Rémy : Trail VSV (Vulcain) 2013

Contexte : Après une petite saison de cross mieux aboutie qu’à l’accoutumée, j’entame ma dixième saison de trail par mon habituel trail de Vulcain (7 ou 8e participation). Mais ce coup-ci, j’ai choisi le parcours de 21 km pour lancer ma saison. En effet, ce parcours me semble adéquate pour assurer la transition entre cross et trails. Mais surtout, ce parcours me permettra de me tester un petit peu, sans laisser de traces, en vue de mon prochain objectif sur le Mont Ventoux. 

 

Objectif : Niveau 3 : objectif restreint. Les entraînements se sont pas mal enchaînés ses dernières semaines et je pense que la forme est plutôt au rendez-vous. Mais les derniers jours ont été un peu bousculés et le manque de sommeil se fait vraiment sentir, avec 4 nuits de suite à 5h de sommeil en moyenne... On verra bien comment je serai au départ…


Déroulement :

L’avantage avec ce format de 21km, c’est que le départ n’est pas trop matinal : 9h30.

Du coup, je m’autorise un réveil vers 7h ce qui me permet de récupérer un petit peu de retard de sommeil.

Court trajet jusqu’à Volvic et après avoir retiré mon dossard, je débute l’échauffement. Il fait assez froid, mais je décide de ne pas trop me couvrir, car avec l’absence de vent, je sais que l’on aura pas froid durant la course. Je papote un peu avec Loïc, un pote d’enfance avec qui j’avais débuté le sport nature il y a plus de 10 ans… et qui reprend après une grosse coupure.

 

Il est temps à présent de se placer au départ. Je retrouve David, un pompier de Clermont-Fd, qui sera probablement pas loin de moi (devant ou derrière, à voir…).

 

Le départ est donné et je m’élance avec un peu de retenue. Je sais que le début de course est une longue ascension, et je ne souhaite pas me cramer… d’autant que je sens rapidement que les jambes ne sont pas dans leur meilleur jour et manquent un peu de fraîcheur.

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Un petit groupe de 7 à 9 coureurs se détachent et je suis au cœur d’un groupe similaire légèrement distancé. L’allure est plutôt prudente, mais je suis tout de même assez surpris de mes puls qui me paraissent un peu élevées (mais c’est peut-être juste une impression puisque je cours toujours sans cardio). Du coup, mon allure est davantage limitée par mon souffle que par mes jambes, alors qu’en général en bosse, c’est plutôt l’inverse pour moi.

 

Je me maintiens donc tant bien que mal dans mon groupe dans cette première ascension. En revanche, une fois que le terrain fut plus roulant, je retrouve mon souffle comme par miracle. Le groupe s’étire et je reprends quelques places.

 

Le tracé est à présent assez vallonné et me convient bien, mise à part quelques passages bien glissants en raison des restes de neige bien tassés.

 

Après 25 min, suite à une petite descente, on traverse un hameau pourvu d’un petit ravito. « Tiens, je savais pas qu’il y a avait un ravito si tôt…, me dis-je alors. Bon, peut-être que quelques villageois ont décidé de créer une animation sur la place du hameau… » Je continue donc cette descente sans arrêt au petit ravitaillement et grignote une place et me voilà 5e (mais je me crois alors 7e).

 

Ensuite, on entre dans un sentier plus étroit et particulièrement glissant. Je n’ose pas trop prendre trop de risques (ce n’est qu’une course de prépa) et je me contente d’assurer mon avance sur les coureurs qui me succèdent. Mes Feelcross SLab sont pourtant rassurantes, mais j’assure pour éviter la chute. Devant, je n’ai bientôt plus de coureurs en vue.

 

Quelques petites remontées franches me surprennent, car dans le profil de parcours que j’avais regardé vite fait, il me semblait que le parcours était descendant jusqu’au  ravito au 13e km… Et en regardant le kilométrage sur ma montre et le dénivelé, je ne comprends pas trop les difficultés qu’il reste à faire.

 

Ma montre indique déjà 15km et toujours pas de ravito. Je commence à me dire que le parcours a été mal mesuré et qu’il y aura probablement plus de 21km. Du coup, j’assure les montées en marchant brièvement. Malgré tout je gagne une nouvelle place, me voilà donc 4e, mais le coureur qui me précède n’est pas visible, même dans les longues lignes droites.

 

Après une montée significative, j’arrive au Château de Tournoël, lieu que nous devions atteindre après le ravito, puisque dans mon souvenir, il marque le début de la descente finale.

Du coup, je ne sais plus trop où je suis dans le parcours et ce qu’il me reste à parcourir. « Bon, on verra bien ».

 

Je suis les rubalises et entame le chemin large en faux-plat montant. Dans cette ligne droite, j’aperçois le 3e au fond. J’essaye de forcer pour diminuer l’écart, mais en gardant tout de même à l’esprit que le parcours n’est peut-être pas encore fini.

 

Plus loin, j’arrive à la Vierge Noire et je demande à une bénévole si l’arrivée est proche ou si le parcours se poursuit un peu. Elle me répond qu’il ne reste que la descente finale. Et bien c’est parti pour une bonne descente dans les escaliers de la Vierge. J’essaye d’aller vite, tout en étant prudent (difficile compromis).

 

Je quitte bientôt le sentier pour entrer dans les rue de Volvic. J’ai grignoté pas mal de temps sur le coureur de devant, mais il conserve une avance suffisante, d’autant que m’ayant aperçu, il a augmenté son allure. Mais bon, je tente tout de même de le rattraper.

 

Je grignote quelques mètres pour me retrouver à moins de 10 mètres de lui à proximité de l’arrivée. Tant pis pour le podium. A 100m de la ligne, ma fille m’attend et je m’arrête pour passer l’arche avec elle.

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Je termine donc 4e d’une course raccourci (17.5km) par un souci de balisage. Les organisateurs avanceront un débalisage sauvage, mais l’explication la plus vraissemblable est qu’il manquait un (ou des) signaleur(s) à au moins un endroit. En effet, il semble que nous nous soyons engagés sur la fin de parcours de l’ultra… Voilà qui explique pourquoi nous avions toujours de la rubalise.

 

Bon, étant donné qu’environ les 200 premiers ont suivi ce même itinéraire erroné, ça n’a pas trop d’influence sur le classement final. Même si à mon avis, avec les 4 km de plus, j’aurai certainement pu gagner encore 1 à 2 places…

 

 

Points positifs :

  • Une reprise sur trail encourageante. Le résultat (4e) est l’allure moyenne compte tenu des conditions (13km/h) sont de bonne augure pour la suite, surtout avec des sensations très moyennes durant la course (jambes lourdes, sommeil, …).
  • Un bon choix de matériel dans des conditions quasi-hivernales (Fellcross aux pieds, veste S-Lab Light Jacket, …)

Points négatifs :

  • Dommage pour le parcours. Les 4km manquants m’auraient certainement un peu favorisé.
  • Pas facile de gérer son effort sans savoir les difficultés et la distance restantes.
  • Je confirme que faire une course avec un bon retard de sommeil n’est pas une bonne idée… 
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