Christophe : une belle fin de saison 2018 aux Templiers

Après le gros échec de l'UTMB, je décide de repartir tout de suite pour une dernière course en 2018 : ce sera les Templiers, un des plus gros événements trail français et ma 5ième participation à la course. C'est aussi l'occasion d'un week-end "club ALE" organisé magistralement par Rémy dans un sympathique gîte aveyronnais.

Après 2 semaines cool suite à l'UTMB tronqué, j'ai fait un gros cycle de 3 semaines d'entrainement qui, après une année copieuse, a laissé des traces et un peu de fatigue. Toutefois, je suis content d'être au départ, conscient de mon état de forme et surtout avec l'envie de prendre du plaisir sur la course, quitte à finir tranquillement.

J'ai la chance de partir dans le SAS 1, j'ai donc un peu de "place" sur les premiers kilomètres de bitume pour sortir de Millau. Dès les premières côtes, je marche et je m'économise, mais je relance bien sur les plats. Pour moi, la course commence à la Roque Ste Marguerite.

Dans la côte de Carbassas, tout le monde marche et on est serré comme des sardines. Je ne m'excite pas, le plateau est vite là. J'arrive à enchaîner à 11-12kms/h sur toute la traversée, le soleil se lève magnifiquement, mais ça bouchonne pas mal dans la jolie et technique descente sur Peyreleau, j'y laisse quelques minutes.

J'ai du mal à enchaîner sur le plat qui suit le ravito, j'ai un petit coup de barre, le seul de la course en fait. Par contre, dès la côte suivante, je reprends du poil de la bête. Le D+ accumulé en prépa UTMB est bénéfique et je double de nombreux coureurs. Je déroule "confortablement" dans de très jolis coins jusqu'à St André de Vézines, tout va bien !

La partie qui suit est compliquée : les sentiers sont étroits et techniques et ça bouchonne pas mal !!! Dans la descente vers les magnifiques ruines de Montméjean, dans la remontée vers l'arche classée de Roque Saltes, et encore dans la descente forestière vers la Roque Sainte Marguerite. Je me dis que ça me permet de m'économiser pour la fin de parcours, mais à la réflexion, j'ai du y abandonner de nombreuses minutes !

A la Roque Sainte Marguerite, je décide de passer à l'attaque. Dans la montée de Pierrefiche, je double rapidement une quinzaine de coureurs pour faire une grosse montée. Stop éclair à Pierrefiche, j'essaie de forcer l'allure dans les montagnes russes qui suivent : Pompidou, Mas de Bru et enfin Massebiau défilent au gré des somptueuses gorges, c'est chouette et le moral est bon. Les jambes répondent bien et je double de nombreux concurrent(e)s.

Je monte d'un bon rythme à la Cade malgré le soleil qui cogne, ça passe mieux qu'en 2014. Je mange un peu trop au ravito et j'ai du mal à repartir... La descente qui suit est caillouteuse, ça bouchonne à nouveau, je patiente derrière pour éviter une stupide blessure. La course traversée nous amène au pied du Puncho, dernière difficulté du jour.

Punaise, j'avais oublié que ce passage était aussi beau et dur ! Les marches sont énormes, je double un peu, mais le vomi n'est pas loin. C'est bref mais intense, le sommet est atteint, il ne reste plus que 3 kms de descente, glissante au début, de plaisir à la fin.

La boucle est bouclée, je finis 216ième en 10H33' sur près de 2400 coureurs (objectif 10H35, mais à quasiment 4H du stratosphérique vainqueur). Les jambes, la tête et le ventre ont parfaitement répondu pendant toute la course. J'ai pris énormément de plaisir tout au long du parcours, sans pression et sans stress du résultat. La course est une énorme satisfaction et me permet de finir sur une bonne note cette année 2018.

 

 

 

Les Causses
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