Christophe : Reportage photos au Trail de Samoëns (Ultra Tour du Haut Giffre)

L’année dernière, j’avais bien aimé le Trail de Samoëns avec Christophe V. (et on en avait bien bavé) et ce fut l’occasion d’un bon week-end en famille. Cette année, je re-signe donc rapidement, d’autant plus que Rémy et sa famille seront là également, mais aussi tout un tas d’amis : Matthieu, Franck, Christophe, Daniel, Michel et Guillaume. Il y a un changement important sur la course : le parcours passe de 63kms et 4400+ à 83kms et 6400+ ! L’objectif est de réaliser la course en 15H… mais la météo s'annonce difficile...

 

On est prêt !

On est prêt !

Ça commence bien le vendredi soir avec un bon repas au buffet de la résidence. Rémy est raisonnable, moi moins. Et le samedi matin à 4H30, je me sens un peu lourd… La bonne nouvelle par contre, c’est qu’il fait plutôt beau et que ça devrait tenir jusqu’à 13H. C’est déjà ça. Le départ est assez cool, je me suis bien placé devant et ça permet d’être tranquille car ça monte tout de suite sur un chemins étroit.

J'ai couru 5 minutes avec Rémy Marcel...

J'ai couru 5 minutes avec Rémy Marcel...

Je me retrouve avec Matthieu qui souhaite calquer sa course sur moi, quel honneur ! Je vais surtout essayer de le suivre ;). Rémy nous double après 3kms, je ne le reverrais qu’à la pizzéria après la course. Après quelques sentiers ludiques, on attaque la première grosse ascension tout en croisant quelques connaissances (notamment Sébastien déjà vu au Trail de la Dent de Crolles). Le chemin est large et peu difficile jusqu’au Refuge de Folly (7,6kms, 1H20’, 82ième), on a le temps de discuter et de regarder le paysage.

Ça monte !
Ça monte !
Ça monte !

Ça monte !

Après ça se corse, on emprunte un sentier plus minéral et surtout plus enneigé. C’est incroyablement beau et je bombarde avec mon appareil photo.

Punaise que c'est beau...Punaise que c'est beau...Punaise que c'est beau...
Punaise que c'est beau...Punaise que c'est beau...

Punaise que c'est beau...

La montée à la Combe au Puaire est incroyable dans la neige avec la vallée en toile de fond, la file de coureurs, un hélicoptère qui nous survole.

Et dire que c'est bientôt l'été !
Et dire que c'est bientôt l'été !
Et dire que c'est bientôt l'été !
Et dire que c'est bientôt l'été !
Et dire que c'est bientôt l'été !
Et dire que c'est bientôt l'été !

Et dire que c'est bientôt l'été !

La suite est somptueuse au milieu des Dents Blanches, la descente pas si facile quand on est sur les jambes et rapide quand on est sur les fesses !

Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!
Freeride dans la descente !!!

Freeride dans la descente !!!

Passé le Refuge de la Vogeale, la neige commence à disparaître au profit d’un sentier pas si simple et de nombreuses cascades.

C'est la fin du trail hivernal...C'est la fin du trail hivernal...C'est la fin du trail hivernal...
C'est la fin du trail hivernal...C'est la fin du trail hivernal...

C'est la fin du trail hivernal...

Je ne suis pas trop à l’aise et en plus, mes semelles glissent dans les chaussures à cause de toute cette humidité. Matthieu casse même un bâton dans le passage. La fin de la descente dans le Cirque du Fer à Cheval est féérique avec toutes ces cascades (on se croirait dans un film...). Elle est plus facile, même si je dois m’arrêter plusieurs fois pour les semelles. Je finirai même par en enlever 1 ! Entre nous, ces 20 premiers kilomètres, c’est un des plus beaux passages que j’ai eu la chance de courir (et surtout de marcher) !!!

 

On déroule enfinOn déroule enfinOn déroule enfin

On déroule enfin

Arrivé au ravito du Fond de la Combe (11,6kms, 2H15’, 90ième), je ne suis pas au mieux. Je commence à avoir mal au ventre et pourtant je mange du saucisson au ravito… Daniel et Franck ne sont pas loin, mais on repart plus vite avec Matthieu. La montée vers Praz de Commune va être une véritable galère entre ces maux de ventre et une boue omniprésente. Je suis pas mal dans le gaz et ne me souviens plus trop de la montée… Au sommet (8,7kms, 1H34’, 83ième), j’ai des nausées et je propose à Matthieu de filer devant.

Ça va moyen
Ça va moyen
Ça va moyen
Ça va moyen

Ça va moyen

Pourtant, après 500m de descente, je recolle déjà et commence à m’appliquer à bien respirer pour détendre mon ventre. La descente passe assez vite et on rejoint l’encombré ravito de Salvagny (7,3kms, 41’, 88ième). Moralement je suis un peu mieux, je fais rapidement mes petites affaires avec le sac d’allègement (notamment je pose les 2 semelles) et je prends le temps de sélectionner mes aliments et de manger plus tranquillement et plus sobrement (orange-chocolat-coca).

Par contre, ça rigole pour les photos...Par contre, ça rigole pour les photos...Par contre, ça rigole pour les photos...

Par contre, ça rigole pour les photos...

On repart avec Matthieu et la 2ième féminine mais Matthieu m’indique qu’il commence à souffrir de la cheville. De suite, je prends un rythme régulier dans la montée. Ce n’est pas un gros rythme, mais le chemin est facile et agréable en forêt (pas de boue notamment), on avance donc plutôt bien. Je mène un petit groupe, et régulièrement je récupère quelques coureurs. La fin de la montée est plus compliquée avec l’arrivée du brouillard, d’une averse et d’un passage plus technique. Le Refuge de Grenairon se cache derrière un rocher (5,9kms, 1H54’, 70ième), je suis plutôt content de ma montée, mes soucis au ventre sont passés.

Pas de problème de sécheresse dans le coinPas de problème de sécheresse dans le coin

Pas de problème de sécheresse dans le coin

Je me surprends d’être à l’aise dans la descente et de continuer à doubler. Matthieu commence à décrocher à cause de sa cheville. La descente est finalement assez facile et j’arrive vers la Cascade du Rouget avec un bon moral et des jambes enfin retrouvées (7,9kms, 53’, 59ième).

Le pays des cascades
Le pays des cascades

Le pays des cascades

Ça fait plaisir de retrouver Gabrielle, Fanny et les enfants. Elles m’annoncent que Rémy sort une grosse course et un bénévole m’informe qu’un parcours de repli a été mis en place à cause des orages. Mais bon, il n’en sait pas plus et je repars donc dans le flou le plus total sur la suite. Matthieu n’est pas au mieux avec sa cheville, je le quitte donc pour de bon.

Waouh

Waouh

Je poursuis alors mon chemin avec le sympathique Nicolas. Après quelques minutes sur un large sentier, on attaque la montée vers le Lac de Gers par une piste de ski bien pentue. On retrouve bien sûr un peu de boue et de nombreuses traversées de torrents, ça rafraichit les pieds ;). Le Lac de Gers est vite là, le ravito très convivial, la météo pas top du tout. Un bénévole me montre le Col où on aurait dû passer, ah oui, ça fait peur !

Allez Nicolas !
Allez Nicolas !

Allez Nicolas !

Après un petit passage "reposant" en forêt, on pointe à Tête de Roux (11kms ?, 1H52’, 50ième), il ne reste que 2 montées. La première est boueuse à souhait au début, trempée et/ou raide au milieu, boueuse à la fin. Heureusement qu'on peut se laver les pieds dans les nombreus passages de torrents ! Dans cette portion, on récupère un passage du parcours de 2015. Je sais donc qu’on va enchainer sur un single en dévers pas si facile (la fameuse traversée sauvage de la Combe de Vaconnant)… Puis c’est la dernière montée vers la station de ski et le Plateau de Saix (7,8kms, 1H38’, 49ième) qui passe plutôt bien.

On touche au but...
On touche au but...

On touche au but...

Avec Nicolas, on ne traine pas au dernier ravito, j’ai d’ailleurs un peu froid et mal aux pieds avec toute cette humidité (on a dû traverser au moins 15 torrents depuis le début). Ah 2kms de route, ça change… avant le final en apothéose dans un single de boue indescriptible…. voire franchement dangereux… je suis bien content d’y passer de jour !

Après quelques gamelles, on s’en extirpe enfin et sentant l’arrivée, je hausse le rythme dans la partie finale de la descente. Après le dernier pointage (4kms, 52’, 47ième), on déroule enfin tranquillement jusqu’à l’arrivée, avec le tour du lac en bonus. Yes, la course est bouclée en 13H19’ à la 46ième place et je retrouve avec plaisir (et surtout avant la nuit) toute ma famille.

Les montagnes russes haut-savoyardes

Les montagnes russes haut-savoyardes

Points positifs :

  • Un ultra de toute beauté, avec 20 premiers kilomètres féériques
  • 43 derniers kilomètres plutôt bons avec une météo plus cool que prévue
  • Pas de soucis musculaire pendant et après la course
  • Un super week-end en famille et entre amis (ah la piscine le dimanche matin, et le buffet le dimanche midi…)

 

Points négatifs :

  • Pas à l’aise en début de course (neige, descentes) et quelques maux de ventre (trop bien alimenté je pense)
  • 35 premiers kilomètres pas terribles au niveau du rythme, j'ai trop subi la course

 

Et maintenant, place à la fin de prépa pour l’objectif n°1 de l’année, la TDS le 24 août…

 

Comme vous avez pu le voir, j'ai pris pas mal de photos pendant la course. Mais je remercie Matthieu et les organisateurs de la course pour les photos supplémentaires.

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