Christophe : les Templiers 2014... 6 mois plus tard

Quasiment 6 mois après la course, je m'attelle enfin à mon récit d'un petit séjour aveyronnais fin octobre. Très tôt en 2014, on a décidé avec mes amis 3D Trail d'organiser un "séminaire" team à l'occasion des Templiers, 4j de vacances tous ensemble autrement dit. Rémy se charge de nous trouver un logement très modeste, bon on prend. Chacun choisit sa course, moi je m'oriente vers la Grande Course des Templiers où le plateau s'annonce monumental. Le Top100 étant déjà complet bien longtemps à l'avance avec une kyrielle de cadors affutés et en provenance de France, d'Europe et des restes du monde. La période mai -> août est très creuse pour moi en CAP, 630kms et 13500+ environ en 4 mois… En septembre, je suis à nouveau dispo et je mets les bouchées doubles à l'entrainement pour ne pas être ridicule ce dernier dimanche d'octobre. 585kms et 13500+ sont ainsi avalés en 7 semaines. La confiance est un peu revenue avec un cycle d'entrainement quasi parfait (à mon niveau bien sûr).

Ca se passe par là...

Dans notre modeste gite, les derniers jours avant la course sont donc orientés 100% sur la course et sa préparation : tourisme local, jacuzzi, balade champignons, bons repas… Dommage, il nous aurait bien fallu encore quelques jours pour faire du jus avant la course ;))).

Préparation intensive...
Préparation intensive...
Préparation intensive...
Préparation intensive...
Préparation intensive...
Préparation intensive...
Préparation intensive...

Préparation intensive...

Mais voilà, à Millau, ERA et 2500 coureurs avec des fumigènes m'attendent de pied ferme au départ ce dimanche 27 octobre 2014 à 5H15. J'ai eu un peu de chance, je pars du SAS n°1 et je peux donc faire tranquillement pipi 3kms après le départ, sans être trop bousculé par l'énorme peloton qui galope à fond sur la portion routière de quelques kilomètres. La montée de Carbassas est plus étroite et sur chemins, les gens sont déjà nerveux, ça se bouscule et ça joue pas mal des coudes et des bâtons. Je monte à mon rythme, double quand il le faut, sachant que la course est encore bien longue. Le spectacle des frontales qui s'étire devant et derrière moi est touours aussi jolie.

Repérage du coin et départ...
Repérage du coin et départ...
Repérage du coin et départ...
Repérage du coin et départ...
Repérage du coin et départ...

Repérage du coin et départ...

Arrivé sur le plateau, je n'accélère pas. Je prends un rythme de sénateur, 12kms/h je pense sur cette piste forestière serpentant la causse. J'ai un peu froid et j'observe le jour se lever avec grand plaisir. Je n'ai pas l'impression d'être encore totalement réveillé musculairement et je ne prends pas de risque. La descente sur Peyreleau est un peu piégeuse et on arrive dans le village où une foule immense nous acclame. J'y retrouve quand même Rémy à qui je laisse ma désormais inutile frontale. Je fais un arrêt express au ravito (445ième en 2H09').

Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...
Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...
Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...
Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...
Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...

Peyreleau et son château... le calme avant la tempête de coureurs...

Je maintiens mon allure dans la montée du ravin de Malbouche et je commence ainsi ma tranquille remontée. Les décors sont magnifiques, la météo est de la partie, les chemins très ludiques et moins monotones qu'au départ. Je suis enfin dans la course, même si je ne m'excite pas. Je sens que j'ai de bonnes jambes, je les économise. Je m'alimente et je bois sans problème. Après le passage dans la chapelle de St Jean des Balmes, je rejoins sans soucis St André de Vézines. Cette fois, je refais le plein d'eau et picore quelques t(r)ucs (342ième en 3H30').

...
...
...

...

On attaque alors une partie magnifique, mes cannes répondent toujours aussi bien, le moral est là. Je quitte enfin mon coupe-vent.  C'est un pur bonheur de traverser le château de Montméjean, de gravir les falaises du Rajol, de passer sous l'arche naturelle de Roquesaltes. Les coureurs sont nombreux autour de moi, mais je suis plus à l'aise et je continue de doubler dans la descente vers le village médiéval de la Roque Sainte Marguerite. Je suis toujours aussi surpris d'être bien dans la courte et raide montée qui suit pour arriver à Pierrefiche. Beaucoup de coureurs semblent abattus à ce ravito et je m'arrête au minimum (270ième en 5H22').

 

Le Larzac débute alors et ce n'est pas facile. Les sentiers sont étroits et chaotiques, certains passages sont aériens au-dessus des corniches. J'avais quand même étudié le parcours avant la course et j'avais remarqué que cette partie allait être "lente". Je comprends pourquoi avec la difficulté du terrain. Mais le moral est là, la progression rythmée et sans soucis. Je prends toujours autant de plaisir et il me faudra quand même près de 2H30' pour faire les 17kms ! A Massebiau, je ne prends pas de risque, il commence à faire chaud et je fais le plein d'eau (219ième en 7H48') au milieu de la foule.

 

Comme prévu, la montée à la Cade est en plein cagnard et tranche avec les kilomètres précédents : le sentier est facile mais très raide. J'avoue, je suis un peu limite dans cette montée, le rythme cardiaque élevé et le souffle court. Surtout, le soleil me plombe. Heureusement la montée est courte et j'ai du mal à relancer ensuite pour rejoindre la ferme et le ravito. Gabrielle et tout le team 3D Trail est là pour pousser de la voix et m'encourager. Ça fait du bien ! Je prends le temps de bien m'alimenter au ravito (210ième en 8H37') et repars au combat car je sens que je suis en train de faire une bonne course. Rémy m'annonce environ 1H15' et 300+ pour rallier l'arrivée (en fait, il y a quasiment 500+ : en trail, il ne faut jamais écouter les estimations des spectateurs…), c'est un bon point de repère.

Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...
Mitraillage de la star...

Mitraillage de la star...

Cette fois, j'essaie enfin d'accélérer le rythme dans la forêt. La course descente qui suit n'est pas si évidente. Sur les hauteurs de Millau s'en suit des montagnes russes. Voilà le Puncho d'Agast, bien raide dans les rochers. Le Team est encore là pour pousser de la voix au sommet, merci. Je déroule dans la première partie de la descente, encore un peu accidentée. Passé la Grotte du Hibou dans le noir complet, je fonce sur les derniers lacets et franchis la ligne en 178ième position et 9H51', yes !!! Je suis extrêmement content de cette course pleine (mon objectif se situait plutôt entre 10H30 et 11H) avec de super sensations tout au long de la course.

C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !
C'est le sprint final !

C'est le sprint final !

Points positifs :

- Des supers jambes et une course ultra régulière pour un résultat très satisfaisant

- Un joli parcours et un super coin

- Un séminaire de team très agréable ;)

 

Point négatif :

- Après la course, il a manqué 3-4j de récup dans le modeste gite

Forza Thierry !!!
Forza Thierry !!!

Forza Thierry !!!

Le blog de 3D Trail -  Hébergé par Overblog