Marathon des causses 2008 ... Thierry Kinder trail ... Julie

2008, c’est la toute première du marathon des Causses !

La nouvelle épreuve du festival des Templiers.

Elle m’a tout de suite tenté … un 40 km en Trail, « mi long et rapide ».

J’ai donc profité du plan d’entrainement de Rémy (http://breloune.over-blog.com/categorie-1229766.html)  pour réaliser ma préparation pendant 12 semaines.

 

De bonnes sensations, 15 jours avant,  j’avais participé, au Cross des Châtaignes à Bresson :

14 km 600 m + : 1h07mn59s (25ème sur 169).

Bien placé sur la ligne de départ, j’arrive sur la ligne de départ 15 minutes avant le coup d’envoi, je me place dans un premier temps au milieu des coureurs (surement un peu de timidité à ne pas jouer les opportunistes et à être trop devant), mais Marine (ma femme) me pousse à avancer pour me permettre de prendre tout de suite un bon départ.

Ce que j’ai fait en enjambant les barrières pour me retrouver dans les 100 premiers.

J’en profite même pour revoir avec une concurrente le profil du parcours. 

 















Confiant
, sur une musique forte et entrainante, je pars à 13h gonflé à bloc avec un soleil de plomb qui sera certainement à mon avantage (terrain et organismes physiques ).

Je confirme cette bonne humeur en passant à Dourbias en 16 minutes (4 km et 200 +) et je peux encore observer la tête de la course.

Serein mais prudent, cette confiance,  je m’en méfis, elle m’a déjà beaucoup couté en fin de course donc je décide de maintenir un bon rythme mais de ne pas m’enflammer.

J’arrive au Four à Chaux en 41 minutes de course.

J’aborde la montée au Tombeau du Géant (350 m +)  avec de bonnes jambes et du souffle.

Malgré tout, je me fais doubler par 5 bons grimpeurs mais que j’arrive à suivre au train pour débuter un magnifique single sur le plateau.

 

Une section pédestre idéale pour un ancien marathonien, j’ai avalé les kilomètres pour arriver à Causse en bégon (point d’eau) avec un véritable plaisir, entre émerveillement du paysage d’automne de causse et  sensation d’effort.

Dans cette euphorie, je décide d’accélérer et de regagner les places que j’avais perdu dans la montée précédente.

 

 

 

 














Premier point d’eau
, je suis arrivé à Causse Begon à 1h58 de course.

Je prends le temps de bien me réhydrater, d’avaler une barre de céréale et de refaire le plein des mes deux bidons.

 

Une descente rapide, je sais que maintenant je vais perdre du temps, car la descente sur St Sulpice est très technique et rapide.

Et cela se confirme, mais à ma grande surprise, je ne me fais dépasser que par trois coureurs.

 

Un début de fatigue et un manque d’eau, et ça repart pour une montée bien pentue (350 m+) et cette fois ci, c’est  très difficile surtout d’y courir.

Je sens un début de fatigue, mais surtout je suis inquiet car je bois beaucoup et mes deux bidons sont presque à secs.

C’est une section difficile pour moi, et je n’ai pas le temps de lever les yeux pour contempler le fantastique panorama des gorges du Trévezel.

Je ne pense qu’à une seule chose arriver au ravitaillement.

 

Un grand moment de ce marathon, la descente sur Cantobres est très aérienne et technique.

Je l’aborde avec beaucoup de prudence, je n’hésite pas à mettre les mains.

Mais, j’essaie d’y prendre plaisir car c’est une véritable merveille de technicité.

 

Un point d’eau supplémentaire bienvenu, les organisateurs ont rajouté (du fait d’une météo ensoleillé) un deuxième point d’eau supplémentaire à Cantobres.

2h43 et 28 km de course, j’y suis et je me désaltère abondamment  environ 1 litre d’eau.

 

Nous avions convenu avec Rémy, Fanny, Marine, Julie  et petit Gabin de se rencontrer à ce point de ravitaillement.

Personne de présent ?

Alors, je pense qu’ils n’ont pas eu le temps de venir car Julie devait participer à la Kinder trail à 15H30.

 

 

 

 

 
















Des encouragements familiaux et amicaux
, après un faux plat de 1km et demi dans un environnement type « Aventure parc », j’aperçois à la sortie d’une montée très boisée Julie qui crie « Allez PAPA », cela me réchauffe le cœur surtout qu’elle me donne mon classement « PAPA tu es 42ème ».

Je repars plein d’énergie sous les encouragements de Fanny, Marine, Rémy et  Petit Gabin qui applaudit en imitant sa sœur Julie.  Je mentalise  « il faut que je garde ma place ! »

 



 







 

 





Une dernière montée éprouvante
, il me reste une montée sérieuse le Roc Nantais, j’aborde cette ascension (car pour moi c’est ça à ce stade de la course) avec beaucoup de crainte.

Je bois de plus en plus, je prends une barre de céréale pour essayer de regagner de l’énergie.

Je croise un signaleur « Allez courage, il te reste entre 20 et 25 minutes de montée ».

Le moral est à ce moment atteint, et je ralentis terriblement et je me fais dépasser par 8 coureurs.

 

 

 

 

 

 

 

 









Une dernière descente où je me laisse glisser
, en arrivant au sommet, je sais qu’il ne me reste plus qu’une descente de 7 km sur un chemin de sous bois sans risque puis qui longe la Dourbie.

Les jambes se portent bien alors je décide d’accélérer et de reprendre quelques places que j’ai perdu dans la dernière montée, pour finir peut être dans les 50 premiers « c’est encore possible ».

Par contre à ce stade de l’épreuve, je suis convaincu de ne pas faire moins de 4h30.

Mon accélération paye cache, car j’arrive à rattraper 2 coureurs dans le sous bois. Puis en arrivant sur Nant le long des berges, je dépasse 2 autres courreurs.

 4h42min46s …

En arrivant dans le parc de Nant, j’aperçois Julie qui m’a rejoint pour courir à mes cotés puis Marine me tend petit Gabin pour que je le prenne dans mes bras.

 Je finis ce merveilleux marathon des causses avec mes deux Anges … et 46ème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 










 

 















 

 

 

 




En arrivant, Julie me donne son résultat de la Kinder trail, je suis très fier et  heureux de sa participation : 8ème féminine et 68ème au scratch.

 

 

 














Points forts
 :

-          une bonne préparation avec mes deux amis 3dtrail

-          un départ pas trop rapide et maitrisé

-          une meilleure appréhension des descentes

 Points négatifs :

-          un manque d’eau en réserve

-          pas assez alimenté et de façon régulière


Remerciements :

Julie pour ta participation et ton résultat à la Kindertrail.
Marine pour prendre de ton temps pour me laisser m’entrainer et m’avoir accompagné à Nant.
Fanny et Rémy pour avoir organisé cet agréable week-end.
Christophe pour avoir partagé avec toi des séances d’entrainement.
Jérôme pour avoir préparé le plan d’entrainement et l’ajuster parfois lors des séances.

 

Et pour tourner la page des Templiers 2008,
Toutes mes félicitations à Rémy pour sa performance exceptionnelle  … BRAVO

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M
Bravo les LANDE ! Thierry d'abord, pour son récit, agréable à lire et captivant. Belle course : les erreurs d'aujourd'hui seront les atouts de demain. Julie ensuite, pour avoir mentalement contribuée au soutien de son Papa, ça compte beaucoup ; et pour sa perf au kindertrail : bravo et félicitations ! Marine ensuite, fidèle supportrice et toujours très positive et petit Gabin qui sait déjà apprécier et encourager sa grande soeur et son Papa. Quelle émotion de voir à l'arrivée Julie et Thierry courant ensemble, Thierry avec Gabin dans ses bras ! Belles photos ! Belles courses !
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C
Super CR et surtout magnifique course Thierry !<br /> Tu es en train de devenir un traileur confirmé...
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R
Très joli CR Thierry,<br /> tout à fait d'accord avec Mike, ce n'est que le début de belles perfs.<br /> Certainement dès la Saintélyon.<br /> Et un très grand bravo à Julie qui nous a tous bluffé avec sa 8ème place sans aucun entrainement alors qu'il y a avait plusieures coureuses de club d'athlétisme et de triathlon.
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M
Bravo encore Thierry ! Belle gestion de course. Très beau compte rendu. Les entrainements ont payé et çà n'est que le début de belles perfs à venir....
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