Rémy : Challenge Arverne 2011

 

Contexte : Toujours en prépa Saintélyon, 2 semaines après un beau trail des Hospitaliers, je décide finalement de participer à ce Trail du Roc du Diable. Ayant grandi dans ce village de Châtel-Guyon et étant sur place lors de ce weekend de 3 jours pour voir la famille, l’occasion se devait d’être saisie. D’autant que cette année, les organisateurs ont eu la bonne idée de proposer une formule sur 2 jours avec un parcours nocturne le samedi soir… pas mal pour une prépa Sainté ! 

Et puis ce sera aussi l’occasion de retrouver quelques amis et connaissances et de parcourir en compétition les chemins de mes débuts en course à pieds…

 

 

Objectif : Niveau 4 : Pas d’objectif. 2 semaines après les 75km des Hospitaliers et 3 semaines avant les 70 de la Sainté, le but de ma participation sera principalement de réaliser un weekend d’entraînement assez dynamique. La récup post-Hospitaliers semble plutôt correcte et je me dis qu’un résultat relativement correct au challenge des 2 jours (dans les 10) serait bon pour la confiance en vue du dernier objectif de l’année.

 


Déroulement :

 

J’arrive sur place en compagnie de mon père qui participe également au challenge des 2 jours. Alors que je voulais pour une fois réaliser un vrai échauffement, je suis vite « stoppé » par quelques retrouvailles… Après quelques bavardages et malgré tout quelques foulées, il est temps de se rendre au départ.

 

C’est assez particulier de prendre le départ d’une course dans ce parc thermal de Châtel-Guyon. Un endroit où j’ai passé de très bons moments durant mon adolescence, d’autant que, tel un symbole, la musique choisie par les organisateurs n’est autre que System Of A Down… l’un des groupes que j’écoutais le plus étant plus jeune (la musique de ce récit n’est autre que la musique choisi pour les départs de courses).

 

Bref !  La musique retentit et le départ de cette Nuit du Diable est donné. Je me positionne plutôt en retrait aux alentours de la 25 ou 30e place car je ne souhaite pas partir trop vite sur ce parcours roulant mais avec tout de même 500m+ qui demanderont un peu d’énergie pour être gravis.

 

Je reste sagement à cette place durant la courte, mais franche, petite montée jusqu’à St Hippolyte. On retrouve ensuite un peu de plat sur bitume et je déroule tranquillement. Je suis surpris de me sentir aussi à l’aise et gagne quelques places. Au « rond point des 4 routes », Fanny et ma belle-famille sont là pour m’encourager. Je conserve une bonne allure et gagne à nouveau 5 ou 6 places.

 

Nous traversons Enval et arrivons aux pieds des fameuses gorges d’Enval, magnifiquement embellies par les projecteurs. Je suis isolé mais aperçois qu’un groupe de 4-5 coureurs s’est formé à une petite dizaine de secondes devant. J’attaque la principale difficulté du parcours et revient rapidement à hauteur du groupe. D’ailleurs ce groupe s’étire de plus en plus.

 

Je suis plutôt bien et trottine sans avoir trop l’impression de forcer. Je me cale derrière un coureur du XTTR. Je m’apercevrai plus tard qu’il s’agit de Stéphane Lestrade, un traileur/raider référence dans le coin. Pour le moment je me contente de suivre, mais je me sens à l’aise. En revanche, dès qu’il y a une petite descente courte, je perds un peu de terrain, ne souhaitant prendre aucun risque en vue de ma prépa Saintélyon. Le sol est humide et les pierres très glissantes.

 

Après plusieurs minutes à suivre, je me décide à tenter de dépasser et prends vite un peu d’avance tant que le pourcentage est tolérable. En revanche, dans les quelques petits « murs » de la fin d’ascension, je perds  tout le bénéfice de mes efforts précédents.

 

On débouche sur le hameau de Facemeunier et un groupe de 6 se dessine peu à peu sur cette partie roulante. J’essaye de me positionner aux avant-postes de ce groupe, mais j’ai du mal à relancer au niveau du souffle. Pire, quelques instants plus tard, je sens un violent point de côté arriver (cela n’a pas dû m’arriver depuis au moins 3 ans !).

 

J’avais choisi de partir avec une ceinture porte-bidon, mais cela ne semble pas une bonne idée, car non seulement je n’ai pas bu de la course, mais en plus cette ceinture me comprime et aggrave mon point de coté. Je suis donc contraint de ralentir sensiblement et d’enlever ma ceinture porte-bidon pour retrouver un peu de souffle. Je poursuis donc avec ma ceinture à la main. Le groupe de devant s’échappe peu à peu mais derrière, personne ne semble revenir. Je vais donc me contenter d’essayer de conserver ma place

 

Voici la descente finale qui s’annonce « relativement » longue. Le point de côté disparaît peu à peu et je relance un peu dans les portions dégagées. En revanche, dès que le sol semble glissant ou accidenté, je prends beaucoup de précaution et perds un peu de temps. Mais peu importe, à 3 semaines de la Saintélyon, je n’ai pas spécialement envie de me faire une cheville ou de me prendre une gamelle.

 

Toutefois, malgré ces précautions, je reprends 2 places dans cette descente ce qui me permet de franchir la ligne en 10e position. Je suis plutôt satisfait car la forme était assez au rendez-vous et je pense avoir plutôt bien géré mon affaire en vue de la journée de demain. On verra ça. Au niveau chrono, je termine en 1h18’20, très loin derrière l’intouchable Etienne Diemunsch (1h04’58) et Yoann Meudec (1h10’46). En revanche à partir de la 3e place, c’est vraiment très serré puisque le 3e n’est qu’à 2 minutes devant moi.

 

Roc nuit

 

Après une nuit de sommeil, il est temps de se préparer et de repartir sur les lieux de la course. Les jambes semblent étrangement fraîches, mais je reste prudent car je sais que parfois cela peut-être trompeur.

 

A 9h30, on se place sur la ligne et le départ symbolique est donné en groupe. En fait un VTT nous amène sur le « vrai » départ, un gros kilomètre plus loin. Après quelques minutes d’attente, le départ est donné.

 

Comme la veille, je pars assez prudemment. Le chemin est pour le moment assez roulant et nous arrivons rapidement au plan d’eau des Prades en file indienne. Vient bientôt la première grimpette de ce parcours en montagnes russes. Comme la veille, je suis plutôt à l’aise dans ce type de passage et je trottine sans trop me fatiguer. Je gagne ainsi quelques places.

 

Sur le haut, j’arrive à bien relancer mais dans la petite descente technique qui suit, je concède un peu de terrain sur le groupe qui me précède. Effectivement, comme la veille, je préfère être assez prudent dans les passages à risque comme les descente accidentées. Malgré tout, dans un passage très pentu, j’arrive quand même faire une petite chute et à bien m’égratigner la hanche.

 

Je retrouve bientôt un passage plus roulant puis une nouvelle grimpette. Cela me permet de recoller aux coureurs qui me précédaient. Puis me sentant de nouveau bien à l’aise, assez rapidement, je me détache. Nous passons à proximité du village de Téihède.

 

Dans la descente qui suit, re-belotte, je perds un peu de temps à vouloir être prudent mais peu importe, je recolle de nouveau dans la montée qui suit.

Ensuite, cela devient un peu plus roulant et j’essaye de me tester un peu pour faire un état des lieux de ma forme actuelle. Je suis plutôt satisfait puisque j’arrive à me dégager un peu des coureurs qui m’accompagnent.

 

La descente suivante me permet de grappiller une place, mais je sens que ça revient tout de même de derrière. Cette descente nous emmène sur l’unique ravitaillement du parcours.  

J’ai le plaisir d’y voir Fanny et notre fille. Je prends le temps de leur faire un petit bisou, puis de remplir mon bidon et je repars en ayant laissé filer 2 coureurs. On m’annonce 11e.

Roc ravito

 

La suite s’effectue sur des chemins que je connais bien. Cela me permet de bien gérer mes efforts, même si je sens que ça va être compliqué de rentrer dans les 10.

Pourtant sur une légère montée sur Chazeron, je dépasse un coureur ne semblant pas au mieux, puis dans la mini descente qui précède la traversée de route, je reviens sur le coureur qui me précède.

 

Me sentant un peu entamé, je me dis que ce serait plutôt bien de tenir son rythme dans la petite montée roulante qui arrive. Je m’accroche et je me sens finalement à l’aise. Du coup, je tente d’accélérer sensiblement et me détache petit à petit. Sur le haut de cette ascension, je dois avoir une quinzaine de secondes d’avance.

 

J’entame la dernière (longue) descente et je continue à être assez prudent. Toutefois, je me retourne régulièrement pour voir si ça revient ou pas derrière car c’est vrai que j’aimerai bien rester dans les 10.

 

Un peu plus bas, à proximité de la cascade de l’écureuil, je sais qu’il ne doit rester que 2 bons kilomètres roulants et je me dis que ça doit être bon pour conserver ma place. Je me retourne et aperçois un coureur à moins de 10 secondes… Aïe, le final ne sera donc pas aussi relâché que prévu, d’autant que le tracé me réserve quelques surprise puisqu’il évite le large chemin le long du cours d’eau et fait quelques montagnes russes sur de bien beaux singles… J’accélère comme je peux en espérant conserver mon avance mais je doute que cela soit possible car je sens que je suis au max. Le chemin devient peu à peu moins accidenté et je relâche un peu mon attention au sol. Cela me vaudra de me prendre le pied dans une racine et de me « gaufrer » à terre. Je me relève aussitôt et repars avec quelques petites prémices de crampes et le coude un peu en sang.

 

Je retrouve bientôt le large chemin longeant le cours d’eau et je déroule une bonne foulée. Je me retourne à nouveau et reprends espoir de conserver ma place puisque j’ai toujours une dizaine de secondes d’avance. Je poursuis mon effort jusqu’au Parc Thermal synonyme d’arrivée et je boucle ce 3e Roc du Diable à la 9e place !

Roc diable

 

Bien content de finir dans les 10 de ce parcours varié et agréable.

La bonne surprise sera le classement sur les 2 jours puisque j’ai le plaisir d’apprendre que je réalise le 3e temps au cumul des 2 étapes. Cela me permet donc d’obtenir un 3e podium en 3 weekend consécutifs. Ce qui est assez drôle, c’est que les 3 épreuves sont très différentes (Hospitaliers (75km), Ekiden de Grenoble (marathon en relai), et Challenge Arverne (16+23km)).

Roc podium

 

A présent cap sur la Saintélyon pour bien clôturer cette année 2011.

 

 

Points positifs :

-         La 3e place est vraiment une très bonne surprise. J’abordais l’épreuve comme un entraînement soutenu et je repars avec 2 places dans les 10 et une belle 3e place au cumul. Très encourageant pour la suite

-         Ma gestion de l’effort a été très bonne puisque j’ai quasiment toujours eu de bonnes jambes sur ces 2 jours. La récup ne devrait donc pas être longue…

-         Ce fut un vrai plaisir de courir sur la commune de mon enfance. A coup sûr je reviendrai sur cette épreuve

 

Points négatifs :

-         Rien

 

 

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Damien 23/11/2011 08:27

Bravo Rémy ! Un enchaînement assez génial :-)

Allez, dernier objectif de l'année...une sainté pour finir en beauté !!!

Rémy 23/11/2011 22:10



Merci Damien. Je vais effectivement essayer de bien finir la saison, tandis que de ton côté tu débute la tienne en cross ! Bonne poursuite de reprise du côté de Voiron...



Manu 22/11/2011 17:54

C'est tout le travail de ces dernières années qui paie ( notamment les 2 dernières ), bravo Rémy avec je te le souhaite une bonne STL en bouquet final 2011.

Rémy 22/11/2011 23:48



Merci Manu. C'est vrai que le travail et l'expérience de ces dernières années se retrouvent sur les courses d'aujourd'hui, mais je suis bien conscient que ces podiums ont été effectué sur
des courses où le niveau n'était pas particulièrement relevé. La Saintélyon sera à coup sûr un bon test pour voir un peu où j'en suis.


A bientôt.



doune 22/11/2011 09:49

felicitations !

C'est la grande forme en ce moment... ça laisse présager du très bon pour la STL !

Rémy 22/11/2011 23:44



Merci Doune...


Effectivement, c'est plutôt bon signe, mais il vaut mieux être en forme le jour J plutôt que 3 semaines avant... on verra bien dans 10 jours.


A+


Rémy



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