Rémy : Christolaise 2015

Rémy : Christolaise 2015

Contexte : Cette année, pas d’ultra pour ma part, mais comme je prépare quelques coureurs sur des longs formats, j’organise un petit bloc (aussi appelé « weekend choc ») dans l’Oisans. L’an passé, nous avions été du côté de Valsenestre et pour cette année, je voulais faire découvrir le vallon de la Lavey, toujours dans les Ecrins.

En regardant le calendrier, j’ai vu qu’une course (la Christolaise) proposait un joli parcours le dimanche avec des chiffres conforme à ce que je souhaitais proposer (40km et 3300m+). Banco, voilà le support du dimanche.

 

Objectif : Niveau 4 : pas d’objectif. Bien sûr pas d’objectif particulier pour moi sur cette épreuve, si ce n’est se faire plaisir. Me sentant en manque de fraicheur en raison d’un gros volume les jours précédents (reco intégral de l’UT4M en 4 jours avec sac de 10kg), je sais que j’aurai du mal à avoir de supers jambes. Cependant, j’ai tout de même envie de me tester un peu et je décide de ne pas faire la sortie prévue le samedi, afin d’être un peu moins mal le dimanche. Je laisse donc les copains faire un tour sous la pluie d’environ 30km et 2500m+. 


Déroulement :

Au départ, on voit que c’est une course bien locale… avec seulement une quarantaine de coureurs sur la ligne. Je me dis que j’ai peut-être ma carte à jouer…. Mais j’aperçois bientôt Nicolas Hairon et je comprends que la victoire lui est promise, puis Florentin Le Provost… Finalement, même avec 40 coureurs, le podium est loin d’être acquis…

 

Le départ est donné et je pars calmement environ en 15e position. Après 1 km de plat, je commence à remonter un peu et dépasse Michel (qui lui a couru les 30km la veille). Sur le début de la première ascension, je dois être 7 ou 8e, juste derrière Florentin, et je me sens bien à l’aise. Mais dès les premiers lacets, je sens mes jambes se durcirent… Aïe, ça ne se passe pas comme prévu ?!!

Je ne m’affole pas et laisse passer quelques coureurs et passe le premier ravito à la 10e place. Je suis tout de même surpris de l’allure de devant car je trouve que c’est parti vite pour faire 3300m+. Je me doute que certains risquent de craquer un peu mais je trouve tout de même le niveau bien plus relevé que prévu.

On attaque une nouvelle montée. Elle nous mènera jusqu’au Plat de la Selle. J’essaye de retrouver une bonne allure de progression, mais rien à faire, les jambes sont toujours aussi raide… sauf qu’en plus j’ai de la peine à trouver mon souffle. Je suis contraints de ralentir encore, et laisse passer Mehdi (qui a aussi couru la veille) et un autre coureur… me voilà 13e ce coup-ci…

Je ne cherche pas à accrocher et commence à envisager de faire le parcours en mode plus rando que course. Je sais que derrière, il y a Sophie et Christophe. Pourquoi ne pas les attendre et faire le parcours avec eux… Bon, je n’arrive pas à me décider et je poursuis en me disant que si ça va plus mal, j’opterai pour cette solution.

Un peu plus haut, j’ai encore du mal à respirer aisément, et je décide de prendre une petite pause. Je m’arrête donc 1 ou 2 minutes puis repars. Cela va mieux. Devant, Mehdi a pris le large et derrière j’aperçois Michel qui est tout prêt.

 

Je passe au point haut puis entame la descente, sans trop de conviction. A proximité du village de Champébran, je glisse sur une pierre et plonge en avant. Par chance, j’arrive à me stopper avec mes mains et évite ainsi de frapper une grosse pierre avec mon visage… Ouf, c’est pas passé loin. Pourtant, on ne peut pas dire que je descende vite aujourd’hui…

 

Bref ravitaillement au hameau puis descente sur le vallon de la Lavey. Bon au moins à partir de maintenant je connais le terrain, et je sais que ce va être magnifique.

Je passe le pont romain du Clot et aperçois au loin Mehdi. Je prends mon retard, il est à 5 bonnes minutes. Un peu plus haut, je vois que j’ai aussi environ 5 min d’avance sur Michel qui me succède.

Les sensations étant toujours très moyennes, je ne sais toujours pas si je poursuis à la meilleure allure possible ou bien si j’attends un peu les amis de derrière. Et comme tout à l’heure, je me dis que je verrai en haut si ça va mieux ou pas.

J’entame donc cette ascension sur le lac des fétoules et je me sens un peu mieux. Bon, je ne m’emballe pas mais ça fait du bien au moral de se sentir avancer un peu.

Durant la montée, je prends toujours mes écarts avec Mehdi et je vois que j’en grignote un peu mais pas énormément. En revanche, les coureurs qui précèdent Mehdi semblent avoir un peu de mal, si bien que je gagne bientôt 2 places juste avant d’arriver au lac des fétoules.

J’entame la descente vers le refuge que je sais assez agréable. Je ne cherche pas à gagner forcément du temps et je reprends de nouveau 2 places dans la descente.

Me voilà donc 9e avec Mehdi à 3-4 minutes devant.

Je reste peu de temps au ravitaillement et essaye de courir sur un bon rythme. Un peu plus loin sur une partie un peu montante, je vois que Mehdi à moins d’avance (1’), et je reviens assez rapidement sur lui juste avant d’entamer la descente.

Il semble bien et dans cette descente, même si je vais un peu plus vite que sur les précédentes, il reste au contact.

Débute ensuite la montée sur l’Alpe du Pin. Je monte sur un bon rythme et Mehdi cède du terrain. J’espère pouvoir continuer ainsi et pourquoi pas grappiller encore quelques places, mais je ne sais pas du tout où se trouve les coureurs de devant.

A un pointage, on m’annonce un coureur à 4 minutes devant moi, et une portion roulante d’environ 2km. Je fais l’effort et cours un maximum, en me disant que peut-être j’apercevrais le coureur au ravitaillement et qu’en expédiant mon ravitaillement, je pourrai recoller. Mais une fois arrivé au ravito du refuge de l’Alpe du Pin, je demande un écart approximatif et l’on m’annonce à au moins 10-15 minutes… Bon, je crois que c’est mort… l’annonce précédente était sans doute erronée et devait correspondre à un retardataire du 20km.

Je fais la descente qui suit en ne prenant aucun risque. Passage du Vénéon et remontée sur le village de St Christophe. Il fait chaud mais je suis relativement à l’aise. Au village je salue un ancien collègue, originaire du village et bénévole sur la course.

Je sais qu’il y a encore un peu à monter pour rejoindre le hameau du Puy et j’essaye d’être bien régulier.

Ça y est, passage au hameau du Puy et dernière descente, identique à la première montée où j’avais commencé à souffrir. Je me dis que ça va mieux dans ce sens-là tout de même….

Il reste ensuite un gros kilomètre de portion roulante et voici l’arrivée.

 

J’attends ensuite Mehdi qui arrive 6’ plus tard. Michel fait 10e en 6h39 tandis que Christophe fait une superbe course qui clôture parfaitement son bloc avec 6h50. Sans surprise, Sophie remporte la course en 7h20 (en faisant les descentes en marchant…).

 

On profite du repas et de la bonne ambiance et il faut rentrer. Demain avec Mehdi et 2 autres coureurs, direction Belledonne pour un décrassage de 7h (33km et 2600m+).

 

 

Analyse : Je prends une 8e place assez décevante en 6h10. Mais en regardant les classements, je me dis que la 3e place était largement accessible avec de la fraicheur (mais bon, ça reste une supposition). Je savais que je manquerais de fraicheur mais je pensais faire un bon début de course et souffrir sur la 2e moitié… en réalité, il s’est passé exactement l’inverse. Cela prouve au moins que j’ai le foncier dans les pattes. C’est déjà ça…

Nicolas 15/08/2015 16:00

Ce n'est pas du tout étonnant de connaitre des débuts pénibles sur un fond de fatigue. D'ailleurs, il faut à tout prix éviter de se reposer la veille d'une compétition si on a fait un gros travail dans la semaine.
A demain pour un solide échauffement car il faudra être vite dans le bain. ;-)

Rémy 15/08/2015 21:37

Effectivement, voyant que cette fatigue était plus présente que prévu la veille, j'ai songé à faire un petit déverrouillage mais le manque de temps et la météo pourrie m'ont fait oublié cette idée...
Demain, s'il me faut attendre le 25e km pour me sentir bien, il va falloir que je débute l'échauffement de bonne heure...

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