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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 12:00

 

Contexte : Suite à ma décision d’abandonner le challenge TTN long, j’ai plus ou moins réfléchi à quelques courses de remplacement. J’avais ainsi acté un petit planning basé sur les courses courtes afin de faire un cycle de vitesse, un travail nécessaire mais pas très emballant pour moi…

Du coup, lorsque je me suis rendu compte que pas mal de partenaires du club se rendaient à Buis-les-Barronies pour faire l’un des parcours proposés (9, 11, 23, 41km), j’ai vite été emballé à l’idée de me joindre au convoi.

Le parcours court ne m’emballant pas spécialement, je me suis décidé pour le 41km, d’autant que mes douleurs à la jambe semblaient presque finies. Le délai de 2/3 semaines était un peu court pour préparer l’épreuve, mais le but principal était de retrouver un peu de sensations et de plaisir.

 

 

Objectif : Niveau 4 : pas d’objectif.

Etant donné mon volume et ma qualité d’entrainement ces 3 derniers mois, je sais par avance que je ne serai pas vraiment à mon meilleur niveau. Je vais donc surtout chercher à réaliser une bonne gestion de course et à bien profiter du parcours et des paysages.

 

 
Déroulement :

On arrive sur Buis-les-Barronies la veille, ce qui nous permet de retirer tranquillement nos dossards. Après une bonne portion de pâtes et une nuit dans un gîte bien confortable, nous voici bientôt au départ de ce trail… Après avoir un peu hésité entre manches courtes ou manches longues (j’ai finalement opté pour du court), on se place derrière la ligne.


Le départ est donné est l’armada Lafuma (quasiment tout le team est présent) emmène un bon train en compagnie quelques autres coureurs comme Michel Lanne, Manu Gault, … et Jean Soulès, notre partenaire de club à  l’ALE depuis cette saison.


De mon côté, j’ai décidé de rester prudent en début de course et je me cale en compagnie des 3 filles (Corinne Favre, Sandra Martin et Virginie Govignon). Après 1.5km, on attaque la première longue côte et le groupe des 3 filles explose… Corinne prend les devants avec une aisance impressionnante, tandis que Virginie cale très rapidement (et abandonnera peu de temps après). Je reste un peu avec Sandra et la distance très doucement.


Je me sens assez bien et j’ai l’impression de ne pas trop forcer pour le moment. Mais rapidement (après 400m+), alors que je pensais avoir trouvé la bonne allure, je sens mes mollets se durcirent et bien chauffer ! Je suis donc contraint de ralentir légèrement car je sens que sinon les crampes vont faire leur apparition très très vite… Je marche en tentant différentes méthodes : grands pas pour étirer le muscles, petits pas pour diminuer les appuis, … mais rien n’y fait, les mollets sont bien faiblards… Bon, pas vraiment étonnant puisque je n’ai pas fait d’entrainement de longue montée depuis bien longtemps…


Quelques coureurs me dépassent et je vois que Sandra Martin revient peu à peu à ma hauteur. A la faveur de quelques passages moins pentus, je parviens à limiter les dégâts… Roland, mon partenaire à l’ALE, me dépasse doucement et je ne m’essaye pas de m’accrocher, préférant me baser sur mes sensations du moment. Roland me prend quelques dizaines de mètres d’avance, puis l’écart se maintient et je le conserve en visu.


Au fil de la montée, je reviens petit à petit aux côtés de Roland. Derrière, il semble que les écarts se soient agrandies, ce qui me rassure un peu.


Premier ravitaillement et je laisse filer Roland pour refaire un rapide plein d’eau (je suis parti avec un simple bidon et je préfère assurer à chaque ravito). Je profite ensuite des passages plus roulants pour revenir très progressivement à son niveau en grappillant 1 ou 2 places au passage.


Dans un passage un peu pentus, on s’aperçoit que nous revenons progressivement sur Corinne Favre, pourtant très à l’aise dans les montées. Finalement, c’est rassurant puisqu’au départ j’espérais ne pas finir trop loin de Corinne en pensant limiter les dégâts grâce aux descentes… Me retrouver proche d’elle après la première grosse montée me laisse croire que l’on n’a finalement pas si mal grimpé que ça…


Suite à cette belle bosse, un passage bien roulant me permet de rejoindre Corinne et nous échangeons quelques mots très sympas. Puis je file un peu plus vite jusqu’au 2e ravito. Je m’y arrête quelques instants afin de refaire de nouveau mon plein d’eau. Ce coup-ci, je mets également un sachet de poudre énergétique car il y aura 15km avant le prochain ravito. Je suis surpris de voir à mes côtés Manu Gault qui se restaure tranquillement en discutant. Pendant ce temps, Corinne et Roland ont pris un peu d’avance en esquivant brièvement le ravito.


Je repars et aperçois Roland et Corinne un peu devant. Dans la montée qui suit, la pente n’est pas spécialement forte, mais là encore, je me mets à marcher. Manu Gault me dépasse aisément (ce n’est pas une surprise) et je continue de gérer mon effort et surtout mes mollets bien contractés…


Sur les passages plus roulants et descendants, j’arrive à relancer et reviens sur Manu Gault. Corinne puis Roland. J’attaque une montée dans la caillasse en compagnie de 3 ou 4 coureurs. Roland semble commencer à peiner un peu et n’arrive pas à accrocher le groupe. Je dépasse 2 coureurs puis me calme un peu et me contente de suivre le coureur de devant.


Manu Gault me rejoint et j’en profite pour discuter un peu. Je le remercie notamment d’avoir accepté de répondre aux questions de Damien pour le blog ! On papote un peu et il m’explique qu’il n’est là qu’en entraînement (il devait faire une sortie de 40km et 2000m+ dans son programme et sa femme souhaitait faire le trail court), puis je m’écarte pour le laisser filer. Un peu plus tard, je rejoins le sommet de cette belle grimpette bien plus difficile que ce à quoi je m’attendais, en compagnie de Corinne.


Dans la descente, je distance un peu Corinne et dépasse Manu, qui fait les descentes très tranquillement. Un passage assez roulant me permet de voir que les jambes ont encore un peu de jus mais que les crampes sont assez proches. Je dépasse à nouveau un coureur.


Je poursuis en essayant d’un peu moins me ménager, et j’essaye de courir un maximum. Mais mes jambes se durcissent quand même assez facilement et je suis obligé de faire quelques passages de marche dès qu’il y a une petite bosse.


J’arrive bientôt au 3e et dernier ravitaillement. Je fais le plein de mon bidon et repars avec 2 tranches de pain d’épices. Je trottine un peu dans le début de cette dernière montée assez roulante mais bien usante. Je reviens assez vite sur un coureur et aperçois 2 coureurs assez loin devant. Je n’ai pas trop le goût de faire l’effort mais je me dis qu’il y a peut-être moyen de revenir un sur eux à la montée et de les dépasser dans la dernière longue descente sur Buis…


Je n’arrive plus à vraiment courir et je me mets à bien marcher, malgré la pente que je ne trouve pas raide. Manu Gault me dépasse à nouveau, en petite foulées, et me distance sans mal.


Sans recourir, je rejoins la fin de l’ascension et débute la longue descente.


Je ne vois pas les coureurs de devant et je me doute que derrière, j’ai une petite marge puisque lors de la montée, en me retournant, je ne voyais personne à 2min environ… Du coup, je ne suis pas spécialement motivé pour faire la descente à bloc.


Je descends donc sur un rythme correct afin d’éviter un retour de l’arrière, mais sans forcer, et ainsi éviter toute prise de risque inutile. Je retrouve à nouveau Manu qui limite les chocs dans cette descente (en raison de sa blessure à la cuisse). Puis voilà enfin le village de Buis et je m’amuse à accélérer un peu sur les dernières centaines de mètres sur bitume, juste pour voir.


Je passe la ligne en 18e position. Le chrono de 3h58’01 est assez correct et satisfaisant, même si j’espérai pouvoir finir en 3h50…

 

 

Points positifs :

  • Le point le plus important est que j’ai vraiment senti du mieux par rapport au dernier trail réalisé 3 semaines plus tôt (Trail de la Pierre Sanglante). Même si les bonnes sensations ne sont pas encore vraiment là, ça en prend le chemin.
  • Le parcours et l’ambiance ont été vraiment top. J’avais participé à ce trail en 2009, mais je n’avais pas été emballé par le parcours que j’avais trouvé assez monotone avec de longues parties inutiles. En revanche cette année, le tracé et plus varié, plus caillouteux et bien plus agréable.
  • Les crampes ne sont apparues, malgré un entrainement très léger en foncier. J’ai finalement plutôt bien géré mon état de forme du moment…
  • L’ambiance de ce trail était déjà plutôt sympa, mais le fait de venir en convoi avec les collègues du club a rendu ce petit séjour dans la Drôme Provençale très sympathique.

 

 

Points négatifs :

  • Je sens qu’il y avait moyen de faire un peu mieux. Avec un peu plus de punch et d’envie, j’aurai certainement réussi à davantage courir et gagné de précieuses minutes. De même, en forçant légèrement plus dans la dernière bosse et surtout dans la descente, j’aurai probablement pu grignoter 2 ou 3 places…
  • Les mollets durs dès les 20 premières minutes de course me montrent qu’il y a encore pas mal à faire à l’entrainement pour retrouver un niveau plus correct.

 trail Drôme

 

Par Rémy - Publié dans : Rémy récits de course
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Commentaires

Finalement, ce début de saison cahotique te permet de faire "causette" ( tu devrais même enregistrer les conversations pour les diffuser sur le blog !! ).
Ceci dit, très bon résultat tout de même. Convalescent et 18ème !!
Pour moi c'est l'ultrardêchois ce samedi...
Commentaire n°1 posté par Manu le 26/04/2012 à 17h49
Merci pour ce CR qui fait bien plasir a lire, surtout aprés avoir lu tes dédoires de débuts de saison. Heureux de voir que tu recomances à te faire plaisir sur les sentiers. Bonne continuation.
Commentaire n°2 posté par Victor le 27/04/2012 à 12h14

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