parcours Saintélyon : description et analyse

 

Le parcours de cette épreuve a la particularité de ne pas changer au fil des années, mis à part l'an dernier où le final avait été un peu remanié car la traditionnelle arrivée au Palais des Sport de Gerland était impossible à cause d'une rencontre de Handball.

Suite à nos expériences sur ce parcours (Rémy a participé à l'épreuve en 2006 puis est revenu en 2007 en compagnie de Thierry), nous vous livrons nos impressions et analyses de ce tracé.


Le départ sera donné du Parc Expo de « Sainté » à 0h00. Les premiers kilomètres permettent de bien étaler le peloton conséquent sur une très large route. Toutefois, si vous souhaitez réaliser un bon classement, il est bien sûr préférable de bien vous placer avant le coup d'envoi (au moins 30 minutes avant le départ), car sinon vous perdrez un peu de temps à trouver votre allure. Les 6 premiers kilomètres passent très vite et permettent de se placer mentalement dans la course. Au fur et à mesure, on s'éloigne de la ville. Les lumières faiblissent et le silence devient plus présent.

Le tracé devient plus étroit, mais toujours sur bitume. Cela devient moins roulant, puisque la pente est un peu plus forte, mais cela reste facile de courir sans y laisser trop d'énergie

C'est ensuite une succession de petites routes et de chemins sans réelles difficultés. Il faut toutefois rester prudent, le sol pouvant être boueux par endroit. De plus, certains passages doivent être gérés avec retenue car il est facile d'y laisser plus d'énergie que nécessaire (et qui fera peut-être défaut quelques heures plus tard).

Cette portion vous mènera rapidement au premier point de contrôle de St Christo-en-Jarez. Vous y trouverez un ravitaillement plutôt bien fourni qui indique que vous avez déjà parcouru 16km.

A la sortie du poste, quelques petites marches vous serviront de test de fraicheur musculaire.

Vous arriverez bientôt sur une bonne bosse un peu plus raide qui oblige une grande partie des coureurs à marcher. Ce passage peut-être assez exposé au vent. N'hésitez donc pas à vous couvrir, car la suite ne vous permettra pas de beaucoup vous réchauffer.

Au sommet de cette ascension (quasiment 200m de D+), vous retrouverez un terrain propice à trottiner. Lorsque vous progresserez sur le bitume, le ravitaillement de Moreau ne sera plus très loin.

Une fois ce ravitaillement passé (nous vous conseillons d'y faire le plein), c'est une portion descendante qui vous mènera jusqu'au prochain gros poste, celui de Sainte Catherine. Cette descente (malgré tout entrecoupée de 2 petites bosses) sera exclusivement sur chemin et pourra être assez boueuse par endroit. A négocier avec prudence, d'autant que la partie en sous-bois peut-être parsemée de feuilles mortes masquant quelques pièges.

Vous retrouverez ensuite un peu de bitume. Ce sera le signe que le ravitaillement est à quelques minutes. Sainte Catherine est l'un des points du parcours les plus animés, du fait que beaucoup de relais (à 2 ou à 4) attendent à cet endroit. De plus, c'est environ la mi-course et bon nombre de coureurs s'y attardent un peu plus longtemps qu'ailleurs. Le remplissage en eau n'y est donc pas aisé, et nous vous conseillons d'effectuer votre plein hydrique au prochain point, 10km plus loin (il faut donc aussi prévoir les ravitaillements précédents en conséquence).

En sortant de ce poste, vous reprendrez les chemins. Une côte d'environ 150m de D+ vous permettra de juger de votre forme à la mi-course. Cette montée n'est pas particulièrement raide, mais peut semblait délicate si la première partie a consommé plus d'énergie que prévue.

Au sommet de cette bonne bosse, vous redescendrez durant environ 4km par le bois d'Arfeuille. En cas d'humidité, le sol peut y être particulièrement gras. Néanmoins, cela reste un passage très agréable du parcours. Après une courte remontée, vous voici à St Genoux, lieu du 4ème ravitaillement, ce qui vous permet d'éventuellement faire votre plein en liquide et solide. La route qui quitte l'endroit ne vous encouragera pas à retrouver une foulée très aisée, car il s'agit d'une petite ascension de plus de 100m de dénivelé. Mais une fois en haut, vous avez 11km de descente non-stop.

Cette portion alterne bitume et chemins, mais reste très roulante et très peu technique. Il faut donc y courir à un bon rythme, sans pour autant se laisser emporter par l'euphorie, car il est possible de se « cramer » en voulant récupérer du temps dans cette partie « facile » et adopter un rythme non compatible avec la suite de la course.

Avant la fin de cette longue descente vous traverserez le ravitaillement de Soucieu-en-Jarrest où il n'est pas nécessaire de s'arrêter trop longtemps. Quelques gorgées de liquide et une ou deux poignées de solides devraient suffire. La descente se poursuit encore environ 3 kilomètres et vous devrez ensuite affronter une petite bosse sur chemin.

C'est à partir de là que votre temps de course peut se jouer, car vous pensez avoir fait le plus dur (ce qui est vrai sur le papier), mais il reste tout de même une vingtaine de kilomètres et 3 petites ascensions plutôt casse-pattes.

Une fois cette première avalée, vous redescendez et traverserez le petit village de Chaponost avant d'attaquer la seconde bosse de cette fin de parcours.

Une descente un peu plus longue et plus franche que la précédente vous permettra de rallier le ravitaillement de Beaunant. Arrivé ici, vous savez que vous finirez cette épreuve. Il vous reste 12km (entièrement sur goudron) et il peut-être utile de faire ici votre dernier plein hydro-alimentaire.

Quelques centaines de mètres de descente et vous voilà enfin devant la dernière difficulté de la nuit (ou de la matinée), la fameuse côte de St Foy, d'environ 200m D+.

Cette ultime difficulté est assez raide et se franchira en grande partie grâce au mental. Une fois au sommet, la descente débute sereinement, puis devient plus franche en pénétrant dans Lyon. Les quelques séries de marches d'escalier devront don être bien négociées pour ne pas vous provoquer (ou aggraver) de crampes.

La fin de cette descente sera indiquée par votre passage au dernier ravitaillement, place Bellecour. Inutile de trop s'y attarder car il ne vous restera que 6km (qui en paraîtront peut-être plus) pour achever cette course.

Ces 6 derniers kilomètres complètement plats, en grande partie sur les quais le longeant la Saône, seront mentalement assez difficiles. Mais, si vous parvenez à vous sur-motiver pour réussir à trottiner, cette portion où beaucoup progressent tels des zombies, pourrait vous permettre de grappiller un bon nombre de place et de conserver un meilleur souvenir de cette fin de course.

Lorsque vous commencerez à quitter les quais pour un large chemin bordé de gazon, c'est que l'arrivée est toute proche (moins de 500m).

Vous pourrez donc lâcher vos dernières forces et franchir la ligne d'arrivée du Parc de Gerland en savourant pleinement cet instant.

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D
Super description !!! ca fait envie d'y participer... pourquoi pas l'année prochaine ???
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Y
Merci bien ! J'ai pas eu le temps de faire des reconnaissances après les Templiers alors cette analyse est bien instructive ...
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