Saintélyon 2013 : le parcours

Le parcours de cette épreuve a la particularité de ne pas ou peu changer au fil des années. Et oui, mais cette année, c'est les 60 ans et le parcours est remanié à 40% ! Voici un petit descriptif de ce parcours inédit ! (merci à URW et Endurance mag pour les infos)

Profil-copie-1

Le départ sera donné traditionnellement au Parc Expo de « Sainté » à minuit pétante. Les premiers kilomètres permettent d'étaler le peloton de près de 6000 coureurs solos et des centaines de relais sur une très large route ! Toutefois, si vous souhaitez réaliser un bon classement, il est bien sûr préférable de bien vous placer avant le coup d'envoi (au moins 30 minutes avant le départ), car sinon vous perdrez un peu de temps à trouver votre allure. Les 6 premiers kilomètres sont rapides et permettent de se placer mentalement dans la course. Au fur et à mesure, on s'éloigne de la ville et de l'animation. Les lumières faiblissent et le silence devient plus pesant.

Le tracé devient ensuite  plus étroit, mais toujours sur bitume. Cela devient moins en plus roulant, puisque la pente est un peu plus forte, même si cela reste "facile" de courir sans y laisser trop d'énergie. C'est ensuite une succession de petites routes et de chemins sans réelles difficultés. Il faut toutefois rester sur ses gardes, le sol pouvant être boueux par endroit. De plus, certains passages doivent être gérés avec retenue car il est facile d'y laisser plus d'énergie que nécessaire (énergie qui fera peut-être défaut quelques heures plus tard sur le final). Cette portion vous mènera rapidement au premier point de contrôle de St Christophe-en-Jarez. Vous y trouverez un ravitaillement fourni, vous avez déjà parcouru 16km (fin du premier relais). A la sortie du poste, quelques petites marches vous serviront de test de fraicheur musculaire

 

Passé Saint Christo, on va plonger dans l’inconnu pour la plupart. Le tronçon 2  a en effet été modifié à 75%, pour passer au plus près du parcours original des premières éditions, sur le haut de la vallée. Seul a été conservé le passage sur les crêtes entre la Croix de Bicoury et les Hauts de Moreau. Les coureurs emprunteront ainsi, entre autres, la descente de Plein Pot (véridique), qu’il ne faudra surtout pas descendre plein pot si l’on veut aller loin, et la longue traversée du Bois des Feuilles. C'est ensuite une portion descendante qui vous mènera jusqu'au prochain gros poste, celui de Sainte Catherine. Cette descente, entrecoupée de 2 petites bosses mineures, sera exclusivement sur chemins et pourra être assez boueuse par endroit. il faudra donc la négocier avec prudence, la partie en sous-bois sera surement parsemée de feuilles mortes masquant quelques pièges.

 

Vous retrouverez ensuite un peu de bitume. Ce sera le signe que le ravitaillement approche. Sainte Catherine est le point du parcours le plus animé, beaucoup de relais (à 2 ou à 4) attendent à cet endroit et la SaintExpress y est parti un peu plus tôt. De plus, mentalement, c'est environ la mi-course (alors que c'est quasiment le tiers en temps d'effort) et bon nombre de coureurs s'y attardent un peu plus longtemps pour faire le plein. Le remplissage en eau n'y est donc pas facile, et nous vous conseillons d'effectuer votre plein hydrique au prochain point, 11kms plus loin (il faut donc aussi prévoir le ravitaillement précédent en conséquence).

 

Cette portion, principalement composée de chemins, s’allonge pour cette édition anniversaire, passant de 9 à 11, 3 km et gagnant  au passage 100 m de denivelé positif et négatif. Un crochet presque inédit (un seul passage en 1973) par Saint-André la Côte avant de redescendre sur le ravitaillement de Chaussan/Saint Genoux permettra de découvrir la descente du bois des Marches, où comme son nom l’indique, il faudra lever le pied et les pieds. Mais la sensation de cette nouvelle portion concerne surtout le mythique bois d’Arfeuille qui sera emprunté dans le sens de la montée. Une belle façon de fêter le 40eme anniversaire de ce tronçon technique emprunté pour la première fois en 1973 par les coureurs de la Saintélyon, qui fouleront ce fameux sentier à la montée les années d’alternance. Une seule fois en quarante an, la Saintélyon délaissa le Bois d’Arfeuilleau profit du…Bois des Marches.


La route qui suit ne vous encouragera pas à retrouver une foulée très aisée, car il s'agit d'une petite ascension de plus de 100m de dénivelé. Mais une fois en haut, vous avez 11kms de descente continue. Cette portion alterne bitume et chemins, mais reste très roulante et très peu technique. Il faut donc y courir à un bon rythme, sans pour autant se laisser emporter par l'euphorie, car il est possible de se "cramer" en voulant récupérer du temps dans cette partie "facile".

 

Avant la fin de cette longue descente vous traverserez le ravitaillement de Soucieu-en-Jarrest (dernier relais) où il n'est pas nécessaire de s'arrêter trop longtemps. Quelques gorgées de liquide et deux poignées de solides devraient suffire. La descente se poursuit encore environ 3kms et vous devrez ensuite affronter une petite bosse sur chemin. C'est à partir de là que votre temps final de course peut se jouer : vous pensez avoir fait le plus dur (ce qui est vrai sur le papier avec 55kms au compteur), mais il reste tout de même une vingtaine de kilomètres et quelques petites ascensions plutôt casse-pattes.

 

Au chapitre des nouveautés : un fait exceptionnel cette année, les organisateurs proposent de traverser le fameux Garon par une nouvelle passerelle : la passerelle du Chabran, là aussi pour coller au plus près au parcours des premières éditions. Les coureurs emprunteront une descente en lacets pour y accéder, avec une vue imprenable sur le cordon lumineux qui vous précède. La remontée est moins raide qu’auparavant mais pas si simple à négocier, elle nous amène vers le goudron et la lumière à l’entrée de Chaponost. La suite est plus connue jusqu’à Beaunant. Ce dernier ravitaillement est situé à … 5 km de l’arrivée. 5 de moins que d’habitude. Capito ? Et oui c’est ça la grosse et « bonne » surprise. Fini les longs kilomètres km en balcon à Ste Foy et le retour interminable par les quais de Saône (certes magnifiques, mais vous êtes généralement peu disposés à apprécier pleinement). On va donc couper au plus court après la traditionnelle montée des Acqueducs ; On prendra à droite le boulevard du Baron du Marais, pour ensuite emprunter la tranquille et longue descente du chemin des Verziaires. Puis on rejoindra le chemin du Grapillon via la rue de Navarre. Ultime difficulté, cette descente du Grapillon, mise en lumière pour l’occasion, commence par une belle pente et se termine par 180 marches avec une belle vue sur le futur et futuriste Musée des Confluences. Il restera 2 ponts à traverser (hélas pas le Pont Raymond Barre cette année – retard de travaux oblige)  mais on vous épargnera cette année l’aller-retour de la pointe de la Confluence, encombrée par le chantier du musée. Le dernier km, vous connaissez.

 

Lorsque vous quitterez les quais pour un large chemin bordé de gazon, c'est que l'arrivée est toute proche (moins de 500m). Vous pourrez donc lâcher vos dernières forces et franchir la ligne d'arrivée du Parc de Gerland en savourant pleinement le fait d'être un finisher !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Manu 19/11/2013 19:25

Encore 19 jours pour le jus !!

Le blog de 3D Trail -  Hébergé par Overblog