Christophe : Tour du Criou 2017

L’année dernière, j’en avais bavé sur le 85kms, la course étant même épique avec des conditions météos compliquées. Cette année, et seulement quelques semaines après le MIUT, j’ai décidé de m’aligner modestement sur le tout nouveau 49kms du Trail de Samoëns. En plus, c’est la portion la plus jolie du parcours et pas mal d’amis seront là.

Je retrouve donc au départ Jacques, Guy, Christophe V., Mickael, Philippe, Sébastien, Christophe S. et j’en oublie. Je suis confiant au départ, la forme est là, la météo s’annonce bonne pour une fois, quoique un peu chaude.

Je décide de suivre Christophe V. et Mickael dès le départ, bien sûr ça part un peu fort, je suis rapidement en surrégime, mais plutôt bien placé aux avant-postes. La première portion est vallonné, assez ludique, très agréable, je reprends mon souffle petit à petit et laisse filer irrémédiablement mes 2 acolytes.

Ca transpire

Ca transpire

Le premier ravito est déjà là en 1H07’ (30ième) et je commence à être à l’aise. Je me retrouve au milieu de la bagarre des 4 premières féminines. Ca attaque dans tous les sens, j’observe ça avec amusement tout en profitant du paysage et d’un sentier toujours aussi ludique à flanc de montagne. Les jambes répondent bien, je bois bien, je mange un peu, tout va bien.

Je rattrape Guy qui ne se sent pas bien et qui prend même une gamelle devant moi et je file vers le refuge de Folly en 1H53’ pour un plein d’eau et quelques oranges. J’attaque alors le gros de la montée à la Combe aux Puaires avec un rythme régulier, sans me mettre dans le rouge. Contrairement à l’année dernière, la neige est peu présente. Je double déjà pas mal de coureurs du 85kms et profite de la vue somptueuse.

C'est toujours aussi beau

C'est toujours aussi beau

Je fais une montée très correcte et au sommet, la neige est plus présente mais peu gênante. Je ne suis pas à l’aise dans la descente, je prends donc mon temps pour ne pas faire d’erreur ou me griller. Je perds fatalement quelques places, tant pis. On passe le long d’un lac (invisible sous la neige en 2016), c’est magnifique et j’en profite au maximum.

La neige commence à disparaître, la chaleur devient plus présente, je me rafraichis au refuge de la Vogealle (3H23’). Je perds un peu de temps ensuite car la descente n’est pas facile pour rejoindre le cirque du Fer à Cheval. Je préfère m’économiser un peu pour les 20 derniers kms. Le point positif, ce sont les jambes qui répondent vraiment bien. Le point négatif, c’est que je commence à avoir mal au ventre dans la combe plus large (37ième en 4H11’) qui rejoint le hameau et le ravito du Pelly.

La neige était moins présente qu'en 2016

La neige était moins présente qu'en 2016

Et là, patatras, après 2 ou 3 verres, je me sens mal. Je m’isole dans la forêt et vomis tout ce que je peux… Zut et re-zut, punaise, ça fait chi.. C’est le bis repetita de la TDS en août dernier. Je décide tout de même de repartir du ravito après 15 bonnes minutes d’errements vomitifs (4H46’).

Mais bon, pas de surprise, après 500m, je me sens complètement vidé, les jambes totalement coupées. Je m’assois donc sur une souche et commence à voir défiler beaucoup de coureurs : Romain, Sylvie, Christophe, plein d’inconnus, qui m’encouragent à repartir, qui ont un petit mot pour moi.

Le soleil cogne

Le soleil cogne

J’apprécie mais la tête n’y est plus. J’essaie de grignoter un peu de barre salé mais la nausée est toujours présente, et surtout je n’ai pas de jus. Après 20-25’, je me force à repartir … pour 2 malheureux virages. Je m’assois à nouveau, essaie de me détendre, mange un peu de barre salé, pense fortement à l’abandon… pfff…..

Mais bon, il ne reste que 18kms en principe et après 20-25’ de nouvelle cogitation, je décide enfin de repartir. Je réussis par miracle à faire la montée (700+ depuis le ravito) d’une traite, mais bon sur un rythme très très lent pour rejoindre Praz de Commune (88ième en 6H30’).

Ça me remonte un peu le moral, et sur le plat qui suit, j’essaie de relancer, de manger encore un peu de la barre salé. Pas de brouillard cette année, le paysage est magnifique. La descente est large et cassante, je déroule ma foulée tout en restant détendu. Je double pas mal de monde et ça me fait du bien au moral. Surtout, les muscles sont à nouveau aussi bons, c’est rageant.

Ca rigole pas en descente dans le coin

Ca rigole pas en descente dans le coin

Salvagny est déjà là (71ième en 7H08’) : je prends mon temps pour faire le plein d’eau et manger des oranges. Mon objectif s’est envolé, plus besoin de se faire mal, je prends le temps de réajuster mes chaussures et mes chaussettes puis je repars sur un rythme correct sans plus.

Une première bosse de 150+ vient casser le rythme, mais je relance bien sur le plat après. La deuxième bosse de 200+ est plus rude, mais ça passe. Le passage dans les Gorges est amusant avec des escaliers bien raides et j’arrive à Bémont (69ième en 8H07’) pour la partie finale.

La partie finale justement est peu intéressante avec une descente en forêt puis le tour du Lac. J’essaie de hausser le rythme sur les 2 derniers kms et je coupe la ligne d’arrivée avec mes enfants en 8H24’ à la 67ième place.

Finalement, j'ai pu voir la fin.

Finalement, j'ai pu voir la fin.

Bien sûr, le mental a encore fait la différence et m’a permis d’aller au bout malgré une grosse défaillance qui m’a coûté pas loin d’une heure. Mais je reste très très déçu du résultat : j’avais de très bonnes jambes et je pouvais espérer bien mieuxL.

Dommage, tant pis… heureusement qu’on a encore passé un super week-end en famille et entre amis dans ce magnifique coin de Haute-Savoie.

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