3' devant. Impossible de les accrocher... Je me sens bien moyen durant cette montée, c'est en fait la soupe de légumes en brique qui ne passe pas bien et qui me torture un peu le bide. Je ne m'affole pas, je monte à mon rythme en conservant le groupe en point de mire. Le col est finalement vite atteint et la nuit va tomber bientôt. 50m après le col et à l'abri du vent, je remets mon coupe-vent et je sors la frontale pour la nuit même si on y voit encore très bien. Puis j'attaque franchement la descente, après 1-2 hésitations qui me trempent les pieds, zut !!! La descente se passe bien et je reviens tour à tour sur les 3 coureurs. Il faut dire aussi qu'ils vont attendre de ne plus rien voir pour sortir la frontale. Arrivé sur un chemin plus large, je me retourne : il n'y a que 5 frontales qui serpentent la descente du col, c'est très joli, mais ça change de l'UTMB avec ses kyrielles de lumière ;)

(Pas de photo, il fait trop nuit ;))


Le chemin jusqu'à Vallouise est ensuite très facile, quoique un peu longuet et alternant avec la route. J'ai de bonnes jambes et j'arrive à relancer assez souvent jusqu'au ravito. Il y a du monde dans la salle ! Je remarque tout de suite Irina Malejonock et Martine Volay. C'est un bon point de repère, je ne suis pas si mal ! Très lucide, je refais le plein de mon sac, mange à nouveau pates et jambon, mais pas de soupe cette fois ;) Le patron Arnaud est là et vient me donner quelques conseils précieux : se mettre au sec, s'habiller léger pour repartir puis mettre les couches au fur et à mesure de la montée, ne pas hésiter à dormir à Pré Chaumette... Un groupe avec Irina à sa tête se prépare à repartir, je me joins à eux pour affronter un gros morceau de la course : le Col de l'Aulp Martin.

Section 6 : Vallouise - Refuge de Pré Chaumette, 26,1kms et 1650+/1000- pour 5H57' (4,4 kms/h), arrêt 56'45"
On entre dans le vif du sujet. Pour le boss Arnaud, la course commence à la Chapelle en Valgaudemar, pour moi, elle commence ici. On repart donc de Vallouise à 4, Irina Malejonock en tête et avec une fluidité incroyable. Le début de la montée est interminable sur la route qui mène à Entre les Aygues. Heureusement, je discute beaucoup avec Irina et le temps (et les kms) passe plus vite. Nos 2 compagnons décrochent souvent, ils font un peu le yo-yo. La route terminée, on attaque franchement le chemin et nous ne reverrons plus nos 2 compagnons. Irina mène un bon train, j'essaie de la suivre, heureusement, elle se freine un peu pour moi ;) Après une longue traversée caillouteuse, on attaque la montée finale. On s'est bien rapproché de 2-3 frontales devant mais je sens mes forces me quitter peu à peu. Je dois donc me résigner à la laisser filer définitivement. J'ai de plus en plus de mal à monter : la fatigue ? l'altitude ? le froid ? je ne sais pas trop ce qu'il m'arrive. Au col, j'aperçois la frontale des bénévoles qui clignote, mais bon, je m'en rapproche très doucement :( Les derniers mètres sont un véritable calvaire et je dois finalement m'arrêter pris de spasmes : je vomis alors tout ce que j'ai dans le bide ! Arh la galère... Heureusement, le col est en fait juste 50m plus loin et les bénévoles sont aux petits soins pour moi et me donnent un anti-vomitif. Pour eux, j'ai du faire une petite intoxication au sucre couplée avec le froid et je pense qu'ils ont tout à fait raison !


Je ne m'attarde pas au col et je file vers le Pas de la Cavale. Les jambes reviennent légèrement, mais le ventre vide, je me sens bien moyen. La descente vers le refuge commence, elle est très caillouteuse et très technique. Je fais super attention car je me sens bien moins vigilant. J'arrive tout de même à doubler 2-3 concurrents, dont Sylvain Bazin qui est dans le flou complet, je ne comprend rien ce qu'il me raconte ! Durant le descente, je me décide pour faire une sieste au refuge : pour reposer mon ventre, éviter un peu de nuit et surtout me reposer et retrouver un peu de vigilance. Je me fixe une limite de 3H de sieste.
Arrivé enfin au refuge, je croise à nouveau Irina et Martine et on m'annonce qu'il n'y a plus de lits disponibles ! Gloups !!! J'arrive à manger quelques chips et je vais m'allonger sur un banc en bois bien dur au fond du refuge. Seulement 40' plus tard je me réveille, frais comme un gardon ! Enfin presque... Disons que je me sens mieux. Il fait maintenant jour, je mange encore un peu de chips et je reprends le chemin de la Chapelle, content d'avoir finalement limité ma pause.

Section 7 : Refuge de Pré Chaumette - la Chapelle en Valgaudemar, 17,1kms et 1220+/1930- pour 5H31 (3,1 kms/h, le footpod a eu quelques soucis je pense), 39ième, arrêt 34'30"
2 coureurs partent juste devant moi mais je ne peux pas les accrocher, je me suis un peu refroidi. Avec le lever du jour et un ciel bleu (enfin), la montée est très agréable sur ces sentiers de montagne. Finalement, je rattrape un des coureurs partis devant moi, Christian Poigny du CMI Tullins, qui s'est arrêté au niveau de Sylvain Bazin toujours à l'agonie. On poursuit la montée tous les 2 et on en profite pour faire connaissance : il connait bien Damien des 3D Trail, ça tombe bien, j'en fais parti ;) Il est venu repérer le Col de la Valette quelques jours plus tôt, il mène donc l'allure comme un chef.

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(Oouah, c'est chouette ! Christian, lèves la tête) 

 

On se permet même de doubler 3-4 concurrents qui faiblissent un peu. Au col, la vue est superbe : on peut enfin profiter des paysages et du spectacle. On aperçoit le Col du Gouiran en face.

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(Et oui, on va en face...) 

 

Après une petite descente sans soucis, un passage de névé, la petite remontée à ce col est une formalité derrière Christian ;) Au sommet, même plaisir, même spectacle, on devine le Col de Vallonpierre un peu sur la droite. Là aussi, on redescend un peu avant de s'enquiller le col par un chemin en lacets. Nous avons mis 2H30 depuis le refuge, c'est pas mal et je suis totalement rassuré sur mes sensations après ma sieste. Mais voilà, une longue, très longue descente de près de 20kms et 1700- nous attend. Christian a mal au genou et me laisse filer rattraper Nicolas Miguet. Là aussi, je gère bien la descente, plutôt tranquille pour éviter de me faire mal ou de me griller. Le refuge de Vallonpierre est chouette et on découvre une mer de nuage sur la vallée.

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(Prêt à plonger sur la Chapelle !) 

 

Je regarde mon road-book, il reste près de 2H avant la Chapelle et je n'ai quasiment plus d'eau. Je tente alors le pari de remplir ma poche à eau dans un ruisseau... Dans cette descente interminable, on fait l'accordéon entre Christian, Nicolas et moi. On se passe, on se double, on se repasse, mais le chemin difficile et la fatigue aidant, on marche plutôt beaucoup. La dernière portion sur la route de quelques kilomètres est interminable et j'en profite pour appeler Gabrielle pour la rassurer et Damien pour lui annoncer mon arrivée.


J'arrive enfin au ravito après plus de 3H de descente, Damien est à fond ! Content de me voir, il me trouve plutôt bien par rapport aux coureurs précédents. Il va m'accompagner sur cette dernière portion difficile de 48kms et 4500+, c'est mon pacer de luxe !!! Je retrouve à ce ravito Martine Volay, mais surtout Pierre-Henri Jouneau, un très bon coureur grenoblois. Ouch, ça veut dire que je suis toujours dans le bon tempo finalement, malgré ma pause de 40' ! Pendant que j'en profite pour me faire soigner mes ampoules sous les 2 pieds (merci à l'humidité) par 2 podologues extra, Damien est aux petits soins pour moi en me refaisant mon sac et en m'apportant de quoi manger et boire. Bonne surprise aussi : l'ami des 3D Trail, Manu Gamain va également m'accompagner sur cette dernière portion, son coureur ayant abandonné assez tôt dans la course. Je me sens toujours aussi bien et je décide donc de lever le camp avec mes 2 compères.

IMGP1968(T'es prêt Damien ? Moi je suis presque à fond...)


Section 8 : La Chapelle en Valgaudemar - le Désert de Valjouffrey, 21,4kms et 1520+/1350- pour 4H55' (4,4 kms/h), arrêt 8'
On débute par une petite portion de route descesdante bien longuette sous un soleil de plomb, ça change mais ça ne durera pas !!! Je me force à courir 2-3 fois, mais bien vite, je me remets à marcher. Il devient difficile de courir même en descente et puis le gain de courir n'est pas si grand. On attaque un gros morceau : le Col de Vaurze. Damien imprime le rythme autour de 500-600m/h je pense. J'ai du jus, ça passe bien et on progresse vite.

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(Mes pacers de luxe me trainent)

 

J'ai d'autant plus le moral qu'on double Martine Volay, Pierre-Henri Jouneau et 2-3 autres concurrents.

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(Ca chauffe sur les sentiers et on double dans tous les sens)

 

On croise aussi Caroline, la femme de Damien, qui redescend après avoir accompagné pendant 2H l'ami Guitoune. Le refuge des Souffles est atteint en 2H justement et le temps devient menaçant : merci Damien pour ta guigne !

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(On se rapproche du refuge, et du mauvais temps :()

 

Mes pacers sont aux petits soins pour moi : Damien m'ouvre une pate de fruit, Manu m'aide à mettre mon coupe-vent, trop cool la vie de coureur ;) S'en suit une longue traversée, avec des passages particulièrement aérien.

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(Heureusement qu'il fait jour...) 

 

Puis on termine l'ascension dans le brouillard, sous la pluie et avec 2-3 coups de tonnerre. Au col, c'est la tempête !!! Le bénévole passe 2 yeux depuis sa tente pour nous pointer et on ne tarde pas pour se mettre à l'abri dans la descente.

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(Merci Damien, ça fait longtemps qu'il n'avait pas plu !)

 

Le début de la descente justement est très très raide... la suite est bien plus difficile que je ne pensais avec beaucoup de cailloux... je suis donc obligé de marcher.

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(Tous à l'abri !!!) 

 

La descente est longue mais en arrivant sur le Désert, c'est une bonne surprise car mon beau-père et l'oncle de Gabrielle sont là pour m'encourager, ça fait du bien !

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(Fin de la descente, on fait semblant de courir pour les photos ;))


En plus, c'est le phénomène Rodio qui tient le ravito. Il ne me donne ma cote provisoire, il me pointe simplement ;) Par contre, il a mangé tout le saucisson !!!

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(Punaise ! Qui c'est qui a piqué tout le saucisson ???)

 

Section 9 : Le Désert de Valjouffrey - Valsenestre, 11,6kms et 1020+/980- pour 3H02' (3,8 kms/h), arrêt 21'
Après quelques minutes, on reprend le chemin pour affronter Cote Belle, une montée peu technique mais assez raide. Damien m'ouvre toujours le chemin, Manu ferme la marche de notre petit groupe.

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(En route pour Cote Belle,  attention, ça va fumer ;))

 

Je me sens bien et de suite, on prend un rythme assez élevé pour quelques minutes, puis je fais une petite pause.On répète l'opération plusieurs fois, Manu fait un peu le yo-yo, il a un petit passage à vide. On se rapproche bientôt de 2 coureurs, mais finalement on ne parviendra pas à les rejoindre avant le col atteint en 1H44'.

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(C'est toujours aussi chouette, mais bon, on aura encore un orage au sommet !!!)

 

A partir de là, je connais le chemin mais j'ai du mal à courir dans la descente. C'est plus difficile que 2 semaines plus tôt en reco ;) Le chemin est très glissant, on essaie de faire attention, on utilise les batons, on s'accroche où on peut.

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 (Superbe passage dans les shistes, comme d'hab, j'attend mes pacers qui trainent un peu...)

 

On guette aussi mon club de supporters, Rémy et Thierry en fait, qui devraient venir à ma rencontre. Finalement et après avoir à nouveau croisé Irina, il faudra attendre la portion finale d'approche vers le village pour les rejoindre. C'est la liesse entre la corne de brume, les encouragements, même Caroline est encore là ! Ca fait très chaud au coeur d'être tout le Team 3D Trail au complet pour mon aventure... Merci les gars !!! On file tous ensemble au ravito où mon beau-père et l'oncle de Gabrielle sont aussi présents pour me soutenir. Tout ce monde pour moi, c'est cool ;) Je ne veux pas trop trainer car une fois parti, ça voudra obligatoirement dire l'arrivée !

P1070131(Le Team 3D Trail au grand complet !!!)

Section 10 : Valsenestre - Vénosc, 17,7kms et 1370+/1710- pour 5H32' (3,2 kms/h), arrêt 6'30"
Allez, on attaque le fameux col de la Muzelle que j'ai déjà fait à maintes reprises. Après avoir été refait en début d'été, je trouve qu'il a perdu un peu de son charme. Mais bon, éviter cette pente de 41% dans le shiste après 165kms et dans la nuit, c'est un confort appréciable ;) Par contre, pendant la montée, je me sens moyen. 2 coureurs nous doublent aisément. Damien emmène bien sur tout le monde, mais j'ai du mal à suivre, je trouve le chemin plus pentu que prévu :( surement la fatigue... A 5 sur le chemin, on fait un sacré raffut, Thierry étant bien sur et comme à son habitude le plus volubile ;)))) Mes 2 pacers supplémentaires nous accompagnent pendant 2H pour arriver juste au départ du "nouveau chemin". Un grand merci à eux, c'était un grand moment ! Cette portion de 300+ sera très dur pour mes 2 pacers et moi : il fait nuit noir, on ne distingue pas le col, il y a un peu de brouillard. Damien est aussi un peu barbouillé à cause de la soupe bue à Valsenestre. Tiens, ça me rappelle quelqu'un ;) Ouf, le col est enfin passé après 2H30 d'effort et on plonge dans la descente et un épais brouillard. Damien est venu aussi repérer quelques jours plus tôt, il trace tout droit dans le gros névé ! Mais bon, à la sortie du névé, on loupe le cairn et s'en suit une  longue hésitation de 10-15' sur le chemin à suivre. Damien jardine un peu pour trouver le chemin, je n'ai pas trop envie de passer pas la cascade mais plutôt par la droite, Manu sort la carte, la bonne carte voyons Manu ! Le chemin est en fait un peu plus haut sur la gauche, ouf ! Après 1H de descente depuis le col, au refuge de la Muzelle, bis repetita, on jardine un peu, on sort la carte et on file à gauche. Je me retourne : pas une seule frontale à l'horizon. La descente sur Bourg d'Arud est alors interminable !!! Difficile, technique, caillouteuse, piègeuse, c'est un véritable chemin de croix. Le chemin est pénible tout le temps, sans aucun répit. Sur la fin, on se paie quelques glissades. Bourg d'Arud est bien sur désert, on traverse le pont et on remonte sur la route vers la salle polyvalente de Vénosc ou nous attendent 2 bénévoles courageux en pleine nuit. Pour la première fois, je sens que mes jambes durcissent, je force donc mes compères à repartir vite. En plus, il ne reste que la montée finale !

S5000467(Ouf, y'a du saucisson et du coca !)


Section 11 : Vénosc - Les 2 Alpes, 5.2kms et 710+/20- pour 1H27' (3,6 kms/h)
On attaque la montée par la traversée du village de Vénosc, très joli avec ses rues en pierre. Puis c'est au tour du chemin, bien raide. Je suis surpris car je sens que je monte vite, trop vite. Je dis à Damien de calmer le jeu au risque d'exploser. Ca serait bête si près du but. On poursuit donc cette montée raide mais régulière, entrecoupée de quelques pauses. Ca commence à sentir bon, on savoure donc un peu ! On débouche aux 2 Alpes...et on file vers le bas des pistes de ski pour un tour de la station nocturne. Le froid est là, je suis obligé de m'arrêter mettre une polaire. Allez courage, plus que quelques mètres, Manu nous indique la salle d'arrivée. Yes ! Et cerise sur le gateau, Gabrielle est venue m'attendre avec Timothée. Yes Yes Yes ! Je lève les bras au ciel, c'est trop bon !!!!!!

TOE-2011 8167

 (Eh les gars, vous pouvez éteindre vos frontales, on est arrivé ;))


C'est un bonheur immense qui m'envahit, de retrouver ma famille, d'avoir fini cette aventure avec 2 amis, d'avoir réalisé le tour avec de bonnes sensations et beaucoup de plaisir !!!! Pas la peine d'en dire plus, c'est une course à vivre au moins une fois dans sa vie... et je suis allé au bout !
TOE-2011 8173

(Une petite signature pour la postérité...)

 

Bilan :
- 189kms, 12000+ et donc 12000- au compteur en 43H31' (3H20' de pauses cumulées), 540m/h en montée et 800m/h en descente de moyenne
- 29ième sur 164 finishers et 242 coureurs au départ

IMGP1985

(au milieu de nul part...)

 

- 3 paires de chaussures et de chaussettes, 2 collants longs, 3 t-shirts, 2 coupe-vents et 1 polaire utilisés pendant la course
- une course magique et technique avec un parcours magnifique, des passages de fou à certains cols, une météo capricieuse, de superbes rencontres avec d'autres coureurs (Patrick, Georges, Irina, Christian, Nicolas pour les principaux)

Profil-perso(ouah, ça a envoyé du gros...)

 

Remerciements :
- Gabrielle et Timothée pour leur amour et leur soutien de tous les jours
- Mes 2 pacers, Damien et Manu, pour m'avoir accompagné et encouragé pendant les 15 dernières heures de course
- Mes beaux-parents, Caroline, Rémy et Thierry pour leur assistance et leurs encouragements pendant la course
- Ma famille et mes amis qui m'ont soutenu avant, pendant et après la course par un petit mot ou par un petit message
- et surtout Arnaud, l'équipe de SMAG et tous les bénévoles pour nous avoir proposé cette course incroyable !!!

TOE-2011 8175(allez, au dodo !!!) 

Par 3D Trail - Publié dans : Christophe récits de course
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