Rémy : Trail de Gruissan 2016

3 semaines après la fin de ma saison de cross (cross régional), je rechausse les Salomon pour débuter une nouvelle saison. Si je ne me trompe pas, cela doit être ma 14e saison... (ah oui, quand même... je ne suis plus tout jeune), mais si les 2-3 premières années étaient plutôt de la découverte. 

Pour cette saison 2016, j'ai opté pour le trail de Gruissan pour plusieurs raisons : 

  • Au niveau logistique, j'ai de la famille à proximité de cette épreuve 

  • Autour de Grenoble, le mois de février ne propose pas beaucoup de courses, et il s'agit très souvent de trails blancs (que je trouve sans grand intérêt) 

  • Placé 3 semaines avant Vulcain, le format 25km/800m+ me semble optimal 

  • Le parcours présentant de multiple bosses courtes et un terrain parfois technique est une parfaite transition pour passer des cross au trail. 

  • J'adore ce parcours sauvage et varié. C'est très ludique et agréable. 

 

Au niveau de ma prépa, même si la distance n'est que de 25km, j'ai un peu peur d'être juste. Car durant cet hiver, afin d'optimiser le travail de vitesse, je crois qu'aucune sortie n'a dépassé les 1h30, et la majorité étaient inférieure à 1h. Mais sur ces 3 dernières semaines, j'ai pu refaire un peu de long (3h) et ce fut rassurant. 

Je me présente donc au départ avec l'envie de lancer ma saison sur de bonnes bases. 

 

A proximité du départ, j'ai le plaisir de retrouver Flo, Christelle et Aurélien, et l'on discute brièvement. L'échauffement est très (trop) court et il est déjà temps de se placer sur la ligne. Je suis aux côtés de Florence et on attend le coup de pistolet. 

Certaines personnalités sont annoncés, comme les frères Jalabert, mais je reconnais surtout Geoffroy Sarran et je me doute que ça ira (beaucoup trop) vite devant. Après avoir regardé les classements de l'an dernier, j'espère pouvoir réaliser 2h sur ce parcours (s'il est identique à 2015, ce qui semble être le cas). 

 

Le départ est donné et je m'élance en accélérant progressivement, histoire de sortir un peu de ce cœur de peloton. Après le premier virage, j'essaie de ne pas m'emballer car je sais que ce sera vite bien raide avec la montée du réservoir. Ma montre m'indique 15km/h et je pense que ce n'est pas nécessaire d'aller plus vite, même s'il y a une bonne cinquantaine de coureurs qui me précède. 

 

 

Rémy : Trail de Gruissan 2016

On entre sur le chemin et bientôt nous attaquons la pente. Beaucoup se mettent directement à marcher et je me sens à l'aise pour trottiner sur les ¾ de la pente. Sur le haut, je préfère assurer en marchant sur un bon rythme. Je gagne entre 10 et 15 places sur cette courte mais raide ascension. 

Sur le haut, le parcours devient rapide avec passages plats et descendants. J'essaie de me mettre bien dans le bain, en prenant une allure soutenue afin de dépasser 2 coureurs de recoller à un groupe de 4-5 coureurs devant. 

On file à de bonnes allures autour de 15,5 km/h. Je me sens plutôt à l'aise (probablement la saison de cross) mais j'ai un peu peur de le payer sur la suite de la course. 

Au sein de ce groupe, je me contente pour le moment de suivre, puis un coureur accélère sensiblement sur un passage plat. Un autre en remet une couche dans une descente caillouteuse, et ces 2 coureurs s'échappent. Je parviens à les rejoindre dans une petite bosse. 

Je ne le sais pas encore, mais je vais souvent retrouver ces 2 coureurs sur cette épreuve.  

En effet, je les trouve tous les deux un peu plus rapides que moi (l'un en bosse et l'autre sur plat et descente) mais j'arrive tout de même régulièrement à recoller à eux. Et en essayant de m'accrocher de près ou de loin, cela me permet de grappiller quelques places. 

 

Etant peu habitué à ce type de format, j'ai toujours du mal à doser mon effort. Je me sens assez à l'aise avec mon allure, mais je sais que c'est tout de même rapide et je préfère rester prudent en ne tentant pas de forcer trop pour remonter davantage. Je regarde ma montre : il n'y a qu'une demi-heure de course... encore 1h30 à tenir, mieux vaut ne pas s'enflammer. 

Vers les 1h de course, à la faveur d'une ascension roulante, je recolle une nouvelle fois sur ces 2 coureurs et je décide de mener un peu à mon tour. Et à ma grande surprise, je m'échappe et arrive au sommet avec une dizaine de seconde d'avance, tout en ayant repris un nouveau coureur. 

Derrière, un belle descente technique arrive et j'essaye de la faire rapidement afin de consolider ma petite avance, d'autant qu'un groupe de 3 coureurs n'est pas loin devant moi. Malheureusement, la descente dans ce canyon ne permet pas de doubler et je rejoins rapidement un coureur peu à l'aise en descente. Du coup, la jonction se fait derrière et j'ai l'impression de piétiner un peu. 

La remontée du canyon est toujours aussi sympathique et splendide. Je dépasse le coureur qui peinait en descente, mais les 2 coureurs de tout à l'heure me dépassent je n'arrive pas à m'accrocher dans cette petite pente parsemée de marches de rochers. 

A ce moment-là, un petit coup de mou s'installe. Pas trop physique, mais plutôt dans la tête où inconsciemment, je suis un peu moins dans la course et plus dans le confort. Heureusement, le parcours n'est jamais monotone et les petites descentes me permettent de me remobiliser un peu, même si je sens que mes jambes manquent un peu de souplesse et de fluidité pour descendre au mieux... 

 

Rémy : Trail de Gruissan 2016

Je m'attends à ne plus trop revenir sur des coureurs mais finalement, j'aperçois 2 coureurs à une trentaine de secondes devant. Je me dis que j'arriverai peut-être à revenir progressivement, mais je suis surpris de recoller rapidement grâce à un passage bien raide où la pose des mains sur les rochers s'avère d'un bonne aide. 

Cependant, je ne les dépasse pas et au sommet, ils relancent plus vite que moi et reprennent un peu d'avance. 

Vers le 17e km, Aurélien et Florence sont là pour m'encourager (merci). Je m'aperçois donc que Florence a été contrainte à l'abandon. Je dois être autour de la 20e place, et voilà le ravitaillement. 

Je remplis rapidement mon bidon et repars en slalomant entre les coureuses de la course féminine. J'entends une foulée rapide derrière moi, et je vois qu'il s'agit d'un coureurs que j'ai dépassé sans le savoir, à la faveur d'un ravitaillement plus rapide. 

On prend sur la droite, avec une bonne ascension qui débute. Je connais bien cette bosse et je me dis que je dois la passer sans marcher si je veux assurer au moins une place dans le Top20. La bosse passe plutôt bien et lorsque je me retourne, je vois que le coureur n'a pas suivi.  

Je reprends confiance et essaye de forcer un peu mon effort sur les 30 minutes restantes. J'essaye ainsi de courir au maximum les montées et de faire les descentes en prenant moins de précautions. 

Je gagne à nouveau une place puis reviens sur l'un des 2 coureurs du début de course. Il semble à la peine en montée et je le rejoins juste au sommet de l'avant dernière bosse. Dans la descente qui suit, je reste juste derrière et sur le passage plat sur la piste cyclable, je le dépasse progressivement, en me surprenant de tenir un bon 15,5 km/h. 

Voici la dernière bosse qui se présente. La vue est bien dégagée et je vois plusieurs coureurs... mais je suis tout de même loin et il va être difficile de recoller. Mais bon, ça se tente.  

J'essaie de mettre une bonne intensité, mais je garde tout de même un peu de force pour le final, car je sais qu'après la redescente de cette bosse, il y a 2 km de plat où il ne faudra pas trainer. 

Je me rends compte que le coureur qui me précède n'est autre que le 2 coureurs de tout à l'heure. Je gagne un peu de terrain, mais lui arrive aussi à revenir sur un autre coureur. 

Au sommet, je dois être à une trentaine de secondes et j'essaie de faire une descente propre et fluide.  

Voici à présent les 2 derniers km de plat pour rejoindre l'arrivée. Flo et Aurélien m'encouragent à nouveau et me disent de m'accrocher pour revenir sur les 2 coureurs qui me précèdent. Je suis de nouveau autour de 15,5 km/h et j'arrive à revenir sur le premier coureur. Je gagne un peu de terrain sur l'autre coureur, mais il est encore une bonne trentaine de mètres devant moi et j'ai l'impression que je ne ferai pas la jonction.  

A ma grande surprise, je parviens à accélérer sensiblement en faisant le dernier km autour de 16km/h, et dans le même temps, le coureur a dû lever sensiblement le pied, ce qui me permet de revenir sur lui et le dépasser. 

Je franchis la ligne dans le palais des sports en 2h07'30''. J'espérai mieux au niveau du chrono, mais en même temps, je sais que je n'aurai pas pu faire beaucoup mieux et je suis tout de même satisfait de ma course au niveau du déroulement et de la gestion. 

 

En effet, les allures ont été rassurantes, en particuliers sur les plats. Aussi, au niveau du foncier, je n'ai pas été à la peine, et surtout pas sur la fin, où je me sentais presque mieux qu'au début. Les bosses sont bien passées (bon, c'était court). En revanche, j'ai perdu un peu en agilité en descente. Il va falloir y remédier (mais c'est prévu sur avril). Bref, une course de prépa qui lance bien la saison. Il me reste plus qu'à confirmer dans 3 semaines sur le maratrail de Vulcain (45km et 1700m+). 

 

 

crédit photo : Afum Photo et www.runningmag.fr

Je m'attends à ne plus trop revenir sur des coureurs mais finalement, j'aperçois 2 coureurs à une trentaine de secondes devant. Je me dis que j'arriverai peut-être à revenir progressivement, mais je suis surpris de recoller rapidement grâce à un passage bien raide où la pose des mains sur les rochers s'avère d'un bonne aide. 

Cependant, je ne les dépasse pas et au sommet, ils relancent plus vite que moi et reprennent un peu d'avance. 

Vers le 17e km, Aurélien et Florence sont là pour m'encourager (merci). Je m'aperçois donc que Florence a été contrainte à l'abandon. Je dois être autour de la 20e place, et voilà le ravitaillement. 

Je remplis rapidement mon bidon et repars en slalomant entre les coureuses de la course féminine. J'entends une foulée rapide derrière moi, et je vois qu'il s'agit d'un coureurs que j'ai dépassé sans le savoir, à la faveur d'un ravitaillement plus rapide. 

On prend sur la droite, avec une bonne ascension qui débute. Je connais bien cette bosse et je me dis que je dois la passer sans marcher si je veux assurer au moins une place dans le Top20. La bosse passe plutôt bien et lorsque je me retourne, je vois que le coureur n'a pas suivi.  

Je reprends confiance et essaye de forcer un peu mon effort sur les 30 minutes restantes. J'essaye ainsi de courir au maximum les montées et de faire les descentes en prenant moins de précautions. 

Je gagne à nouveau une place puis reviens sur l'un des 2 coureurs du début de course. Il semble à la peine en montée et je le rejoins juste au sommet de l'avant dernière bosse. Dans la descente qui suit, je reste juste derrière et sur le passage plat sur la piste cyclable, je le dépasse progressivement, en me surprenant de tenir un bon 15,5 km/h. 

Voici la dernière bosse qui se présente. La vue est bien dégagée et je vois plusieurs coureurs... mais je suis tout de même loin et il va être difficile de recoller. Mais bon, ça se tente.  

J'essaie de mettre une bonne intensité, mais je garde tout de même un peu de force pour le final, car je sais qu'après la redescente de cette bosse, il y a 2 km de plat où il ne faudra pas trainer. 

Je me rends compte que le coureur qui me précède n'est autre que le 2 coureurs de tout à l'heure. Je gagne un peu de terrain, mais lui arrive aussi à revenir sur un autre coureur. 

Au sommet, je dois être à une trentaine de secondes et j'essaie de faire une descente propre et fluide.  

Voici à présent les 2 derniers km de plat pour rejoindre l'arrivée. Flo et Aurélien m'encouragent à nouveau et me disent de m'accrocher pour revenir sur les 2 coureurs qui me précèdent. Je suis de nouveau autour de 15,5 km/h et j'arrive à revenir sur le premier coureur. Je gagne un peu de terrain sur l'autre coureur, mais il est encore une bonne trentaine de mètres devant moi et j'ai l'impression que je ne ferai pas la jonction.  

A ma grande surprise, je parviens à accélérer sensiblement en faisant le dernier km autour de 16km/h, et dans le même temps, le coureur a dû lever sensiblement le pied, ce qui me permet de revenir sur lui et le dépasser. 

Je franchis la ligne dans le palais des sports en 2h07'30''. J'espérai mieux au niveau du chrono, mais en même temps, je sais que je n'aurai pas pu faire beaucoup mieux et je suis tout de même satisfait de ma course au niveau du déroulement et de la gestion. 

 

En effet, les allures ont été rassurantes, en particuliers sur les plats. Aussi, au niveau du foncier, je n'ai pas été à la peine, et surtout pas sur la fin, où je me sentais presque mieux qu'au début. Les bosses sont bien passées (bon, c'était court). En revanche, j'ai perdu un peu en agilité en descente. Il va falloir y remédier (mais c'est prévu sur avril). Bref, une course de prépa qui lance bien la saison. Il me reste plus qu'à confirmer dans 3 semaines sur le maratrail de Vulcain (45km et 1700m+). 

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