Rémy : Roc du Diable 2012

Contexte : Seulement 2 semaines après ma belle course aux Templiers, me voilà à nouveau avec un dossard. Depuis Millau, les entrainements ont été assez légers et l’hygiène de vie a été moins rigoureuse. Mais l’envie tout de même très présente car le parcours s’annonce très sympa sur les chemins de mon village d’enfance.

 

Objectif : Niveau 4 : pas d’objectif. Cette course est vraiment du bonus dans ma saison. Il se trouve que ce weekend je suis présent chez mes parents et que la course se déroule dans le village. L’occasion de remplacer avantageusement les entrainements.

Pas d’objectif particulier puisque je ne sais pas encore vraiment comment j’ai récupéré des Templiers. Je me sens bien, mais tout de même « fragile »… il ne faudra donc pas non plus trop puiser sur ces 2 jours.


Déroulement :

Samedi soir, la course propose un parcours de nuit. Le lendemain, nous avons le choix avec le « grand » parcours de 24km (ces 2 épreuves formant le challenge arverne) ou le « petit » de 11km.

Ayant un petit manque de temps pour le dimanche midi, je ne ferai donc que le 11km le dimanche, et bien entendu le 16 en nocturne le samedi.

 

Après un rapide retrait de dossard, il est temps de s’échauffer un peu. Les jambes semblent répondre mais je sens tout de même pas mal de fatigue musculaire. Il faut dire que la séance de jeudi soir a été assez éprouvante (6*3’)… on verra bien sur la course.

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L’échauffement se termine et je me dirige au départ, où le speaker énumère une bonne dizaine de favoris (dont Yoan Meudec, Benjamin Beaume, …).

Je me place assez mal au départ, en 3e ou 4e rang, mais je me dis que je pourrai certainement doubler facilement avant la bonne bosse étroite qui intervient après seulement 300-400m.

 

Le départ est donné et malheureusement, je me fais un peu enfermer et je peine à doubler pour me placer aux avant-postes. J’avais pourtant songé à essayer de coller quelques minutes la tête de course pour me lancer sur de bonnes bases, mais là ça me paraît compromis.

Dans la bosse, je grignote quelques places, mais il est difficile de doubler… Je dois être environ 30e, mais j’ai tout de même l’impression d’être malgré tout en sur-régime… Serai-je fatigué ou bien est-ce que tout le monde part trop vite ??? on verra bien.

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Après cette petite bosse, on retrouve une portion roulante sur bitume. Je pense pouvoir remonter progressivement au classement… Et même si c’est effectivement le cas, je remonte bien moins vite que prévu. Après 2km, on passe au rond-point de St Hippolyte. Fanny et Lalie sont là, tout comme mon père qui m’annonce 24e. Il y a aussi ma belle-famille… il faut dire que je cours un peu à domicile…

 

On retrouve un chemin et là, j’ai l’étonnante impression que la majorité des coureurs ralentissent franchement en passant de 17km/h à 14km/h. Du coup, je récupère rapidement quelques places pour me retrouver aux alentours de la 15e position.

 

Quelques faux-plat et descentes plus loin, nous voilà dans le village d’Enval qui est traversé à vive allure pour rejoindre les fameuses et splendides Gorges d’Enval. On passe sous le pont dans le ruisseau et on attaque la montée des gorges. Fanny, Lalie et mon père sont là et m’annoncent 14e. Je vois 2 coureurs devant pas trop loin et j’espère pouvoir les reprendre dans l’ascension… mais derrière, je sens que certains coureurs ne sont pas loin non plus.

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Le début de la montée est différent de l’an passé et c’est droit dans la pente qu’on attaque la grimpette. Je passe de suite en mode « 4 pattes ». Ce choix semble payant et je reprends rapidement les 2 coureurs, juste avant de rejoindre le chemin en balcon que l’on empruntait déjà l’an dernier.

 

Mon avance est maigre et j’essaye de creuser un peu l’écart sur cette portion plus roulante. Mais la montée est loin d’être finie et je dois faire gaffe à ne pas me griller pour la suite.

Après une petite zone dans les rochers humides où je fais bien attention à ne pas glisser, j’attaque un long faux plat montant. Je vois que j’ai pris un peu d’avance, mais cette portion roulante et montante n’est pas à mon avantage. Un peu plus loin, je sens que 2 coureurs ont recollés.

 

La pente s’accentue et l’un d’eux perd du terrain tandis que l’autre me passe devant. Je ne parviens pas à m’accrocher et rejoins la route en 13e position. J’essaie de relancer mais le souffle est difficile après cette belle ascension. Devant un groupe de 3 coureurs s’est constitué. Je fais l’effort et parviens à faire la jonction dans le hameau de Facemeunier.

 

Et c’est reparti pour une nouvelle portion roulante et montante je m’accroche et dans la descente qui suit, l’allure bien soutenue dissout le groupe. Un coureur me lâche tandis que les 2 autres sont distancés.

 

Une petite portion (nouvelle) bien technique et parfois raide me permet de recoller.

 

On entame ensuite la descente finale et je décide de tenter une grosse descente pour assurer un Top10. Je fais une grosse descente qui me permet de distancer puis de gagner quelques places.

 

A 2km de l’arrivée, je suis alors 8e et je manque un balisage qui part à droite dans la pente. Après 150-200m sans balisage visible, je décide de faire demi-tour et retrouve le bon tracé, mais aussi le coureur qui me suivait.

 

Je continue mon effort et le distance de nouveau. Dans le dernier kilomètre, je vois un nouveau coureur devant, mais je vois que je n’aurai pas le temps de lui revenir dessus…

Et à ma grande surprise, en entrant dans le parc Thermal (à 400m de l’arrivée), je me retrouve devant lui.

 

Derrière, il me crie qu’il a manqué un balisage en prenant un virage trop tôt. Ça m’ennuie de le dépasser si près de l’arrivée suite à une erreur de balisage et je décide de l’attendre pour qu’il retrouve son classement.

 

Mais alors que je pensais naïvement qu’il partagerait cette 7e place, je suis contraint de constater qu’il donne tout l'énergie restante pour finir seul 7e… et du coup, je fini 8e.

 

Une fois la ligne franchie, je ne m’attarde pas sur place. Demain, une nouvelle épreuve m’attend…

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Dimanche matin, les jambes sont tout de même assez faibles. Je sens que dans la dernière descente, je ne me suis pas ménagé… Bien content donc de ne pas pouvoir participer au grand parcours. Les 12 km me suffiront bien aujourd’hui…

 

A 9h au départ, l’ambiance est très détendue. Le départ fictif est donné et nous rejoignons le lieu du départ réel, sur les hauteurs de Châtel Guyon. J’en profite pour papoter avec Laurent, un ami et ancien collègue pompier, avec qui j’avais débuté la course à pieds.

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Le départ est donné et je remonte tranquillement aux avant-postes, en 7 ou 8e position. Le chemin est pour le moment très roulant et mes jambes semblent finalement pas trop mauvaises… pour le moment.

 

Après 2 petits kilomètres, alors que je suis remonté en 4e position à une poignée de secondes du coureur de tête, on entame une première montée. Je gère tranquillement, en observant les coureurs qui me précèdent. Le premier semble facile mais les 2 autres ont l’air moins à leur avantage. J’espère donc pouvoir les reprendre dans cette ascension.

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Après 500m de grimpette pourtant peu difficile, je sens soudainement une grande fatigue musculaire… et j’ai beaucoup de mal ne pas marcher… et du coup, je marche… et perds une place.

 

J’alterne course et marche dans l’ascension et retrouve un peu de rythme dans les portions plates ou descendantes, ce qui me permet de conserver ma place de 5e.

 

Dans l’ascension qui suit, rebelote. Les jambes ne répondent pas et je marche péniblement. Un coureur me dépasse et il m’est impossible de suivre. J’attends avec beaucoup d’impatience la fin de cette ascension…

 

Une fois en haut, on traverse la route de Chazeron et on plonge dans le bois en total « hors-chemin ». Je ne vois personne devant ni derrière, et du coup je vais me contenter de maintenir cette 6e place jusqu’à l’arrivée.

 

Je termine donc ce weekend de course bien cuit et bien usé physiquement, mais c’était un peu le but… Maintenant un peu d’allègement pour recharger les batteries et se présenter fin prêt sur le dernier rendez-vous trail de l’année : La Saintélyon en relais à 3 !

 

Points positifs :

  • C’est toujours un plaisir de courir ce trail très convivial. Les parcours sont très sympas et alternent parfaitement sections techniques et passages roulants.
  • Ma course du samedi soir fut très bonne avec une vitesse de base plus élevée que d’habitude et une dernière descente très rapide.         

Points négatifs :

  • J’ai fini bien cuit… il va falloir s’en remettre rapidement.

 

 

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Damien 24/11/2012 09:43

bon, le message du dessus n'était pas de Caro mais de moi...tu avais compris :-)

Rémy 24/11/2012 22:58



Merci Caro... euh Damien...


Ouaip, on avait une bonne allure jeudi soir, et sans trop forcer en plus.


Samedi prochain, ça devrait encore aller mieux... et en plus j'aurai des piles neuves dans la frontale .



Caro 24/11/2012 09:41

Bravo Rémy, j'ai l'impression que tu as bien récupéré vue la séance de jeudi soir :-)
vivement le week-end prochain.

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