Bloc d'entrainement, explications

Quantifier sa charge d'entrainement est désormais indispensable pour chaque traileur rigoureux, afin de planifier sa saison et préparer au mieux ses objectifs. Le but initial est bien sûr d'améliorer sa performance. Mais cela peut aussi se traduire ou se comprendre par : réduire son temps de course, augmenter sa distance et son dénivelé de course, ou être plus à l'aise en compétition.

Pourquoi alors réaliser un bloc d'entrainement dans son programme ?
Un traileur ou un coureur va augmenter sensiblement sa charge d'entrainement habituel pour entrer dans une période de "surcharge" de travail. Cela peut se traduire par des sorties plus longues. Chez les 3D trail, nous préférons actuellement privilégier la répétition des sorties de qualité.
Ainsi au lieu de réaliser ses 3-4 sorties hebdomadaires, il est intéressant de monter à 7-8 sorties hebdomadaires en conservant de la VMA courte, du fractionné en côtes, du seuil et quelques footings plus cools. Pour un ultra-traileur, il sera aussi bénéfique d'inclure une sortie longue.
Cette période de surcharge pourra durer entre 10 et 20 jours suivant l'importance et/ou la difficulté de l'objectif.

Quel est le gain ?
Bien sûr, si on s'entraine plus, on sera alors plus fatigué. Après ce bloc d'entrainement, il est donc indispensable de réduire son activité, voire de couper complètement pour se reposer. Durant ce repos, l'organisme va s'adapter au surcroit d'entrainement passé et il va entrer dans un effet de "surcompensation". Cela va se traduire par un pic de forme à venir, idéal pour une compétition. Il faut donc bien se connaitre pour planifier au mieux le cycle total et faire coincider ce pic de forme et le jour de la compétition.

Quels sont les effets négatifs ?
Qui dit surcroit d'entrainement dit augmentation du risque de blessures ou aussi gros coup de fatigue. Chaque traileur fera attention d'augmenter sa charge suivant ses moyens (il n'est pas donné à tout le monde de monter à plus de 160kms hebdomadaires comme Thierry Breuil...), de ne pas tomber dans le surentrainement, souvent synonyme de casse... Durant cette période, il faut être encore plus à l'écoute de son corps et ne pas hésiter à stopper/réduire si ça va mal.

Dans quelques jours, nous vous proposerons une petite explication sur un cas extrême de ce type d'entrainement, le week-end choc proné par Guillaume Millet et très utile en ultra.

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G
Article très intéressant, merci encore.
Répondre
3
<br /> <br /> De rien !<br /> <br /> <br /> Ca fait toujours plaisir d'avoir un retour sur nos articles...<br /> <br /> <br /> Au plaisir de se rencontrer sur un chemin<br /> <br /> <br /> <br />
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