UTMB 2008 : récit de course

  • Christophe
  • UTMB

Le grand jour arrive enfin à grand pas. Depuis 3 ans, je pense à cette course, j’en rêve. Cette année encore, les meilleurs traileurs français (Delebarre, Bonaudo, Mermoud, Chorier, Guillon, …), européens (Olmo, Lukas, Jornet, Jaquerod, …) et mondiaux (Sherpa, Jurek, Gaylord, …) sont présents et particulièrement affûtés.

Sur une carte, l'UTMB, ca donne ça :
 


Au niveau du profil, c'est encore plus impressionnant (et ca donne mal aux jambes rien que le voir) :


Mon objectif reste modeste : avant tout, finir pour ma 1ière participation et si possible, approcher de la barre des 30H. J’ai donc construit mon année 2008 autour de cet évènement :
- trails du Vulcain et des Glaisins pour commencer en douceur la saison : période basée sur la vitesse et la PPG
- Roc de Chartreuse pour augmenter le volume ensuite : période basée sur le fond
- Tour du Beaufortain pour un dernier test sur 2 jours enfin : période basée sur le dénivelé et l’endurance

Toute la préparation s’est bien déroulée, je n’ai pas connu de pépins physiques et le dernier entraînement en Oisans avec Rémy m’a rassuré sur mon état de forme. Je sais que la course sera longue, sera dure, avec beaucoup de bas, mais je suis confiant et je pense savoir à quoi m’attendre. Je me suis fait une feuille de route sur 30H, pour me donner un ordre d’idée pendant la couse, mais aussi pour renseigner mes accompagnateurs sur mes heures de passage.

 

Pour éviter toute fatigue, je décide de me rendre à Chamonix le jeudi soir, pour un départ de la course le vendredi à 18H30. J’ai demandé à un ami, Cyrille, de m’accompagner (et comme cà, il pourra m'aider à porter mes sacs). Après une brève balade dans Chamonix et un bon repas avec des pâtes bien sur, nous rejoignons assez tôt le gite pour la nuit.

 

Je me réveille à 8H et je suis content d’avoir passé une bonne nuit. Nous rejoignons rapidement la remise des dossards : le jeudi, il y avait plus de 2H d’attente. Surprise : à cette heure matinale, je suis quasiment le seul. Le contrôle du matériel, la remise du dossard, de la puce électronique, des sacs d’assistance et du fameux et encombrant gobelet se font donc rapidement et je peux ensuite aller prendre mon petit-déjeuner.



Rémy, Fanny et Christophe Dieval nous rejoignent ensuite : avec Rémy, nous en profitons pour faire un tour du salon des exposants et promouvoir l’association.

Après un repas avec beaucoup de féculents, nous nous rendons au camping où séjournent Rémy et Fanny : je prépare alors mon sac à dos et peaufine mes sacs d’assistance, vu que le temps est prévu au grand beau tout le week-end.

Je passe ensuite déposer mes sacs d’assistance, me rends ensuite au briefing médical pour prendre les consignes pour Gabrielle qui sera cette année encore et pour la 4ième fois bénévole infirmière sur la course.

 

La tension commence à monter. Il est l’heure de me changer pour le grand rendez-vous : je décide de partir en collant long pour éviter un changement fastidieux pour la nuit. Je partirai par contre en t-shirt manches courtes et me changerai aux Contamines pour aborder la nuit au sec. Il est 17H et je me dirige tout de suite sur la ligne de départ pour avoir une bonne place : je rejoins alors Xavier Marchand et Christophe Dieval au niveau du sas des élites.


J’ai rencontré ces 2 coureurs au week-end choc organisé par Rémy début juillet : Christophe pour sa 3ième participation vise 26H et Xavier 28H. Il est évident que je ne ferai pas la course avec eux !!! Nous discutons tranquillement à l’ombre.

J'en profite aussi pour convaincre certains coureurs de signer à l'ALE. Bon, c'est pas gagné...



Gabrielle, ses parents (Philippe et Christine), et des amis (Cyrille et Béatrice) sont là aussi pour me soutenir et m’assister durant la course : ils seront normalement présents à St Gervais (poste d’affectation de Gabrielle), à Arnuva, au Grand Col Ferret, à Champex, à Trient, à Vallorcine et à l’arrivée, principalement sur la fin de course où j’aurai le plus besoin de leur soutien.

 


Les discours des personnalités, des coureurs se succèdent. Les consignes et des encouragements sont donnés. Marco a pris sa plus belle casquette pour la photo.



Du ciel, on nous surveille. On vérifie surtout si tout le monde est là et a son matériel obligatoire...


Les visages commencent à se crisper. Le départ est imminent. Surtout ne pas tomber au départ pour éviter d'être piétiné !


18H30 : le départ est enfin donné, Xavier et Christophe s’échappent tout de suite.
Vous me voyez sur la photo ???


C’est la folie dans Chamonix !!! Une foule énorme nous acclame sur 3-4 km je pense. Je pars à un rythme tranquille, 11 km/h je pense, mais de nombreux coureurs un peu tête brulée, vont bien plus vite et n’hésitent pas à bousculer. Je salue les quelques coureurs de ma connaissance en leur souhaitant bon courage, il en faudra ! Le tracé emprunte une route goudronnée sur quelques kms puis devient un sentier en sous-bois en légère descente.


C'est flou tellement ca va vite !
 

Je passe rapidement aux Houches (km 8), l’ambiance ne redescend toujours pas.

Dès que la pente s’élève, je préfère marcher pour éviter déjà de trop me fatiguer, la route est encore longue. Je rejoins alors un ami, Jean-Luc Piovan, double finisher de l’UTMB en 2006 et 2007. Il m’a l’air affûté et je décide de rester avec lui. Je commence déjà à manger une pâte de fruit car il est préférable d’avoir une alimentation régulière. Nous attaquons alors la montée de la Charme : le rythme est toujours aussi rapide (de nombreux coureurs souffrent déjà), nous profitons des derniers rayons du soleil pour admirer le paysage et atteignons rapidement le col.


Je m’engage alors dans la descente et là encore, de nombreux fous dévalent la pente !!! Je ne sais pas comment leurs cuisses vont tenir ce rythme !!! Dans les passages en sous-bois, la luminosité commence à manquer : heureusement, j’avais placé la 2ième frontale obligatoire sur la sangle de mon sac à dos et je m’en sers régulièrement.


 

J’arrive alors à St Gervais (km 21) : une ambiance incroyable nous attend, digne d’un passage de col au Tour de France : des gens sur des centaines de mètres nous acclament. Gabrielle est là aussi : on échange quelques paroles, je me trouve bien sans plus, j’ai encore du mal à entrer dans la course. Je fais le plein de ma poche à eau, et repars sans trop trainer avec Jean-Luc.



Place maintenant à une légère montée vers les Contamines, en alternant route large et sentier single-track en sous-bois. Je suis pour l’instant satisfait de mon allure. Je décide de manger une barre de céréale et surprise : à la 1ière bouchée, ça ne passe pas !!! J’attends quelques minutes et refais un essai : cette fois, mon corps la rejette totalement, je suis forcé de m’arrêter sur le côté pour vomir à plusieurs reprises !!! C’est la 1ière fois que cette mésaventure m’arrive en course… et c’est sur l’UTMB après seulement 25 kms de courses… Je continue à un rythme tranquille en espérant que les crampes d’estomac vont disparaitre.


 

J’arrive aux Contamines (km 31) où m’attendent Rémy et Fanny, tous 2 bénévoles, mais aussi une foule toujours aussi nombreuse et bruyante. Je change de t-shirt pour la nuit, échange un peu avec Rémy, et Fanny me conseille de manger plus souvent mais par petites quantités. Je repars mais je ne sais pas trop quoi en penser.


 

Le chemin large continue de monter légèrement, on croise toujours autant de monde, beaucoup d’enfants aussi, et surprise, mon mal de ventre disparait rapidement ! Je préfère garder un rythme moyen, car se profile la longue montée vers le col du Bonhomme. On passe Notre Dame de la Gorge et le chalet de la Balme où les supporters sont toujours aussi nombreux, festifs et bruyants. De nombreuses guirlandes lumineuses ont été installées et c’est très joli. Sur le chemin, j’échange quelques mots avec les autres coureurs, certains sont déjà bien mal en point !!! Moi, je commence à me sentir bien, je m’alimente régulièrement par petites quantités. Je me retourne régulièrement pour admirer la longue guirlande des frontales dans l’ascension de ce col…


 

Je rejoins le chemin emprunté pendant le tour du Beaufortain, passe au refuge, et entame la descente vers les Chapieux. Surprise : je suis pour une fois à l’aise en descente et réalise une bonne portion. Arrivé aux Chapieux (km 50), 2 bénévoles contrôlent mon matériel obligatoire : aucun soucis, j'ai tout ! J’aperçois Thomas Véricel qui vient d’abandonner : il était bien plus fringant au Tour du Beaufortain, 6 semaines plus tôt. Je prends quelques aliments et quitte au plus vite ce ravitaillement. Je préfère me restaurer en rejoignant la route de la ville des Glaciers. En effet, tous les voyants sont au vert désormais (je n’ai que 10 minutes de retard sur mon plan de route en 30H) et je prends un bon rythme de marche sur la route. Après 7H30 de course, les coureurs sont plus dispersés et je réalise l’ascension vers le col de la Seigne seul : la guirlande des frontales a bien moins d’ampoules !!! Sur la fin, je commence à avoir froid, je n’hésite pas à m’arrêter pour prendre mon coupe-vent et mes gants pour me réchauffer. Je continue de bien m'alimenter.

 

Le col de la Seigne passé (km 60), j’amorce la descente vers le refuge Elisabetta et le lac Combal. Je garde une foulée régulière, sans prendre de risque. Je n’ai toujours pas sommeil, je suis bien, je préfère ne pas forcer l’allure car la nuit est bien noire. Le ravitaillement passé, je longe le lac que je devine magnifique, puis j’aborde la dernière ascension avant Coumayeur, l’Arête du Mont Favre. Bon, moi, je suis passé de nuit. Mais de jour, ca donne ça...

Au sommet, le jour commence à se lever et j’atteins le col Chécrouit par un single-track fort sympathique : le lever du soleil sur le Mont-Blanc est magnifique et je m’en mets plein les yeux. Je ne m’attarde pas au ravitaillement et entame rapidement et en mangeant la descente vers Courmayeur.



Après un passage dans les vieilles rues de la ville, je croise Guillaume Le Normand : il a abandonné ??? ah non, il a gagné hier la CCC et a l'air assez frais. J’atteins le centre sportif de Dolonne (km 78). Un petit passage aux toilettes, et je commence à me changer pour prendre une tenue « journée » : corsaire et manches courtes. J’aperçois Jean-Luc, finalement je n’ai pas trop perdu de temps : j’ai 1H de retard sur mon plan de route, je sais que je ne pourrai pas les rattraper mais vu mes sensations, je suis satisfait de ma course pour l’instant. Christophe Dieval me rejoint : il a abandonné suite à de fortes douleurs aux chevilles et aux genoux en descente, il est très déçu et commence même à regretter son abandon rapide car il était finalement bien placé… N’ayant pas très faim, je préfère repartir de suite pour attaquer la montée de Bertone : la mise en jambe après cet arrêt prolongé (26 minutes) est difficile. Je commence à ressentir un peu de fatigue : et il reste près de 88km et 5200D+ !!!

 


Dans la montée, je croise Michel Cercueil qui a fait demi-tour : « plus de jus, plus de gout ». J’avais fait la CCC en 2007 pour me faire plaisir, mais aussi, pour reconnaitre la fin de parcours de l’UTMB. Je connais donc bien cette montée, gère au mieux et arrive au refuge Bertone (km 82).


J’attaque alors le Val-Ferret et ses magnifiques paysages.


La fatigue augmente, mon rythme diminue un peu, mais j’arrive à relancer sur certains passages. Je profite tout de même du Mont-Blanc. On a de la chance, il fait beau.


Je passe le refuge Bonatti puis arrive à Arnuva (km 96) où m’attendent Gabrielle, sa mère et Béatrice.


Je leur explique que ca commence à être dur physiquement : « c’est normal », me disent-elles !!! Et oui, en y pensant, la majorité des coureurs est dans mon cas après 100kms. Je tente un coup et met pour la 1ière fois de la poudre magique dans ma poche à eau.


 

Je repars tranquillement, m’accroche à un groupe pour effectuer la montée au Grand Col Ferret. Je croise Philippe et Cyrille au refuge Elena qui m’encouragent et me motivent.


Je poursuis ma montée sur un rythme contemplatif et arrive enfin au sommet et sa célèbre tente North Face.


Place maintenant à une longue descente : je cours tranquillement. Deux coureurs italiens se reposent les jambes en faisant bronzette. Je croise de nombreuses familles en balade et qui se sont arrêtées pour le pique-nique. Après La Peule (km 102), surprise : le parcours a changé depuis l’année dernière et nous rejoignons La Fouly par un single-track assez technique et finalement plutôt vallonné : je pense avoir laissé pas mal d’énergie dans ce passage, surtout en essayant de suivre un petite italienne.


Arrivé à La Fouly, de nombreux coureurs ont l’air plus mal en point que moi et ca me regonfle un peu mon moral. Ne trouvant pas que la poudre magique ait fait effet, je préfère revenir à l’eau plate pour préserver mon ventre qui me laisse toujours autant tranquille. Je m’attarde un minimum et repars rapidement.


 

La descente continue vers Praz de Fort et Issert, je marche beaucoup, j’ai de plus en plus de mal à relancer. Pour me rassurer, 3-4 coureurs simplement me doubleront jusqu’à Champex. Je réalise une bonne montée avec un certain Frédéric de Chambéry et arrive à Champex (km 123). Gabrielle et le reste de la troupe viennent juste d’arriver. Je me change une nouvelle fois, mange un peu, discute beaucoup. J’en profite pour me faire masser les cuisses qui commencent à être très douloureuses. Je vois Claude Escots, encore un abandon…


 

Il est temps de partir, je suis tout de même dans les 200 premiers !!! Ca me surprend quand même car je trouve que depuis Arnuva, j’ai pas mal baissé de rythme. Mais je sais que la fin sera encore plus dure, avec 3 grosses cotes. L’objectif des 30H s’est envolé, il faut maintenant finir coûte que coûte. Je longe le très beau lac de Champex.


Je prends une allure de marche soutenue dans la longue et monotone descente suivante et attaque enfin la technique montée vers Bovine. Tout de suite, je m’accroche à un Brésilien et un Finlandais : je ferai toute la montée avec eux, en me concentrant sur leurs pieds pour passer les nombreux obstacles !!! J’approche de Bovine, profite d’un paysage grandiose sur la crête et surprise, j’aperçois au détour d’un virage Rémy venu à ma rencontre.

Ca me fait le plus grand bien de le voir : malgré mon retard sur mes prévisions, il est venu me soutenir sur cette fin de parcours difficile : séance photos, ...

... discussion sur la course, regonflage de moral vont agrémenter ma « longue » descente sur Trient.


 

J’arrive à la nuit tombée à Trient (km 138). Tout le monde est là pour m’encourager : ça fait beaucoup de bien car je commence à être très fatigué. Par contre, je n'ai toujours pas sommeil. Nouveau changement de tenue pour la nuit, rapide collation et c’est reparti : il reste tout de même 28km et 2 gros cols, et je pense mettre 8H… Les jambes sont lourdes après cet arrêt et je mets bien 30 secondes pour descendre 10 marches d’escalier à la sortie du ravitaillement.



J’attaque la montée des Tseppes tranquillement, c’est raide et j’ai beaucoup de mal à m’accrocher aux coureurs qui me dépassent. Finalement, je ferai la montée avec un coureur inconnu… Petit chemin de crête jusqu’à Catogne et j’amorce la descente vers Vallorcine : j’arrive à courir sur quelques portions, mais la plupart du temps je marche. Psychologiquement, c’est difficile de marcher en descente alors qu’on se sent bien. Mais les cuisses sont décidément trop fatiguées.
 J’arrive à Vallorcine (km 148), il est minuit et personne n’est là. C’est normal, j’ai poussé pour qu’ils aillent se reposer et je préfère tous les voir à l’arrivée. Je ne m’attarde pas trop, car une fois parti, obligation d’aller jusqu’à Chamonix ! Je prends une bonne allure pour affronter le col des Montets, traverse la route et là… la nouvelle portion 2008… je vois des frontales bien hauts dans la montagne… la montée à la Tête aux Vents (km 156) va être un véritable calvaire : de nuit, pente technique, cailloux, peu de visibilité, un sacré morceau… le passage jusqu’à la Flégère (km 159), interminable…c’est le moral qui fait tout…

 

La Flégère passée, je téléphone à Cyrille pour qu’il prévienne tout le monde de ma future arrivée. Maintenant, je sais que je finirai quoiqu’il arrive. Bon, je me fais doubler rapidement par Werner Schweizer, 70 ans. Mais le chemin est finalement assez technique pour moi (racines, pierres), les cuisses toujours aussi absentes, je marche donc beaucoup. Mais où est Chamonix ??? Je ne vois aucune lumière reconnaissable. Cette descente est interminable… et puis à 2km de l’arrivée, je retrouve Philippe et Cyrille venus à ma rencontre. Je finis alors ma descente tranquillement avec eux et toujours en marchant.

 

Ca y est : j’atteins Chamonix. Je suis dans les rues de la ville, je savoure, je suis super heureux, un dernier tour de la place pour le spectacle (mais la nuit à 5H du mat, y’a personne pour m'acclamer) et je déboule en marchant sous l’arche d’arrivée.


J’ai bouclé mon 1ier UTMB. Catherine et Michel Poletti m’accueillent, comme pour tous les finishers.



Je rejoins vite Gabrielle, ses parents, Cyrille et Béatrice, même Rémy et Fanny se sont levés pour me voir. Finalement, à part les cuisses douloureuses, tout s’est bien passé. J’apprécie ce moment avec eux. J’ai des images plein la tête.


 

Il est temps d’aller se reposer. Mentalement, je relâche complètement et d’un coup, toute la fatigue me tombe dessus. Je commence à avoir très froid, je demande à Philippe de m’emmener en voiture à l’hôtel qui est simplement à 500m (après 166km de course, c’est bête). Un dernier dénivelé positif pour rejoindre la chambre, Gabrielle m’aide à me déshabiller et à me laver, puis je m’écroule sur le lit… Il est dimanche, 6H du matin...


 



Bilan :

La course s’est très bien passée, à part une petite alerte digestive et un petit coup de froid en tout début de parcours. Mais globalement, de bonnes sensations sur tout le parcours.

Aucun problème de sommeil, d’alimentation, de blessure, d’ampoules, de frottements, de matériel. J’ai eu les idées claires pendant toute la course, vraiment aucun passage à vide.

Seules les cuisses ont manqué sur les 60 derniers kms, mais sur une telle distance, c’est tout à fait compréhensible. Malgré cela, j'ai réussi à conserver une allure de marche très active.



L’UTMB est une course extraordinaire et hors normes par sa longueur, sa difficulté, sa durée, ses paysages, ses nuits sur la course. C’est un dépassement de soi incroyable et une expérience fabuleuse à vivre.



Pour la vivre au mieux, je pense quand même qu’il faut arriver bien préparé et surtout bien se connaître pour gérer sa course. Sinon (problème physique ou mauvais choix de matériel comme le coureur ci-dessous qui a choisi un camel-bag un peu particulier et peut-être pris un peu trop d'eau...), ca peut devenir rapidement une galère.


 


Analyse de la course :

J’ai réalisé une course en 3 parties bien distinctes :
- Chamonix -> Courmayeur : 78km et 4250D+ en 12H30
   bonnes sensations générales, 6,25 km/h, pulsation cardiaque à 140/min en moyenne
- Courmayeur -> Champex : 45km et 2650D+ en 9H30
   légère fatigue qui s’installe, 4,75 km/h, pulsation cardiaque à 120/min en moyenne
- Champex -> Chamonix : 43km et 2550D+ en 12H20
   fatigue et mal aux cuisses, 3,5 km/h, pulsation cardiaque à 100/min en moyenne


Total des arrêts aux ravitaillements : 2h07

Temps total : 34H20’33" pour 166,4km et 9448D+, 204ième sur 1269 finishers et 2382 participants.



 

Remerciements :

Je tiens particulièrement à remercier Gabrielle pour son soutien et ses conseils pendant toute ma préparation et la course.

Merci à Rémy pour nos entrainements communs, ses conseils sur l’UTMB, et ses encouragements avec Fanny sur la course.

Merci à Philippe et Christine, Cyrille et Béatrice, pour leur assistance et leurs encouragements sur la course (Cyrille, j'espère que mes sacs n'étaient pas trop lourds).

Merci à Thierry pour le suivi en live sur le blog.


Et surtout, un grand merci aux bénévoles, sans qui la course n’aurait pas lieu.

millepattes77 10/03/2009 21:46

félicitation pour ton résultat et le super récit de ton exploit.je verrais en 2010 pour tenter cette course.
bon courage pour tes prochains défis.
millepattes77

l'dingo 26/09/2008 08:40

A te lire , cela ne parait pas si dur , alors que ça l'est vraiment! 34H sur ce parcours pour la premiere fois , bravo vraiment. ( l'alternance photo, texte rend ton recit tres agreable a lire=

Christophe 26/09/2008 10:45


Salut l'dingo,
merci pour votre commentaire...
je vous rassure mais ce fut dur tout de même !!!
c'est juste que de vivre un grand évènement et d'être dans des décors grandioses qui m'ont fait oublier la douleur et la fatigue...


Julien 26/09/2008 08:37

Beau blog, belle course, belles photos, beau CR....

Que dire de plus, on se retrouve à l'UTMB 2009 ;)

Julien

Christophe 26/09/2008 10:29


Merci Julien.
Mais pas d'UTMB pour moi en 2009, pour revenir plus fort dans quelques années.
J'ai également découvert ton blog il y a quelques jours : très bon aussi.
A bientôt j'espère pour une sortie ensemble en Chartreuse ou autre...
et bon courage pour la diagonale des fous !


Catherine Arthur et Serge 16/09/2008 09:28

Merci Christophe pour ce magnifique récit et toutes ces images qui font rêver!
Encore bravo pour ta performance !
Bises

Jérôme D 15/09/2008 13:44

Bravo encore, Christophe, pour ta course et ton récit imagé très sympa.
Ça me donne vraiment envie. Mais je vais tenter de rester sage pendant encore près de 8 ans, en espérant que d'ici là la course existe toujours, et surtout que mes jambes me portent toujours.
Un peu de repos pour toi maintenant, et j'espère bien te voir intégrer mon groupe pour une prépa cross hivernale qui ne peut être que bénéfique pour retrouver un peu de vitesse.

JD

Christophe 15/09/2008 14:15


Merci Jérome.
Tu es déjà très performant sur les trails courts, tu le seras surement sur les trails longs dans quelques années.
Et ne t'inquiètes pas, début novembre, je serai d'attaque pour ta préparation hivernale.


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