Rémy : Trail de Vulcain 2015

Contexte : A peine 2 semaines après le Trail de Gruissan où j’ai pris une 24e place décevante, je me doute que ma forme a peu de chance d’être meilleure. D’autant qu’un déficit de sommeil n’arrange pas mon niveau de forme. De plus, les conditions hivernales du parcours ne devraient pas être à mon avantage (je suis assez à la peine sur les terrains enneigés). Mais ce trail est pour moi l’occasion de me faire plaisir car ce parcours, tout proche de là où j’ai grandi, est vraiment superbe. C’est un événement que j’essaye de ne pas rater (plus de 10 participations) et c’est bien souvent l’occasion de partager de bons moments avec les amis présents.

  

Objectif : Niveau 4 : pas d’objectif. Vu mon niveau de ce début d’année et mon manque de fraicheur, je ne peux pas espérer faire une très bonne course. Cependant, en regardant le classement de 2014, je me dis qu’il y a probablement moyen de faire un classement correct, probablement dans le top5. On verra bien selon les coureurs présents…

Rémy : Trail de Vulcain 2015

Déroulement :

Après un échauffement qui me permet d’affiner et d’alléger ma tenue vestimentaire pour la course, je me place sur la ligne de départ aux côtés de Yann (Nourry). On s’encourage et attendons le départ imminent.

 

Celui-ci est donné et je me place volontairement dans le 2e groupe qui se dessine progressivement. Le début de course est montant, mais proposant quelques passages plus calmes.

 

Comme prévu, je n’ai pas de bonnes jambes… bon, ça va peut-être s’arranger. Je me dis que je vais tenir à mon rythme sans chercher à accrocher tel ou tel coureur et on verra plus tard.

Et du coup, même si je vois que ça ne va pas extrêmement vite devant, je suis obligé de laisser filer tout le monde…

 

Je pense être autour de la 15e place, c’est pas terrible mais vu mes jambes du jour je peux guère faire mieux… En revanche, j’espère pouvoir gagner du temps sur la 2e moitié en m’économisant un peu au début.

 

On aborde la montée franche sur le Puy de la Nugère et je fais la jonction avec 2 autres coureurs. On échange brièvement, et dès que la pente s’accentue, je suis obligé de laisser filer, impossible de tenir une intensité pourtant pas très élevée…

 

Je passe donc ce premier puy en solo et pense recoller rapidement, mais il n’en est rien. Je poursuis ma progression solitaire et aperçois même que derrière ça revient…

 

On se dirige ensuite vers le puy de la Louchadière, par un chemin que je ne connaissais pas (je préférais d’ailleurs l’ancien). Je marche avec une allure assez soutenue (c’est ce que j’essaye en tout cas) et la neige est à présent très présente. Mais comme elle est assez dure, ce n’est pas trop gênant pour marcher et progresser (pour le moment).

 

J’espérai faire un peu le trou avec derrière mais c’est loin d’être le cas. Même si l’on ne me revient pas vraiment dessus, un gros groupe s’est formé à une vingtaine de secondes de moi… J’essaye de forcer un peu l’allure comme je peux sur les 100 derniers mètres de D+ jusqu’au sommet et j’ai l’impression de gagner un peu de terrain malgré la neige.

 

Passage au sommet et j’entame la descente. Mais je me sens raide et peu enclin à faire une descente très relaché… Je fais au mieux mais c’est vraiment pas ça.

 

J’arrive sur le plateau et je sais que 6 km roulant m’amèneront au ravitaillement de Lemptégy. Et je compte beaucoup sur cette section pour enfin trouver une bonne allure et remonter un peu au classement. Mais je suis contraint de rapidement déchanter. La neige et la glace rendent difficile ma progression et je suis vraiment à la peine pour avoir une foulée efficace. Impossible d’allonger comme je le souhaiterai et je suis obligé de prendre une allure de footing pour ne pas avoir une foulée trop perturbée par le manque d’adhérence.

 

Et forcément, alors que j’espérai gagner du temps sur cette portion, j’en perds… et du même coup le moral en prend un coup.

 

J’arrive à Lemptégy et je fais le plein de mes flasques. Des coureurs arrivent juste derrière et ne s’arrêtent pas. Par conséquent, je repars du ravito en étant encore plus loin au classement (je pense autour de la 30e place…). Il reste une bonne vingtaine de kilomètres et la neige/glace est toujours très présente…

Rémy : Trail de Vulcain 2015

Ma foulée est toujours peu efficace mais je me sens en revanche assez frais, ça sera probablement utile pour la suite, lorsque la neige sera moindre… en fin c’est ce que j’espère à ce moment-là.

 

Je monte le Puy des Gouttes et pour une fois, je sens que je suis plus à l’aise que les coureurs qui m’accompagnent. Je gagne enfin quelques places. Au sommet, le vent est très fort et je ne m’attarde pas.

 

Dans la redescente, la progression est vraiment compliquée avec une neige très épaisse et croutée. Certains appuis tiennent bien tandis que d’autres percent la neige et je me retrouve avec la jambe enfoncée jusqu’au quadri. Bref, obligé de limiter la force des impacts et donc je marche…

 

On retourne en sous-bois et à présent mon allure « footing » imposée par le terrain semble plus efficace puisque je reprends quelques coureurs. Je pense être revenu enfin dans le top20 mais j’espère poursuivre ma remontée sur les kilomètres restants.

 

Voici l’ascension du Puy de la Coquille. Je reviens sur un autre coureur, mais je ne parviens pas à le dépasser. Je perds même un peu de terrain dans la remontée sur le Puy de Jûmes qui s’enchaîne juste derrière.

 

Mais après ce Puy de Jûmes, je sais que le gros des difficultés est passé. Je connais bien la descente de ce puy et en général, j’y gagne un temps précieux, mais là encore, la neige me dessert un peu. Du coup, j’assure ma descente plus qu’il le faudrait et ne parviens pas à recoller au coureur de devant. La jonction se fera un peu plus bas, lors de la traversée de route.

 

Cette traversée marque d’ailleurs la disparition de la neige. Enfin car même sur cette dernière descente c’était vraiment la galère pour progresser sereinement. On va enfin pouvoir courir avec des appuis non-fuyants. Il reste 10km.

 

Je papote un peu avec le coureur que j’accompagne et à la faveur d’un passage roulant, je me détache sensiblement. Mais dans la petite remontée qui suit, il me reprend et me distance. Je ne cherche pas à m’accrocher, préférant me réserver pour mieux dérouler sur les portions roulantes à venir.

 

Au sommet de la petite bosse, je relance un peu et trouve un rythme correct. Je gagne 2 nouvelles places mais ne revois pas encore le coureur qui m’accompagnait tout à l’heure. J’arrive au ravitaillement du Cratère et l’on m’annonce dans les 10 (d’après mes calculs par rapport à un pointage précédent, je pense plutôt être 12e).

 

Je remplis une flasque et repars rapidement. Je me sens étonnement bien musculairement et j’ai pas mal de plaisir dans ces petits chemins un peu étroits. Je déroule bien mais dans une portion un peu plus large, je suis tout de même surpris de ne pas voir de balisage durant quelques centaines de mètres. N’ayant pas vu de croisement, je me dis que je n’ai pas dû me planter, mais j’attends avec impatience de voir une rubalise.

 

Voici enfin un croisement, et cela confirme que je ne suis plus sur le parcours… ou du moins pas là où je devrais. En fait, je suis retombé sur une portion que l’on avait empruntée en début de course. Je me pose alors la question de remonter (combien de temps ?) pour retrouver le bon parcours, ou bien finir par le chemin du début de course et ne pas être classé… Vu ma mauvaise course, j’avoue me poser franchement la question… Mais je décide finalement de faire demi-tour et je remonte ce que je viens de dévaler.

 

Un peu plus loin, je vois en contre-bas 2 coureurs passer. Je poursuis encore un peu ma remontée puis dès que possible, je rejoins le chemin en contrebas. Je ne sais pas trop le temps et les places que j’ai perdues dans ce détour, mais j’essaye de malgré tout faire un bon final. Même si le classement ne sera pas bon, une bonne fin de course est toujours  mieux pour le moral…

 

Je reprends rapidement les 2 coureurs puis rejoins bientôt le Château de Tournoël. Je me force à courir ce passage en faux plat montant et gagne une nouvelle place. Je passe Notre Dame de la Garde et entame cette dernière descente sur Volvic.

 

Je passe la ligne en 15e position, bien loin de mes espérances…

 

Sans mon erreur de parcours, je pense que j’aurai fini 10 ou 11e (le coureur que j’accompagnais et que je pensais reprendre à fini 10e).

Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine. C’est décidé, je préparerai correctement cette échéance et viendrai avec l’ambition de jouer un Top5.

 

 

Points positifs : Pas beaucoup…

  • J’ai découvert ce nouveau parcours de 42km
  • J’ai fait une gestion correcte, compte tenu de mes mauvaises jambes
  • J’ai tout de même une base de foncier qui sera probablement utile pour la suite.

 

Points négatifs :

  • Pas de forme
  • Pas de jus
  • Pas de moral
  • Une foulée très inefficace sur neige

 

Rémy : Trail de Vulcain 2015
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