Kikourou étant en rade, notre ami Damien nous fait part de son récit de sa CCC...

 

 

Fin août à Chamonix…il règne un parfum de fin de vacances, fin de saison mais c’est aussi le Week-end qui fait rêver bon nombre de traileurs. L’UTMB, course de légende…

 

 Mais sa petite sœur, la CCC ( Courmayeur, Champex, Chamonix) a fait petit à petit sa place dans le calendrier et dans les esprits. Une jolie balade tout de même qui emprunte en grande partie le GR du Tour du Mont Blanc à travers 3 pays :

La distance : 98 KM, l’équivalent de 2 marathons plus 14km…

Le déniv’ :5600m c’est grimper la tour Eiffel plus de 17 fois…

 

Il y a encore 2-3 ans, je ne m’imaginais pas faire ce genre de truc, trop « ultra » à mon goût. Seulement pour les barjots, les masos, les Forrest-Gump ou les rêveurs ! Et pourtant…

 

Et pourtant, on y bascule petit à petit sans vraiment s’en rendre compte.

D’abord, en écoutant les copains qui ont tenté « l’expérience » . Ils en parlent comme d’une aventure, pas comme d’une course classique…Ensuite, en se plongeant dans les magazines, les cr sur kikourou…En  traînant aussi sur le site de L’UTMB…et… on s’inscrit !

 

Quelques semaines plus tard le verdict tombe…Après le tirage au sort, je fais partie de ceux qui auront un dossard sur la CCC 2010 !

 

Et, je ne suis pas seul dans ce délire ! J’ai 3 partenaires d’entraînement et amis qui participeront à la fête. Les membres de 3D Trail. Rémy sur la TDS, Thierry et Christophe avec moi sur la CCC.

 

Du coup, l’année a une saveur particulière. La CCC est  toujours dans un coin de la tête…. Pas de compétition depuis le trail des Ecrins ( cf cr ) . Mais, un entraînement consciencieux ( merci coach !),  toujours basé sur l’écoute de mon corps ( envie, fatigue, plaisir…).

 

C’est aussi une prépa que je peux partager. Des entraînements avec les copains du club. Les 3D trail mais aussi Arnaud ( belet ), Guillaume, Mike... De belles sorties en montagne. ( Combien de chamois on a vu Rémy ?… ). Mais aussi  une superbe rando avec Caro, en faisant le TMB ( tour du mont blanc )  en 6 jours. Que du plaisir en montagne…

 

LA COURSE :

 

Etant donné mon inexpérience sur ce type de course, je me suis mis comme objectif premier de terminer la course. Mais, bien évidemment, comme on doit avoir des points de repère quand même…j’ai des temps de passages pour 4 scénarios.

Scénario 1 : course moyenne : 18heures

Scénario 2 : course réussie : 17heures

Scénario 3 : course très bonne : 16 heures ( un peu optimiste le garçon…sans expérience)

Scénario 4 : grosse perf : 15 heures ( euh…là c’est vraiment un peu osé )

 

À vrai dire, je crois peu au scénario 4. En regardant les classements de l’an dernier et en parlant avec des traileurs chevronnés, 16h et des brouettes peut être dans mes cordes. A chamonix,  pour partager un bout de l’aventure, mes parents, Caro et les enfants seront là. D’ailleurs, mes petits feront la Mini CCC…déjà un parfum d’aventure J

 

Pendant la course, Caro m’assistera à partir de la Fouly. Son aide me sera précieuse.

Du coup, je suis étrangement  calme et très Zen quelques jours avant la course. Ce qui étonne mes proches ( ceux qui me connaissent comprendront J !!!)

 

LE JOUR J : Chamonix 7H15 le 27/08/10 :

 

J’ai bien dormi cette nuit, le SMS de l’organisation avertissant des conditions météo difficiles m’a servi de réveil. Caro  se lève avec moi pour me déposer au bus. On discute de la tactique de course, le principal étant de se faire plaisir, de ne pas se faire mal…

 On arrive rapidement au départ des cars. On retrouve Jacques et Christophe. Caro nous souhaite bonne chance. Je la retrouverai plus tard… Je suis sûr qu’un jour, elle sera à ma place…

 christophe jacques

                       

 

je rentre dans l’ambiance. L’atmosphère est très bonne… mais pas la météo à la sortie du tunnel !

 

Après une pause au gymnase, des bonjours à quelques connaissances, ( salut Alex 38 !). On décide de se diriger vers la ligne de départ. Je suis calme, concentré et je vais au moins 10 fois au petit coin inonder les rues de Courmayeur ! Jacques me demande même si tout va bien au niveau de la prostate J.  La foule se masse sur la ligne. On retrouve tous les collègues du club, Christophe, Denis, Gilles,  les Sophie, Soledad, Marie-Hélène et j’en oublie!!!

Certains rigolent, d’autres ont le masque…je suis de ceux-là, très concentré, essayant de profiter au max de ces instants uniques, bercé par le speaker « anglo-franco-italiano-nipanophone !!! » Les têtes d’affiche arrivent, Maud Giraud, Manu Gault, les frères Camus…

Le départ n’est plus très loin. Arrivent enfin les hymnes nationaux…Suisse, Français puis Italien…c’est assez grandiose…Catherine Poletti donne les derniers conseils de prudence : il va faire humide et froid !

  

Attention 5-4-3-2-1….oh punaise…C – C – C

 

C’est parti pour une longue rando en montagne…sous des seaux d’eau.

Je me force à ne pas user d’énergie pour pester contre les conditions météo. C’est comme cela, il va falloir trouver du plaisir ailleurs…

 

Les premiers kils dans les rues de Courmayeur sont assez rapides, je pars prudemment…J’évite de justesse le portable de Denis sorti de son sac (oups !) et  remonte tranquillement à mon allure une cinquantaine de coureurs placés devant moi sur la ligne. je retrouve Christophe et Thierry à la sortie de la ville. Thierry fait la conversation, cela me va bien, il m’impressionne toujours avec son énergie débordante !  Je reste très attentif à mon souffle ( lent ) et mon cardio ( le plus bas possible)…

Dans les premières pentes, chacun trouve son rythme, Christophe se laisse décrocher gentiment et je reste avec Thierry qui me répète sans ralentir : « on part vite là… ».

 

La vraie ascension vers le refuge Bertone commence et je décide de me couvrir, le vent est fort, il fait froid et la pluie redouble. On va traîner vers 2000m, va pas faire chaud…

Thierry part devant et j’alterne un rythme marche course.

 

A Bertone (  1H25 de course 62ème).

Je prends le temps de boire une petite soupe et  repars toujours tranquille.

L’attaque de la Tête de la Tronche est très raide. J’aperçois les premiers devant et thierry à 2’. Sans changer mon rythme, je double quelques coureurs passés devant moi au ravito. Je ne force pas, je suis bien. On y est dans la course de l’année!!!

Je double Maud Giraud  peu de temps avant le sommet ( 2H11, 58ème) qui me repassera très vite ensuite ( quelle descendeuse !!!) sans que je la revois… elle en profitera pour me prodiguer quelques conseils sur ma technique ( un peu raide le garçon, elle m’a conseillé le « pas chassé J merci Maud ! ).

 

La longue descente jusqu’au refuge Bonati, je la fais en mode « économie ».En effet, en jetant un œil sur mon tableau de marche, je suis plutôt sur des bases 15heures…j’ai donc de l’avance. Je me remets en tête les conseils de Rémy ( t’es en échauffement jusqu'à Arnuva !). Je me fais doubler par des bolides descendeurs.

 

 Bonatti ( 2H47, 62ème),

j’arrive  frais et humide J . Je prends une nouvelle fois bien le temps de me restaurer…je bois une petite soupe…Trop Salée !!!

Erreur de débutant…il fallait mettre de l’eau froide pour diluer…sans énervement je repars jusqu'à Arnuva toujours dans un rythme pépère…La descente est plus que glissante mais les bâtons m’aident bien et le ravito est vite là.

 

Arnuva ( 3h24, 63ème ) Premier objectif réussi. Merci Rémy !!!

J’attaque le grand col ferret. Un morceau de la CCC… Depuis cette fameuse soupe, j’ai un peu la gerbe, je sens que cela passe moins bien. Je gère ce léger problème digestif en ralentissant. Pourtant, même en ralentissant, je récupère Maxime Léger du Team Technica ( salut Maxime !) et Delphine Avenier ( 2ème féminine !).

C’est sous un léger soleil ( le seul de la journée) que l’on gravit ensemble le grand col ferret.

 

Au Col Ferret ( 4H25,58ème)

Je récupère …Thierry ! Il est un peu moins fringuant et gère une petite hypo. Malgré cela, le sourire jusqu’aux oreilles !!! Il me dit qu’il est sans eau. Je lui passe ma pipette en lui disant qu’il va faire le plein à la Peule ( pas de ravito en fait  !)

je l’attends un peu au début de la descente mais il continue de gérer son hypo. Il me dit de filer…Je pense vraiment qu’il me retrouvera plus tard avec son expérience…

Je fais toute la descente avec Delphine, elle a un léger coup de moins bien, je l’encourage, lui dit de s’accrocher à mon rythme en se mettant bien derrière moi. On arrive ensemble à

 

La Fouly. (5h22, 56ème)

j’attends ce ravito depuis le début ! je vais y retrouver Caro, les enfants et mes parents. C’est trop bon de les voir au détour de la route ! Cela me booste ! Caro fait 200m avec moi, mon père est là, les enfants ont les yeux qui brillent…le bonheur quoi ! fouly beau temps

Tiens, quand je rentre dans la tente, Olivier Lavastre sort…oh là… les cadors ne sont pas trop loin…Je prends le temps ( un peu trop sans doute, 10’ de pause !) d’apprécier la présence de ma famille. Caro, en traileuse confirmée gère à merveille le remplissage de la poche à eau, remet des gels comme il faut…le top  je vous dis J

Ma mère reste un peu en retrait…je vois dans ces yeux l’inquiétude d’une maman se rendant compte du délire de son fils. Les petits m’encouragent et c’est reparti vers Champex.

 avec ma maman.foulyjpg

 

À la sortie du ravito, Delphine, Maxime et quelques autres qui étaient avec moi sont loin devant et je suis un peu seul…Mais, au détour d’un sentier, Caro débouche et m’encourage, ensuite mon père, le parcours longe la route jusqu'à Issert, début de la montée vers Champex !

praz de fort

 

Je suis bien et je double, je reviens même sur Delphine et Maxime . On finit Champex ensemble, au courage.

 

Champex, (7 h02 de course 49ème)

C’est le piège de la course…on a froid, on commence à sentir la fatigue…moi je reste encore longtemps au ravito, plus de 10’…erreur de course ou bonus pour finir frais,  on ne le saura jamais J.

champex avec maxime

 

J’ai un peu la boule au ventre, j’appréhende la prochaine bosse : Bovine. En reconnaissance, je l’avais trouvée difficile…j’ai même un peu envie de chialer. Je pense à plein de trucs qui sont arrivés dans notre vie depuis 2-3 ans, et pas que des choses drôles…je veux m’en servir pour aller plus loin, aller au bout de mon délire. J’ai la chance de pouvoir réaliser mes « envies ». Alors, je ne vais rien lâcher !

 

Au ravito, Caro m’assiste encore parfaitement techniquement et moralement. Les petits sont là, attentifs, présents, mes parents m’encouragent et je repars,

 

champex sortie

 

J’ai de bonnes jambes à la sortie de Champex jusqu’à l’attaque de Bovine. Mais, je gère, car je sens que la digestion reste délicate. Comme dans le col ferret, je ralentis. Cette montée, c’est l’enfer, c’est raide, c’est farci de pierres et de trous en tout genre et c’est long.

 En plus, on se prend un orage titanesque qui finit de nous rincer, il fait froid, cela tonne au dessus de ma tête et les chemins ressemblent à des ruisseaux…  Là, je pense au SMS de mon Kiné,  Fred, avant la course…un magicien aux mains d’or ( il m’a sauvé ma saison !!!) et à ses mots magiques qui pèsent dans une course. Merci Fred !

 

Hop, cela repart. J’ai perdu quelques places dans la montée (Bovine en 8H49 , 51ème). Mais je fais une bonne descente, j’ai des ailes et je double sans oublier de demander si tout va bien. On s’encourage mutuellement. On est solidaire dans ce genre de situation !

Au col de la forclaz, je file.

 

Trient ( 9H42, 53ème:

Surprise, Mes parents sont encore là avec les petits ! Mon père fait 100 mètres avec moi. Je ressens de l’émotion dans ses mots, j’en ai la chair de poule.

ravito champex1

 

Au  ravito, Caro répète sans cesse «  du plaisir, fais toi plaisir, tu vas y arriver, c’est génial … » le son de sa voix me donne de l’énergie. J’enfile ma frontale, j’explique aux petits que je vais finir la course de nuit…ils me regardent comme si j’étais le père Noël ! ( avec la guirlande sur la tête J).

sortie trient

 

Olivier Lavastre est sorti en même temps que moi de Trient, je vais le suivre toute la montée de Catogne. Une belle montée régulière. Olivier bascule 1’ devant mais je suis plus rapide en descente et l’on partage un dernier thé chaud au pointage de

 

Catogne (10H53, 47ème)

Moment incroyable, une tente balayée par les vents, des bénévoles frigorifiés, un mélange « pluie-grèle » qui tombe à l’horizontale !!!! J’ai une pensée pour ceux qui nous suivent et pour les coureurs de l’UTMB…Quelles conditions vont-ils trouvés au col du bonhomme !!!

A vallorcine, on m’annoncera l’annulation de la grande course. La sécurité n’a pas de prix.

 

Je repars seul, la nuit est tombée mais je suis bien…incroyablement bien.

 

Vallorcine ( 11H39, 45ème: avec l’envie d’aller au bout, je suis déterminé ! Caro le voit et me motive, Une copine infirmière bénévole m’interpelle «  J’ai eu Fanny, Tout le monde est derrière toi !  » je repars vite et pense revoir Caro à Cham’…, les larmes ne sont pas loin…!

vallorcine

 

Entre le col des montets et l’attaque de la Tête aux vents, j’ai du jus et je trottine souvent…il tombe des trombes.

Au détour d’un chemin, moment irréel, Caro est là, rincée, tout comme moi sous une pluie tropicale ( sauf qu’il fait 8° !)   On se reconnaît au denier moment. Derniers mots avant la terrible tête aux vents…

 

J’ai quand même donné sur le plat et le début de la côte est ardue ! Je ne trouve pas de rythme et je suis seul.

Seul depuis Vallorcine d’ailleurs ! pas de lumière devant, pas derrière…y sont où les copains,  !!!!  La pluie redouble ( si c’est encore possible ! ) le sentier est un torrent, le brouillard se lève, j’ai envie de vomir !  En haut de l’ascension, sur le chemin, un petit lac s’est formé et je le traverse l’eau au-dessus des chevilles !!! Cela me réveille et mes soucis gastriques se gèrent assez bien…

Je tarde à trouver les contrôleurs du sommet (13H38, 41ème ) ( les pauvres ! tente désertée, trop exposée aux vents !) . Mais c’est parti pour la Flégère où il est bien difficile de courir. Je double l’américaine Kemi Semick qui est à bout, on s’encourage ( en anglais J), cela sent la fin quand même.

 

La Flégère ( 14H01, 41ème) reste une petite dizaine de km de descente…J’y crois mais j’ai peur. Peur du malaise comme celui survenu au marathon des Causses l’an dernier. Un malaise alors que j’étais 10ème de la course et à 8km de la fin !!!

 

Je gère…je suis obligé de m’arrêter plusieurs fois, la frontale déconne un peu  mais je gère 

( encore merci Arnaud, ton spot sur la tête c’est le TOP !).

 Je double un coureur qui finit au courage, un Italien me pose littéralement sur le côté alors que je croyais avoir un bon rythme…cette fin de course est incroyable !

 

Les singles terminés je file sur la route forestière, j’accélère, je cours, je cours toujours après 95km…incroyable ! Je déboîte dans les rues de cham’, c’est trop bon, un coup d’œil sur la montre 14H54 de course… je décide de tenter les moins de 15heures. J’accélère encore, je dois être à 15KM/h, J’ai des frissons, les rues sont pleines, partout on m’encourage, j’accélère, je suis saoul, l’adrénaline monte… 400m, Caro arrive en courrant un sourire jusqu’aux oreilles, elle va finir avec moi, le rêve ! Je vois la ligne, je ne vois plus que la ligne, je manque d’éborgner Caro avec mes bâtons ( une vogoyade encore chérie !!!!)

bras lev+®s

 

J’y suis !!!!!!!! inracontable…… Le temps s’arrête quelques secondes, j’ai réussi…

J’ai réussi !!!!!!!!!!!!!

arriv+®e

 arriv+®e2

 

yes

 

Chamonix en 14H58, 41ème.

Je voulais terminer et faire 17heures, les 15 h c’était  un peu du rêve et du bonus. J’ai le BONUS. Je plane…

Fanny, Gabrielle sont là aussi, merci les filles  ! Vos garçons feront des courses énormissimes ! 

 debriefing

 

arr

 

Arnaud ( belet) est là …Il est venu sans habits de pluie en moto !!! Lui aussi aura vécu un week-end humide ! Merci Arnaud ! j’apprendrais plus tard qu’il avait mis au courant le suivi  live de la course à tous mes amis angevins de 30 ans. Ils ont été derrière moi toute la course.

arno fanny

 

D’ailleurs, ils sont très forts en jeux de mots sur les différents ravitos de la course J Merci les amis. Les messages m’ont vraiment touchés.

repos

 

Peu de temps après moi, Sophie arrive  , 4ème de la course en 15H27 !!!! Quelle talent ! Et puis, cerise sur le Gâteau, Christophe et Thierry en terminent main dans la main, les 3D trails ensemble sur la ligne, une belle image et ce, en 15H58 ! ( grosse perf de leur part ! ).

comp+¿res

 

nous 3

 

On s’attarde sur la ligne encore quelques minutes, la pluie redouble. Terrible pour ceux qui sont encore en course. Seulement 400 traileurs passeront la ligne d’arrivée à Chamonix, les autres seront stoppés à Vallorcine ( trop dangereux à cause des coulées de boue) Encore Bravo à Christophe Lefebvre 104ème en 16H41, Sylvie  14ème V1 en 20H30 !

Grosse pensée pour ceux restés à Vallorcine et pour les autres pour qui les conditions ont gâché la fête .

 

Evidemment, ce CR est peut être un peu atypique car le week end UTMB a fait des milliers de déçus ( annulation de courses, temps apocalyptique, tension palpable des organisateurs…)

J’ai eu la chance de terminer, de réussir ma première course ULTRA et surtout de l’avoir partagée avec mes proches. J’espère seulement avoir réussi à retranscrire cette indescriptible émotion qui se dégage de ce genre d’effort. Aller au bout de soi-même, une aventure intérieure bien au-delà des débats médiatico-financiers qui gangrènent l’esprit trail de cet événement en ce moment.

 

Je finirai par féliciter mes potes Rémy Marcel pour sa course parfaite le lendemain ( 26ème au scratch) . Tu l’as mérite cette course Rémy, tu fais partie des meilleurs. Ainsi que Jacques son papa et Brice d’endurance Shop Grenoble restés à Vallorcine. Vous avez fait une belle course les gars, une belle aventure dans des conditions terribles. Bravo à vous.

 

Enfin, un grand merci à Jérôme, le coach comme on dit…Tu prends beaucoup de ton temps pour nous préparer au mieux…Tu as vibré devant ton PC jusqu’à point d’heure en suivant tes poulains. Pour toi, l’important était que l’on ne se blesse pas…contrat rempli pour tout le monde coach. J on t’attend pour la prochaine !

Tag(s) : #Damien récits de course
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