Rémy : Grand Raid des Pyrénées (80km)

Contexte : Dernière étape de la Trail Running Cup Salomon, et ce sera ma 3e manche. L’été fut un peu relâché au niveau du sérieux à l’entraînement, car je sais que la suite sera bien rigoureuse avec les France de Gap et les Templiers. Du coup, j’aborde cette étape bien détendu et sans pression particulière. L’occasion de découvrir ce coin de France encore inconnu pour ma part et qui a l’air magnifique.

 

Objectif : Niveau 3 : Objectif restreint. Avec quelques calculs, je m’aperçois que j’ai moyen de réaliser une belle remontée au classement de la Running Cup Salomon.

Selon mes calculs, si je termine avant la 37e place, cela me permettrai de me classer à la 7e place du challenge. Si je suis avant la 17e place, je pourrai passer à la 6e place… Enfin, si par miracle je termine dans les 10 premiers et que Sacha Devillaz abandonne, je peux aussi terminer 5e de la cup. Bref, on fera les comptes à la fin de la course, mais je vais essayer de finir au moins dans les 17 premiers, ce qui n’est pas forcément gagné d’avance…


Déroulement :

Il y a en fait presque autant à raconter sur l’avant-course que sur la course en elle-même… En particulier sur mon retrait de dossard qui fut chaotique et qui m’a bien usé mentalement la veille de l’épreuve….

 

Tout d'abord il faut savoir que j'avais envoyé ma licence lors de mon inscription internet, en janvier.

Quelques semaines plus tard, voyant que mon dossier était incomplet, j'avais ré-envoyé par mail ma licence... ensuite, je ne m'en suis plus occupé, me disant que si ça ne marchait pas, je donnerai ma licence sur place.

 

Mais une fois sur place, on me dit que la licence FFA n’est pas accepté... et qu'il faut un certif médical de moins d'un an spécifiant "non contre-indication de la pratique de la course à pieds en compétition".... c'est à dire la même chose que pour obtenir une licence.

J'ai tenté de leur expliquer que si j'avais une licence, c'est forcément qu'un médecin m'a fait un certif qui rempli les conditions demandées... et qu'en plus d'après ce qu'il me semble, il est interdit de refuser une licence FFA pour une course à pieds (l'UTMB a d’ailleurs modifié ses critères et accepte la licence depuis 4 ou 5 ans alors qu’ils imposaient un certif spécifique à leur course). Rien à faire, impossible de récupérer le dossard.

La bénévole me dit de patienter un peu car elle attend une autre confirmation du directeur de course.

1h plus tard, elle me confirme que la licence est refusée et qu'il me faut un certif médical...

 

Bon, sachant qu'il est inutile de m'énerver contre la bénévole qui ne fait qu'appliquer les consignes reçues (elle me dit que plus de 300 coureurs ont déjà été refusés), j'essaye de trouver une solution.

 

Le problème c'est qu'il est maintenant 18h et que le briefing vient de commencer sur la place centrale, empêchant tout passage pour sortir de la zone de course, pour regagner ma voiture (d'autant que j'avais fille d’1 an et une poussette).

Obligé d'attendre la fin du briefing (19h) pour retrouver ma voiture. D'ailleurs, à la fin du briefing, le directeur de course n'a pas manquer de stipuler qu'il trouvait intolérable que certains coureurs se pointent avec une licence aujourd'hui alors que le règlement stipule depuis janvier que la licence n'est pas prise en compte...  le problème c'est que pour moi, sur le site internet, il n'y a pas de règlement.. De plus, il n'y a qu'une "foire aux questions" qui décrit les points importants (matos obligatoire, conditions de sécurité, ...) mais en aucun cas, il n'est marqué que la licence est refusée. Il est juste spécifié que le certificat médical doit comporter la mention "en compétition", ce qui est logique vis à vis de la loi... (autant pour moi, grâce aux commentaires survenus suite à la publication de cet article, j'ai découvert où était situé le règlement de la course : dans "inscriptions"... mais ce règlement n'indique pas le refus des licences)

 

Bref, je retrouve ma voiture, dépose ma fille à l'appart où nous logions et pars en quête d'un médecin (il y en 3 dans le principal village de la vallée). Les 2 premiers sont fermés le vendredi après-midi et le 3e ferme à 19h... Il est 19h30...c’est mal engagé…

Heureusement, j'aperçois un gars qui attend à travers la fenêtre et je me permets de rentrer pour lui demander si le cabinet est encore ouvert. Il me dit que ça se tente.

Un docteur me consulte 15 minutes plus tard et me voilà avec mon certif. Ouf !

 

Je retourne aux dossards, mais le retrait est à présent fermé. Il est 20h et la remise est close depuis 19h.

 

Je vais au PC course et après un p'tit quart d'heure d'attente (ce qui est logique puisque le PC course a bcp de choses à gérer) un bénévole me prend en charge et commence à vérifier mon matériel.

Ça commence mal puisque je n'ai pas mes bidons (ils sont à l'appart en train de sécher). J'ai beau lui expliquer que bien évidemment, je ne partirai pas sans eau sur 80km, rien à faire... Il appel le directeur de course qui me dit que mes bidons ne feront que 1,2 L alors que le soit-disant règlement en impose 1,5. Je tente de lui expliquer que je ne supporte pas la poche à eau et que je fais tous mes ultras avec 1,2 L sans jamais avoir de soucis... et que s'il le faut, je prendrai une bouteille de 50cl vide dans mon sac pour être ok avec le règlement. Il me dit ok pour partir avec les 2 bidons.

On arrive à la veste. Le bénévole me dit qu'il pense que ma veste n'est pas assez épaisse et donc non-conforme. Il veut me la refuser mais demande l'avis du directeur de course. Je lui explique que cette veste est le modèle créé par Salomon pour le règlement UTMB et qu'il s'agit bien d'une veste imperméable avec membrane respirante. Il donne son accord, on continue le listing...

Tout le reste est ok (y'a une tartine de matos pour un 80km : surpantalon, gant, polaire, ...) sauf l'une des frontales...

Il est demandé d'avoir 2 frontales avec des piles de rechange pour les 2 lampes. Et dans mon sac, je n'ai qu'une frontale et les piles de rechange pour les 2 lampes. J'explique que j'ai préparé mon matos pour demain matin, et que la lampe sera sur ma tête, mais rien à faire (bon là, je reconnais que je suis bien en tord et que j’aurai dû penser à apporter les 2 frontales).

Je fais donc un aller-retour à l'appart.

20h45, je suis de retour avec ma frontale. Le directeur de course finalise mon retrait de dossard et m'explique qu'il trouve que ma frontale n'est pas suffisante pour passer la nuit en montagne. Je lui explique donc que j'ai prévu d'arriver vers 16 - 17h et que si je dois passer la nuit en montagne, c'est qu'il y aura eu un gros soucis et que de toute façon j'aurai abandonné.

21h : j'ai mon dossard !!!

 

Ensuite le temps de manger, de nettoyer l'appart (il fallait libérer l'appart le lendemain matin), de charger ma voiture (une dizaine d'aller-retour et je suis au 3e étage), je ne me suis pas couché de très bonne heure (après 23h). En plus étant encore assez énervé, j'ai eu du mal à trouver le sommeil.

Autant dire que le réveil à 3h10 a bien piqué un peu...

 

Bref,  j'ai vraiment failli ne pas pouvoir courir. Quand je me dis que pour cette course, j'avais fait 7 heures de voiture « aller », poser une semaine de vacances, louer un appart... ça m'aurait vraiment ennuyé de ne pas courir. D'autant que cette course était la dernière manche du challenge Salomon et que du coup, si je ne courrais pas, ça aurait aussi affecté mes précédents résultats, puisque j'avais fait le Ventoux et le Lyon Urban Trail uniquement pour faire le challenge !

 

 

De plus, j'ai appris ensuite que les coureurs qui faisaient le challenge Salomon avaient un dossard particulier (vert). Cela signifie donc que les bénévoles et le directeur de course savaient tout de suite que je venais sur la course dans le but de faire le challenge… et donc que forcément, je venais de loin et surtout que j'avais déjà participé à d'autres épreuves du challenge et donc déjà fournis un document attestant de ma capacité physique à courir à pieds...

 

J'ai revérifié après coup, et je n’ai pas trouvé sur le site que la licence n'est pas prise en compte.

 

A savoir aussi qu'étant sur place toute la semaine, j'ai essayé de mettre à jour mon dossier au plus tôt en apportant ma licence le jeudi après midi, mais on m'a alors dit que les dossards du 80km n'étaient géré que le vendredi après-midi et qu'il me fallait revenir... Si on avait pu me dire déjà que ma licence serait refusée, ça m'aurait permit de m'organiser le jeudi après midi ou le vendredi matin pour voir un médecin.

 

Et pour finir, au départ, lorsque j'ai vu certains coureurs élites (vraiment très peu, la plupart jouant le jeu) avec des sacs plats comme une planche à pain, j'ai clairement compris qu'ils n'avaient pas le matos demandé. C'était impossible que le sac contienne un pantalon. En plus certaines vestes n'était  pas conforme puisque pas étanche. Alors, qu'on m’ennuie pour 30cl d'eau je peux le concevoir si l’organisateur souhaite appliquer à la lettre son règlement, mais il faut que le traitement soit le même pour tous...

 

Bref, ceci étant dit, passons au déroulement de la course.

 

 

Je me rends au départ dur Vieille-Aure à pieds, puisque je dois laisser la voiture à ma femme. Du coup, ça me fait un bon échauffement puisque j’ai bien 5km à parcourir… Je pars donc 4h du mat de l’appart. Il pleuviote mais la température semble correcte.

 

Arrivé à Vieille-Aure à 4h30, je me fais « badgé » et me place dans le sas de départ. La faible pluie fait qu’il n’y a pas grand monde dans le sas (tout le monde s’abrite) et je peux ainsi être en première ligne (derrière le sas élite).

Petit à petit, le sas se remplit. Le lancement de la course est imminent…

 

Le départ est donné et le peloton s’étire rapidement sur la route menant Vieille-Aure à Saint Lary le long de la Neste. Ça ne part pas super vite (normal, y’a 80 bornes), mais je reste prudent au sein du peloton. Je ne me soucis pas de mon placement. Au bout d’1 ou 2 km on débute la première ascension. Tout d’abord assez roulant, ce qui permet à tout le monde de trottiner et aux premiers de prendre leurs distances plus aisément.

 

Je dois être aux alentours de la 50e ou 60e place et je contrôle bien mon allure. Petit à petit, la pente est plus prononcée et je marche assez rapidement. Malgré tout, je grappille quelques en remontant petit à petit. Dès que la pente le permet, je relance un peu pour ne pas m’endormir sur ce début de course prudent.

 

Sur la première moitié, je fais un peu l’accordéon avec certains coureurs, étant plus à l’aise à la marche mais relançant moins fort que la plupart des coureurs qui m’accompagnent. Sur la seconde moitié de cette ascension de 1400m+, en revanche, je ne me fais plus trop dépasser et continue de remonter sensiblement au classement.

A proximité du sommet, les chemins sont plus roulants et la course est bien plus présente, même si notre progression est un peu freinée par un petit brouillard limitant la visibilité.

 

Je discute un peu avec un coureur qui m’accompagne et qui semble bien frais. Il me donne quelques renseignements sur le parcours et j’apprends qu’il a fini 12e l’an passé, en 12h20 environ. Et il semble que nous sommes un peu en avance sur ses temps de passage… Cela me rassure sur mon allure, ayant estimé mon éventuel chrono à 12h.

 

On passe au col et l’on descend rapidement sur le premier pointage, le restaurant Merlans. Je prends tout de même soin de ne pas m’emballer dans cette première (courte) descente et arrive au ravito très frais (heureusement, le chemin est encore long). Je prends le temps de boire, de manger et de ranger mon frontale pour mettre ma visière. On m’annonce 28e.

Patrick est présent avec sa GoPro. Merci Patrick pour les encouragements et le suivi vidéo.

 

Je repars doucement et débute une partie superbe, mais bien technique.

On arrive bientôt au milieu de quelques lacs et par chance, la brume nous laisse un peu de répit. Le tracé est très minéral et la course est assez difficile, même sur plat.

Sur une très courte descente dans les rochers, je négocie mal un appui et me tord la cheville. La douleur est bien présente, mais je sens que ça devrait passer dans les prochains kilomètres. Cependant, même si j’étais déjà très prudent dans les rochers, je lève un peu le pied et ne prends aucun risque tant qu’il y a de la caillasse…

 

La douleur s’estompe doucement et au bout de 30 à 45min, ce n’est qu’un lointain souvenir. Après le passage au col de Bastanet (2500m), c’est une descente de 1200m- qui se profile pour se rendre jusqu’à Artigues. Je continue d’être très prudent, car je sais qu’avec mon sommeil en retard, une faute d’inattention peut vite survenir.

 

Alors que je pensais tout de même gagner quelques place dans cette longue descente, je suis surpris de ne voir quasiment personne sur l’ensemble du chemin. Je pointe à Artigue en 27e position. J’ai parcouru 30km, et le gros morceau arrive avec l’ascension du Pic du Midi : une longue montée de 1700m+. Je sais que les places vont forcément évoluer durant cette ascension, et que la gestion des premiers kilomètres devrait m’avantager… en tous cas, je l’espère…

Je ne m’attarde pas trop au ravitaillement (tout en faisant attention à bien me ravitailler) et récupère ainsi 1 place et un peu de temps sur quelques coureurs ayant fait une pause légèrement plus longue.

 

Le début d’ascension est assez raide mais superbe avec une cascade très agréable à regarder. A la sortie du sous-bois, on  a une vue assez lointaine sur l’ascension à faire. Cela me permet de voir les coureurs qui me précèdent. Et je suis étonné qu’il y ait autant de monde en si peu de temps. Je compte une dizaine de coureurs en environ 5 à 7 minutes devant moi… Je me retourne et en aperçois 5-6 en moins de 5 minutes… Je suis assez étonné que l’on soit aussi nombreux en une dizaine de minutes au bout de quasiment 40km…

Je prends une allure soutenue mais tout de même raisonnée, que je sais pouvoir tenir longtemps (au moins 1 heure). Peu à peu je grappille du terrain sur les coureurs qui me précèdent, si bien que 1000m plus haut, au ravito du col du Sencours, j’ai progressé de 6-7 places au classement.

 

Je fais le plein d’eau et les bénévoles me mettent en garde sur les conditions fraîches au sommet. J’enfile donc ma veste et repars pour les 500m+ qu’il reste à gravir, tandis que les premiers coureurs sont déjà de retour en sens inverse…

 

Le chemin est très large et peu pentu ; si bien que je me sens obligé de courir régulièrement. Mais alors que je me sentais vraiment à l’aise à la marche dans le pentu, j’ai du mal à trottiner longtemps. Du coup j'alterne très souvent.

 

Je reprends encore une place ou deux. Après quelques passages un peu plus pentus, plus rocailleux et quelques névés (bien aménagés par les pioches et pelles des bénévoles), je parviens au sommet en 18e position, quelques secondes après le coureur qui me précède.

 

On débute la descente ensemble et rapidement, il me laisse le passage. Je déroule tranquillement en prenant le temps de bien m’alimenter. Retour au col de Sencours, je m’y attarde quelques instants afin de prendre un peu de charcuterie et de fromage… Ce n’est pas très diététique, mais ça fait du bien de se faire plaisir…

 

Je poursuis la descente sans excès. Je sais qu’il reste encore de bonnes ascensions et je tente d’économiser un peu mes muscles pour réaliser de bonnes ascensions, d’autant que cette descente est pas mal sur piste de ski… sans grand intérêt et qu’il est facile de se flinguer les quadris. J’arrive au ravitaillement de Tournaboud en 17e place et effectue une courte pause. A présent, on a récupéré les coureurs du GRP160. J’essaye de les encourager à chaque dépassement.

 

Je débute l’ascension de 1000m+ sereinement, mais en me retournant, j’aperçois un coureur du 80km. Il a dû faire une meilleure descente…

Les jambes tournent encore bien et j’arrive à trottiner dans les courts passages propices aux relances.

 

Je me retourne de temps en temps et suis rassuré car je gagne pas mal de terrain.

En revanche, devant, je ne vois personne… alors qu’il me semble monter sur un bon rythme…

Arrivé à une cabane, un bénévole m’annonce plus de 8 minutes de retard sur le coureur de devant. Bing ! un coup derrière la tête… moi qui pensais être plus proche…

Du coup, je me sens un peu faiblir… Je ralenti un peu et prends un gel « coup de fouet ».

J’arrive au col de Barèges 16e, avec un retard de 9 minutes sur le 15e et une avance de 3 minutes sur le 17e.

 

La descente est très progressive avec pas mal de rochers et il faut être vigilent…Et après un début de descente prudent, je commence à un peu accélérer, ne souhaitant pas être repris dans cette partie descendante.

Bientôt, une remontée assez franche et je reprends un bon rythme en m’aidant au maximum des bâtons. Après 200m+, voici bientôt le restaurant Merlans qui est en point de mire, lieu du dernier ravitaillement.

 

Devant moi, je suis surpris de ne pas revenir plus vite sur un coureur que je pense être engagé sur le 160km… Mais une fois au ravitaillement, je découvre qu’il est tout comme moi sur le 80km.

 

Je refais un dernier plein d’eau et grignote des bouts de jambon. Je repars en 15e position, tandis que je vois le 17e qui entre au ravito. Patrick est une nouvelle fois présent avec sa GoPro et m’encourage. Il me confirme ma potentielle 15e place et m’accompagne sur cette dernière courte ascension de 200m+. Je lui explique que d’après mes calculs d’avant course, une place dans les 17 premiers me permettrait de passer 5e au général du challenge (je n’avais pas pensé à Julien Navarro).

Du coup, avec les 16e et 17e tout proche, je sais que je ne dois rien lâcher jusqu’à Vieille-Aure, d’autant que d’après ce que j’ai vu sur le reste du parcours, ce sont des coureurs qui descendent plutôt bien.

 

Ainsi, dès le sommet du col de Portet, j’essaye de relancer et de maintenir un rythme soutenu.

Je déroule en forçant sur les parties plates et je me laisse dévaler sans retenue dès que la pente s’accroit.

 

Patrick me retrouve de temps en temps par hasard avec sa voiture, c’est sympa.

Je sens que je descends sur un bon rythme et qu’en principe, je ne devrais pas me faire reprendre, ou en tout cas pas par 2 coureurs. Mais je suis tout de même rassuré lorsqu’un peu plus bas, je gagne une nouvelle place…. Puis une autre avant de rentré dans le village de Vignec.

 

Je déroule sur les 2 derniers kilomètres bien roulant et passe la ligne en compagnie de ma grande fille. Aurélien et Anne-So sont présents.

 

Une fois la ligne passée, je discute un peu avec Fanny, et Aurélien et Anne-So… Et après quelques instants, on me dit d’aller pointer ma puce en bout du sas d’arrivée… 

Ça y est, j’en ai fini avec mon début de saison consacré à la Trail Running Cup… avec une belle 6e place au classement final.

 

Un grand MERCI à Patrick pour la réalisation de cette vidéo (et merci pour les encouragements).

 

Points positifs :

  • Tout d’abord le résultat très correct vu le plateau. Un résultat (13e) qui me permet d’accrocher la 6e place de la Cup, derrière les 4 coureurs du team Salomon espoir, et Julien Navarro (team NB)
  •  Mais le gros point positif, c’est ma gestion de course. Sans forcément le vouloir, je suis vraiment parti à la bonne allure. J’ai choisi volontairement d’assurer les descentes des ¾ de la course pour pouvoir tenir de belles ascensions.
  • Je fais une grosse fin de course avec une dernière section (principalement en descente : 200m+ / 1400m- / 14km). En prenant les chronos du suivi, je réalise le 6e temps de cette portion. Mais en sachant que j’ai discuté plus de 5’ avant de me faire « bipé », si je prends le temps de ma montre, cela me donne le 2e temps de la portion. A environ 2 minutes de Pierre-Laurent Viguier, mais environ 5 minutes de moins que la plupart des « élites » (Beauxis, Navarro, St Girons, …). Encore une preuve d’une bonne gestion.
  • J’ai découvert une belle région qui m’était encore inconnu. L’endroit est vraiment sympa pour y passer 1 ou 2 semaines de vacances en famille.
  • L'ambiance : les bénévoles et les spectateurs/accompagnants ont donné beaucoup de chaleur à chaque ravitaillement. Tout le monde étaient de super bonne humeur malgré la météo assez médiocre. Un rayon de soleil bien appréciable !        

Points négatifs :

  • La remise des dossards (je me suis déjà assez attardé sur ce sujet)
  • Le parcours que tout le monde m’annonçait magnifique. Je l’ai trouvé superbe par moment (lac de Bastan, cascade du Garet…), mais parfois ennuyeux (longues descentes sur pistes de ski, aller-retour au Pic du Midi, …)

 

Coursforest38 12/09/2013 00:16

Bonjour Rémy
BRAVO pour ta 6ème place au Challenge Salomon et ce superbe récit. A priori tu as fait le parcours du combattant pour récupérer ton dossard.
Pour la vidéo, "de rien, ça m'a fait plaisir de la faire".
A+ sur de nouveaux sentiers.
Patrick

Rémy 12/09/2013 08:37



Salut Patrick,


merci pour ton message et bonne récup après ton long périple sur l'Echappée Belle.


A bientôt.



Rémy 11/09/2013 20:58

Suite au message de Nico de ce matin, j'ai pu trouver le règlement de la course. Donc autant pour moi, il y en a bien un (comme Nico l'indiqué : Edition 2013 - inscriptions).

Cela dit, une fois inscrit, c'est vrai que je n'ai pas pensé à aller dans les inscriptions pour trouver des infos... Et pourtant, j'avais pas mal cherché sur le site avant la course (pour savoir le
matos obligatoire à apporter) et encore davantage après la course (pour vérifier si la licence était refusée). Bon, je n'avais pas cherché au bon endroit et comme la "FAQ" abordait les questions de
matériel et de certificat, je m'étais résolu à admettre que la FAQ faisait office de règlement... à tort, et j'en suis désolé.

Malgré tout, le règlement ("officiel" du coup) n'indique pas que les licences seront refusées... donc de mon point de vue, elles auraient dû être acceptées puisque c'est la loi :
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1030.xhtml

Mais bon, y'a plus grave dans la vie, et j'ai tout de même passé un super séjour dans une région magnifique. A coup sûr, j'y retournerai !

Saint Girons 11/09/2013 20:41

Bravo pour ton chrono sur la dernière section. Pourtant, je n'ai pas trainé. Pas très rapide sur la dernière montée mais la descente à bonne allure.
Sportivement
Thomas

Rémy 11/09/2013 21:08



Merci Thomas pour ton message. Il faut dire que je m'étais bien économisé sur toutes les descentes précédentes et qu'en sortant du dernier ravito, j'avais 2 coureurs juste derrière moi... donc,
fallait pas que je traine si je voulais garder ma place.


De ton côté tu avais une avance très confortable sur celui qui te suivait...


Bravo pour ta course, régulière comme très souvent !


On se verra peut-être sur Gap ou Millau.



Damien 11/09/2013 14:02

Bravo Rémy !

Quelle fin de course ! Tu as encore progressé cette année et tu seras terriblement efficace pour les courses de cette fin de saison ! Une période où tu as normalement un pic de forme !
Concernant les critiques, et te connaissant bien, elles se veulent constructives et toujours dans une volonté d'améliorer notre discipline, notre passion ! Il ne faut pas oublier non plus que tu as
aussi dans l'année la casquette d'organisateur, de bénévole et même d'administrateur au sein d'un club...Il est donc logique que parfois, tu te poses des questions sur des manières d'organiser de
grands évènements !

pour finir, vive les Pyrénées, vive le trail :-)

Manu 11/09/2013 12:15

Tu ne souhaitais faire que le 80 et au final tu fais l'ultra ( 80 + soucis d'avant course ), autant dire un super résultat dû à une très bonne gestion de course ( le tout lié à l'entrainement bien
sur ).
Cela donne aussi un super classement à la running cup Salomon qui pousse à un top 5 pour 2014.
Impatient de voir le résultat du relais à Gap....!
J'ai repris le chemin de l'entrainement pour m'amener à la STL ( je croise les doigts d'en avoir fini avec les soucis médicaux ).
Pour l'instant, vive les vacances ( pour moi ) et à bientôt.

Rémy 11/09/2013 14:57



Salut Manu,


Merci pour le message. Bien content effectivement de mon classement sur la course et sur la Cup. Et effectivement, vivement Gap (qui ne sera pas en relais, mais par équipe avec l'addition des
points marqués par chaque membre).


Bonne prépa Saintélyon. J'espère sincèrement que tes soucis sont définitivement terminés, je suppose que tu as eu ta dose....


A bientôt.



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