Rémy : Oxygen Challenge étape 2 : Enduro

 

Le concept de cet enduro m’attire depuis sa création. D’ailleurs, nous nous en sommes inspirés pour créer notre événement « Sortie 3D-Test » (en améliorant la formule…).

C’est en grande partie pour cet enduro que j’ai coché cette épreuve sur mon planning. Malheureusement, n’étant pas à 100% en raison de douleurs à mes côtes, je sais que je suis un peu limité dans ses spéciales.

 

Après un peu d’attente, le téléphérique nous emmène quasiment au sommet du Plomb du Cantal. C’est donc à pieds que nous finissons l’ascension du sommet. A la table d’orientation, on nous explique le principe de cette journée : 5 spéciales chronométrées et entre celles-ci, on avance à l’allure que l’on souhaite, sans stress du chrono…

 

Bon, on commence par environ 6km splendides de chemins de crète. Je les parcours tranquillement mais double beaucoup de monde. L’ambiance est très détendue.

 

Voici la spéciale 1. Un peu d’attente car les départs sont effectués toutes les 20 secondes environ. Durant l’attente, on papote un peu entre coureurs et certains nous expliquent le profil de cette spéciale. A priori, une montée relativement courte puis du roulant descendant… Voici mon tour et je m’élance plutôt rapidement. La montée se passe bien mais je reste très attentif à mes douleurs aux côtes. Après la montée, un passage roulant sur bitume. Là, la douleur ressurgit mais c’est supportable, et un peu plus loin le profil devient descendant. Ici, la douleur devient un peu trop forte et m’oblige à ne pas accélérer. Je double malgré tout 2 coureur, mais parvient difficilement à reprendre du temps sur le coureur lancé juste devant moi. Après un virage voici la fin de cette première spéciale (5’17). Je repars rapidement en marchant, un peu déçu d’avoir été bridé par la douleur… J’espère que les autres se passeront mieux.

 

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Dans cette transition, je me mets à discuter avec le coureur qui était parti juste devant moi et à qui je n’ai guère repris de temps. J’apprendrai alors qu’il s’agit en fait d’un coureur très correct venu de Tours (2h40 sur marathon et moins de 35’ sur 10km). Pas étonnant que j’ai eu du mal à lui reprendre du temps. On poursuit donc ensemble la liaison jusqu’à la spéciale 2.

 

Cette spéciale est en fait la montée au Puy Griou : une montée en 2 temps : une première partie peu pentue mais avec pas mal de grosses caillasses puis une montée bien plus raide et plus technique où cela se rapproche plus de l’escalade que de la course à pieds.

Je m’élance juste avant mon acolyte et alterne coures et marche dans le première portion. Je me retourne de temps en temps pour constater mon écart avec mon camarade. Celui-ci semble constant voir grandissant. Je débouche ensuite au col et relance un peu pour attaquer la seconde portion bien plus difficile. Je sens qu’il me reste du jus et comme mes côtes ne se font pas sentir, j’en profite pour forcer davantage. Je n’hésite pas à mettre les mains dès le début de la portion bien raide. Je dépasse un grand nombre de coureur quasi à l’arrêt et boucle cette spéciale en 10’35, plutôt satisfait. Mon acolyte me rejoins ensuite après une montée en plus de 13 minutes.

 

Nous poursuivons ensemble jusqu’à la spéciale 3. La transition est toujours agréable et réalisée assez cool. Au départ de l’étape 3, il y a un peu d’attente et les départs sont effectués toutes les 20 secondes. Il s’agit d’une descente peu raide et légèrement accidentée par des pierres et des ornières. Mais je vois rapidement qu’il sera difficile de faire un bon temps sur ce chemin un peu étroit, car il faudra à coup sûr doubler quelques coureurs et éviter aussi les randonneurs.

Je m’élance et tente de ne pas perdre trop de temps dans les passages de grosses pierres. En effet, je sens toujours mes douleurs aux côtes et je suis un peu limité dans cette portion. Cependant, je dépasse rapidement quelques coureurs pas très à l’aise. Les dépassements de randonneurs sont finalement assez aisés puisque la plupart laissent le passage libre aux coureurs en se déportant sur le côté. J’en fini en 5’42, encore un peu frustré de n’avoir pu donner le meilleur. Mon compagnon du jour en termine en 6’15 environ. Ma descente ne fut donc pas trop mauvaise finalement.

 

Après 45’ de transition, je me présente à la spéciale 4. Il s’agit de celle que je redoute le plus par rapport à mes côtes puisqu’il s’agit d’une portion entièrement en descente.

C’est parti. Même si la douleur est relativement faible, je reste prudent sur l’ensemble de la portion car je sais qu’une chute est vite arrivée et que cela pourrait être très dommageable pour la suite du weekend. Malgré ça, dans le dernier virage, mon pied glisse et je me retrouve violemment à terre. Heureusement, pas de nouvelles douleurs aux côtes ; juste quelques égratignures au tibia droit, aux genoux et au coude gauche. Egalement, une bonne douleur au fessier gauche dû à un choc avec une pierre…

Je me relève rapidement et fini l’étape en boitillant (5’08).

 

Je me « traîne » sur la transition entre les spéciales 4 et 5, mon fessier étant assez douloureux. Il est temps que la journée se termine.

 

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Au départ de cette dernière spéciale, j’essaye un peu de m’étirer le fessier, mais sans succès. Je m’élance dans le petit sentier étroit. Une très légère descente et une courte remontée plus loin, voici la dernière descente en direction de l’arche d’arrivée. Difficile d’allonger la foulée. Je franchis l’arche et en termine avec cette spéciale en 1’51.

 

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Cette journée est donc fini. Elle totalise 26km et 1430m+, et même si l’allure a été très cool sur les transitions entres chaque spéciale (temps total 4h52), je sens tout de même qu’il y a des chances que je resente quelques restes demain matin.

 

Enfin bon, demain est un autre jour…

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