Rémy : UT4M 2014

Contexte : Nous voilà enfin sur ce GROS rendez-vous de l'année. Un parcours de 166km autour de Grenoble en passant par les 4 massifs entourant la Capitale des Alpes : Vercors, Taillefer, Belledonne et Chartreuse. La prépa s'est déroulée sans encombre et je me présente motivé et optimiste au départ, très soutenu par beaucoup monde du fait d'être à domicile

 

Objectif : Objectif 1 : objectif majeur. Suite à mon inscription en début d'année, j'ai fait de cette course mon objectif majeur de cette saison. Et par conséquent, j'ai planifié ma saison en fonction pour arriver au top pour cette épreuve. L'été a été studieux et grâce à un emploi du temps très souple cet été, j'ai pu m'investir de manière conséquente dans ma préparation avec en particulier, un gros bloc de 14 jours avec 400km et 26000m+, mais ce fut toujours bien agréable car passer du temps en montagne avec des amis est toujours un grand plaisir. Suite à cette prépa sérieuse, je me sens donc capable de réaliser une bonne course, conforme à mon niveau de mes récentes épreuves.

Je ne me fixe pas vraiment d'objectif de classement car le niveau est assez aléatoire sur les courses de ce format, sans grosse densité, même si le niveau apparaît tout de même bien plus relevé cette année que l'an dernier. En épluchant la liste des inscrits, je repère une quinzaine de coureurs pouvant monter potentiellement sur le podium, mais je sais par avance que sur ces 15 coureurs, au mieux la moitié verront l'arrivée. Me trouvant plutôt dans le bas de ces 15 coureurs, j'espère donc pouvoir intégrer le Top5.

J'essaye donc plutôt de me fixer un objectif de temps, afin de davantage me focaliser sur ma course que sur celle des autres,. Je pense être en capacité de réaliser 27h30 sur ce parcours amputé de quelques passages clés comme la descente du col de l'Arc, ou l'ascension du Pas de la Vache.

le fan club en pleine forme...

le fan club en pleine forme...

Déroulement :

Et pour réaliser au mieux cette course majeure de ma saison, j'ai la chance d'être aidé par mon ami Jean. Ainsi, il sera présent sur bon nombre de ravitaillements pour me venir en aide et me permettre de m'alléger un maximum (tout en étant toujours en règle avec le règlement bien sûr).

Vendredi matin, direction donc le centre de Grenoble, Parc Paul Mistral, pour le départ de cet UT4M160. J'y arrive vers 7h en compagnie de Jean et nous retrouvons Mickaël, venu déjà m'encourager. Petit à petit, les coureurs arrivent et je retrouve de plus en plus de têtes connues, avec en particulier Charles et Nico qui seront aussi au départ dans quelques instants.

7h45, il est temps de se faire "biper" et de se placer dans le sas de départ. J'arrive à me placer dans les premières lignes, même si bien sûr, je ne pense pas partir sur des chapeaux de roues, laissant à la place aux relais à 4 et aux téméraires de mon format.

8h00, un dernier mot d'encouragement aux coureurs qui m'entourent (dont Charles) et le départ est donné !!! Rapidement, je trouve ma bonne allure et pas mal de monde me passe à toute vitesse. Je reconnais quelques amis du club venus assister au départ (merci Cyril notamment) et nous quittons le parc pour les Grands Boulevards grenoblois. Je suis étonnamment détendu et profite de ce départ en pleine ville. Michel Cercueil est à mes côtés et nous discutons tranquillement en suivant la direction  de Seyssinet-Pariset. A l'approche du Pont de Catane, je me détache sans le vouloir de Michel.

Après ces 3 - 4 premiers km de plat pour sortir de Grenoble, nous arrivons bientôt au pied de la première ascension de parcours : la montée au sommet du Moucherotte avec environ 1650 m de dénivelé positif. Comme prévu, j'aborde le début de cette ascension en marchant puis alterne ensuite course et marche. Je croise Gaëtan, François, ... c'est très festif. Je remonte progressivement un bon nombre de coureurs, mais je sais que je suis dans ma bonne allure. Il faut dire que je connais bien le tracé pour l'avoir reconnu et qu'en plus, cette section dans les Bois des Vouillands, m'est très familière puisque c'est ici que je réalisais bon nombre de mes séances d'entraînement ces dernières années.

J'arrive à présent à proximité de la zone du tremplin de St Nizier, et après un court passage de plat, nous attaquons la partie  bien raide. Je me sens toujours très bien (heureusement) et opte pour une allure assez soutenue. Je dépasse encore quelques coureurs (solos ou relais... je ne fais pas attention). Et aux abords du sommet de la seconde série de marches, on aperçoit un peu plus de monde, signe que le premier ravito est tout proche. Je jette un coup d'oeil à la montre : j'ai presque 30 minutes d'avance sur mes prévisions... bon, on va dire que j'ai mal estimé car je n'ai pas le sentiment d'avoir été plus vite que prévu dans mon allure de course.

la montée du tremplin (photo Benoît Audigé)

la montée du tremplin (photo Benoît Audigé)

Une fois arrivé au ravito, je me dirige aussitôt vers Jean, bien en place avec sa table de camping et mes mallettes d'assistance. Au passage, j'encourage Niko (Moyroud) qui est avec son assistance. Je ne m'arrête qu'un minimum de temps, Jean ayant parfaitement préparé ce dont j'avais besoin (une flasque de boisson). Je prends une barre et repars tandis que Jean  m'annonce que je suis 13e solo (et que le 4e est à moins de 5 minutes...).

Je ressors du ravito en compagnie d'un coureur portugais, mais je ne sais pas encore que je vais le voir régulièrement au cours de ces 24 prochaines heures...

Là encore, je connais très bien cette section St Nizier -> Moucherotte et je m'y sens à l'aise. Je prends une bonne allure et distance rapidement le portugais. Me voilà donc 11e . Très honnêtement, lors de mon élaboration de stratégie de course (très succinte, je vous rassure), je ne pensais pas être déjà si bien classé. C'est plutôt un classement que je pensais avoir entre La Morte et Rioupéroux... mais bon, je me sens bien donc il n'y a aucune raison pour que je ne continue pas sur cette allure, puisque je sens que je suis capable de la tenir longtemps.

Je poursuis donc mon ascension et continue de rencontrer des amis sur le parcours. D'abord, Matthieu, puis Franck qui m'encouragent chaleureusement.

Je dépasse encore 2 autres solos et arrive déjà à ce premier sommet, en me faisant même filmer par le drone de l'organisation durant la courte partie finale. Je fais le tour de la table d'orientation et bascule pour la descente qui va nous ramenait sur St Nizier. Je pointe au passage à la cabane du Moucherotte (9e) et croise Charles et Michel qui arrive dans cette toute dernière partie ascendante. Ils ont l'air bien et sont donc à environ 5 min de moi, preuve que mon classement peut rapidement évoluer car je ne souhaite pas faire une descente très rapide afin me préserver musculairement.

D'ailleurs, l'un des derniers coureurs que j'avais dépassé me passe assez rapidement. Bon je ne suis pas étonné en voyant son dossard (12) puisqu'il faisait partie de mes favoris (Nicolas Cerisier). Je le laisse filer, chacun son allure sur ce début de course. Je reviens ensuite sur 2 coureurs qui discutent. Me voilà donc 8e.

Alors que je pensais voir revenir quelques coureurs dans cette section, j'arrive au ravito de St Nizier. Bon j'imagine que derrière, ce n'est pas bien loin. Je retrouve Jean, toujours prêt et l'on fait l'échange de flasques. Je bois un peu de coca, mange quelques trucs et je repars pour cette nouvelle portion que je ne connais pas jusqu'à St Paul de Varces.

 

Je repars calmement, en essayant d'avoir une foulée assez fluide, afin de limiter les chocs au sol qui engendreraient des dommages musculaires pour la suite du parcours. Je me sens assez à l'aise et j'alterne course agréable et marche active dans les quelques petits passages un peu raides. Un coureur me revient dessus, mais je vois qu'il s'agit d'un relais.

Le parcours passe au niveau du Peuil, puis de Savoyères. Je consulte mes prévisions de passage, et j'ai toujours pas mal d'avance. J'ai même un peu grossis mon avance. Bon, je me dis qu'il y forcément un moment où cela va s'équilibrer, on verra bien.

Je poursuis ma descente, bien à l'aise et j'arrive déjà à proximité de St Paul. Et bien cette section, pourtant plus longue, aura été assez rapide. Je retrouve les locaux Gaëtan et Philippe, en auto, qui m'encourage pour rejoindre le centre du bourg. Je reviens sur quelques coureurs dont 1 ou 2 solos. Sur les dossards, je reconnais Marc Toubin, qui a fini 8e l'an dernier. Je me sens bien à l'aise à trottiner sur cette portion très roulante.

J'arrive bientôt au ravitaillement, et là c'est l'euphorie ! Il y a plein de monde pour m'encourager : Thierry et Gabin, Cédric, Gaëtan, Philippe, Jean et Maxence, Sébastien, .... et j'en oublie (désolé).

Ravito de St Paul de Varces
Ravito de St Paul de Varces

Ravito de St Paul de Varces

Au ravito, je demande à Jean de me changer mes 2 flasques, car je sens qu'il commence à faire chaud et du coup, j'ai pas mal bu. Une fois "rechargé", je quitte le ravitaillement avec le moral gonflé par tous ces encouragements chaleureux, en 6e position.

La section joignant St Paul à Vif passe par la fameuse montagne d'Uriol. Autant dire que c'est loin d'être plat, et qu'il vaut mieux l'aborder prudemment. Au début de la montée, je me retrouve aux côtés de l'espagnol Calleja suite à une petite erreur de parcours de sa part. Il entame fort l'ascension, et je le laisse filer devant, préférant gérer mon allure plus raisonnable. La route est encore longue et selon moi, cette partie doit encore être faite sur la réserve.

Je rejoins donc la crête d'Uriol et entame la descente sur Vif. Une descente où je me sens assez efficace sans pourtant "taper" musculairement. Au pied de cette descente, je bois bien pour vider mes flasques et j'arrive bientôt au ravitaillement de Vif où Gaëtan et Philippe sont encore présents pour m'accueillir.

A l'intérieur, je retrouve bien sûr Jean qui me transmet mes flasques parfaitement préparées, mais aussi ma femme Fanny et mes 2 filles. Je mange quelques trucs, bois un peu de Coca et je repars 6e, après une halte d'environ 3 minutes, et toujours très encouragé

ravitaillement à Vif

ravitaillement à Vif

Nous sommes bas dans la vallée et il commence à faire chaud. Je sais qu'il vaut donc mieux être prudent si je ne veux pas être déjà sujet à des troubles digestifs. Je cours donc les parties roulantes et n'hésite pas à marcher (d'un bon pas) les portions un peu pentues, même courtes.

Sur la route de St Georges de Commiers, j'ai la chance d'avoir à nouveau des supporters puisque je retrouve Fanny et mes filles, Jean mais aussi Christophe qui m'avait raté à Vif. Il m'informe de certains écarts, même si à ce stade de la course, cela reste plus de la curiosité pour moi.

 

 

Rémy : UT4M 2014

Sur cette portion, je reviens sur le dossard 3 (Jean Sébastien Braun). Dans la montée sur St Georges, je commence à avoir vraiment chaud et je profite d'une fontaine vers le stade pour me rafraîchir abondamment. Jean-Sébastien en fait d'ailleurs autant.   

 

Je poursuis la montée vers le col de Lachal sur une allure très raisonnable, car je sens que la chaleur pourrait me jouer des tours. Ainsi, Jean-Sébastien s'accroche bien et reste à mon contact. En prévision d'éventuels futurs troubles, j'assure le coup en me rafraîchissant systématiquement à chaque point d'eau rencontré (et il y en a quelques-un). Cela permet ainsi à Jean-Seb de me distancer légèrement, mais peu importe, la priorité est donnée à mes sensations actuelles.

Je recolle à Jean-Seb et me semble plus à l'aise dans les ascensions marchées. En revanche, il arrive encore à courir dans des sections que je marche. mais est-ce la bonne solution ???

Je le distance bientôt petit à petit, et un peu plus loin à proximité du col, je reprends Nicolas Ceriser. Il ne semble pas bien et je comprends que la chaleur  fait des dégâts. Je l'encourage en l'informant qu'un point d'eau salvateur se trouve au col, mais il semble bien mal en point.

Justement, à mon arrivée au col, je m'autorise une petite halte afin de me rafraîchir. Je m'asperge le visage puis décide de passer carrément la tête sous l'eau : un vrai régal !!! Je profite aussi de ce point d'eau providentielle pour faire un très léger plein d'eau dans mes flasques quasi-vides. Je repars ensuite tranquillement, mais tout de même bien ravigoté.

Un petit passage roulant pour rejoindre Laffrey et je déroule tranquillement, sans chercher à faire le trou derrière ou à récupérer du temps. Je poursuis ma gestion de course de façon sécurisante afin d’éviter de voler en éclat, car je me sens encore un peu fragile en raison de la chaleur, même si cela va tout de même mieux.

J’arrive au village de Laffrey et me voilà bientôt au ravitaillement. Je retrouve Fanny et mes filles, ainsi que Jean toujours au top. Je suis surpris d’y retrouver Jason Louttit le canadien ultra favori, assis sur une chaise. Jean m’informe que le 2e, l’espagnol Calleja, est encore aussi présent au ravitaillement. Jean-Sébastien arrive peu de temps après moi. Nous sommes donc un groupe de chasse de 4 coureurs… mais déjà avec 30min de retard sur Frédéric Desplanches qui réalise un super début de course.  Comme d’hab, je change mes flasques et m’alimente un peu. Je prends des nouvelles de Charles auprès de sa femme. Cool, il est avec Nico pas trop loin derrière et le moral semble bon.

Rémy : UT4M 2014
Rémy : UT4M 2014

L’espagnol repart tandis que je me ravitaille, et je quitte le ravito environ 2 petites minutes derrière, suivi par Jean-Séb. Me voilà donc 3e, mais je me refuse à penser déjà à un éventuel podium. Je dois rester concentré sur ma course et surtout sur mes sensations pour prévenir un probable coup de barre sur le reste du parcours.

La route menant au Sapey est un long faux-plat montant. Je me sens capable de courir, mais je préfère temporiser et laisser Jean-Sébastien prendre un peu le large en petites foulées. Et après un petit moment de marche, je reprends une alternance marche/course.

Après le Col du fond des Sciaux, j’aperçois Jean-Seb et je vois que je reviens doucement sur lui. Mais à l’approche des pistes de ski de la station de l’Alpe du Grand Serre, je sens une montée violente de crampes dans mes cuisses. Impossible d’avancer et je m’arrête pour m’étirer un moment laissant Jean-Seb partir hors de portée.

Après quelques minutes d’étirement, je repars doucement en essayent d’être assez souple dans ma foulée (au moins autant que possible…). La courte descente sur La Morte est effectuée en douceur et je retrouve Jean-Séb au poste de ravitaillement. Je suis donc 4e.

Jean est toujours là, mais cette fois-ci accompagné par Jérôme venu lui aussi me soutenir. Je bois un peu de coca, mange un peu de salé et refais le plein d’aliment dans mon sac. Après 5 minutes de pause,  je repars et Jean-Sébastien me suit.

Nous évoluons côte à côte et échangeons un peu. Il me confie qu’il n’est pas au mieux et j’essaye de l’informer sur la suite des difficultés. Mais rapidement, la pente s’accentue et je me détache. Je poursuis sereinement en faisant encore attention à ne pas m’emballer, à ne pas chercher à vouloir creuser l’écart.

Voici bientôt le lac du Poursollet et son ravitaillement très sympathique. Jean et Jérôme sont présents et je fais une courte pause. En repartant du ravito, Jean m’informe que 2 coureurs ne sont vraiment pas loin derrière et j’entends d’ailleurs les encouragements du ravitaillement à leur égard alors que je m’en éloigne.

Je connais bien la portion qui suit, je sais qu’avec un peu de fraîcheur, je peux consolider ma place. De plus une bonne descente suivra cette portion roulante et montante. Je peux donc me permettre de forcer un peu l’allure sur ce secteur car je sais qu’en descente j’arrive à récupérer tout en ayant un tempo très correct. J’essaye donc d’alterner course et marche. Je me retourne de temps en temps, mais ne vois personne même dans les longues pistes forestières.

photo Benoît Audigé

photo Benoît Audigé

Et voici déjà le chalet de la barrière, point haut de ce massif du Taillefer suite à la suppression du Pas de la Vache. D’ici débute une descente assez pentue de 1300m- jusqu’à Rioupéroux. Mais je sais que le sol y est assez souple et peu technique permettant ainsi une bonne allure sans gros traumatismes musculaires.

Je me lance dans cette descente et tout se passe comme prévu, je pense être assez efficace sans me fatiguer de trop car la suite s’annonce terrible avec cette montée Rioupéroux -> Arselle  tant redoutée… J’essaye malgré tout d’être un minimum concentré pour ne pas faire un faux-appui et risquer une entorse compromettante pour la suite. 44’ après le pointage du chalet de la Barrière, me voici à Rioupéroux où je retrouve là encore un gros comité de soutien : Jean, sa femme Flo et ses enfants, Fanny et mes filles, Jérôme, Steph et leurs enfants, mais aussi Dorothée Laurent, Léo et Lola…. Bref une bonne partie du ravitaillement.

L’espagnol est présent au ravito et j’essaye de discuter avec lui pour l’encourager, mais aussi voir un peu son état de forme et sa motivation, mais malheureusement, la barrière de la langue nous empêche d’échanger amicalement.

L’organisation me demande de changer de balise GPS pour le suivi internet. Je change également de tee-shirt afin  d’en prendre un légèrement plus épais pour la nuit. Il est aussi temps de penser à l’éclairage pour la nuit. N’ayant que 2 petites frontales dans mon sac, Jean me place ma toute nouvelle Ferei  HL40 sur la tête, et la batterie déportée dans le sac. Cette frontale d’une puissance de 600 lumens est un véritable phare et la batterie déportée permet d’assurer la nuit complète.

Rémy : UT4M 2014
Rémy : UT4M 2014
Rémy : UT4M 2014

Après une pause de tout juste 10 minutes, je reprends la route avec un peu d’appréhension, car j’ai le sentiment que cette très difficile montée va faire des dégâts et je ne serai pas épargné…  Je déplis mes bâtons et c’est parti… Je suis reparti avec 3 minutes de retard sur l’espagnol, tandis que le coureur portugais  (Telmo Veloso) et un français (David Hennequin) arrivaient au ravitaillement. L'écart est donc faible avec mes poursuivants.

Je prends de suite une allure de montée très tranquille, et tente d’assurer un tempo régulier. Mais après 200-300m+, je commence à sentir un peu de nausées… la montée s’annonce longue…

Ainsi, je m’impose quelques mini-pauses (20’’) durant la montée, tous les 200m+ environ, afin de limiter ces nausées. Vers la moitié de l’ascension, je reviens sur l’espagnol, assis sur le chemin. Il a l’air bien mal au point, mais je comprends qu’il me dit que ça va aller, qu’un peu de repos vont lui faire du bien. Je lui propose de l’eau, mais il me fait signe que c’est ok.

Je poursuis donc mon « calvaire », mais en seconde position à présent. J’attends avec impatience l’arrivée sur le domaine de fond de l’Arselle car même si la montée ne sera pas finie, je sais que j’aurai quelques passages de repos qui me feront le plus grand bien. Mais pour le moment, pas de répit !

Ouf, après un petit passage de corde, me voilà enfin sortie de cette pente ultra-raide. Je récupère doucement en marchant puis en trottinant tranquillement. Et bientôt, j’aperçois Régis avec un de ses potes (désolé, j’ai oublié le prénom). Ils m’encouragent et m’accompagnent (à distance) jusqu’au point de contrôle, quelques centaines de mètre plus loin. Ici, je retrouve aussi François, mon ancien collègue. Merci François pour être venu m’encourager.

Je me sens mieux que dans la montée de Rioupéroux, mais je ne suis pas encore vraiment au top au niveau des nausées, mais musculairement, ça va très bien. C’est déjà ça. Par contre, j’ai écouté du bruit à l’arrière et je me doute que le 3e est en train de revenir (voire même  le 4e…).

Je pointe au contrôle à la 2e place et je prends le temps de recharger un peu mes flasques car je me sens un peu juste pour monter à Chamrousse… Cette courte pause permet au coureur portugais de recoller et nous quittons ce poste de pointage ensemble. L’espagnol est aussi arrivé au poste de contrôle, mais il semble toujours très à la peine.

Je m’accroche comme je peux au coureur portugais en essayant tout de même de ne pas trop forcer. Nous allumons nos frontales et un peu plus loin, arrivons ensemble au lac Achard. Mais dans l’ascension du col de l’infernet, je n’arrive pas à garder son allure et je décroche.

Je rejoins la Croix de Chamrousse à une allure qui me convient mais je perds bien 2 minutes sur le portugais. A la Croix, je retrouve Jean qui est monté à pied pour m’encourager et me soutenir, mais bien sûr sans mes mallettes d’assistance (pas très pratique pour randonner de nuit). Encore un immense merci Jean pour ton investissement. Ici, je prends un peu de coca, de soupe et un thé. Aussi,  je mange un peu de salé, du fromage, … et repars.

En ressortant du ravito, je sens le froid me saisir et je décide mettre ma veste. Je descends ensuite en direction des lacs Roberts, même si l’absence de balisage me met le doute sur le parcours à suivre… Mais connaissant bien le secteur et le tracé, je descends vers les lacs et trouve très vite le balisage.

Arrivé aux lacs Roberts, je me rends compte que j’ai bien trop chaud avec ma veste. Je m’arrête et la range dans mon sac. Durant cet arrêt, un coureur me dépasse et je vois qu’il s’agit de coureur portugais. Il a sans doute perdu du temps dans la descente aux lacs Roberts à cause du balisage peu évident.

Je repars derrière lui, pensant le voir une nouvelle fois me déposer progressivement. Mais à ma grande surprise, je me sens presque ralenti à rester derrière lui. Il semble en effet peu à l’aise dans les chemins techniques de Belledonne, et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette section Lacs Roberts -> La Pra est assez « caillouteuse ». Ainsi, dans une petite descente, je décide de passer devant et prend un peu d’avance sans chercher à forcer.

Plus loin dans une portion montante, il revient à ma hauteur et c’est finalement ensemble que nous passons au refuge de La Pra.

A ce point de contrôle, j’ai le plaisir de voir François qui a été ouvreur sur cette section. Je lui signale le balisage limite entre la Coix de Chamrousse et les Lacs Roberts, mais il me dit que cela a déjà été signalé.

Je fais un petit plein d’eau tandis que le portugais poursuit sans arrêt. Je me lance ensuite à l’assaut du Grand Colon, point haut de cet UT4M 2014. Je sais par avance que l’ascension sera courte mais raide et par conséquent difficile, car je suis encore très faible en montée (début de nausées).

Je passe aux bords du lac Merlat et début l’ascension. Rapidement, je suis dans le dur. Je vois le portugais s’éloigner devant de façon régulière. Pour ma part, je suis obligé de faire quelques petites pauses très brèves. A la moitié de l’ascension, je m’assoie sur un rocher et décide de prendre un gel « stimulant » au café. En général, ça me fait du bien en cas de fatigue. On verra bien. Une coureuse en relais à 4 me passe et m’encourage à repartir au plus vite.

Une fois le gel fini, je repars et dépasse à nouveau la concurrente en relais. Malgré la fatigue et les petites nausées, je parviens au sommet de ce Grand Colon où il règne une ambiance très animée. Cloches de montagne, chants, … grosse ambiance ici.

 J’ai fait un petit pointage perso au sommet, et je sais que j’ai environ 5 minutes de retard sur le coureur portugais. Me sentant meilleur en descente, je me dis que je peux recoller d’ici Le Versoud car nous avons maintenant une longue, très longue descente de 2000m-.

C’est donc parti pour cette bascule et je débute prudemment afin de réhabituer mes muscles à descendre. Peu après, je retrouve Gitoune venu encourager les coureurs au milieu de la nuit. Très sympa. Il me suit sur quelques minutes avant de repartir vers le sommet.

Un peu plus bas, je croise Nico et un pote à lui, qui effectuent la montée pour encourager sa copine en relais à 4 (qui fera podium !!!). Nico me dit que le portugais semble fatigué, mais je lui explique qu’il m’a tout de même bien déposé dans l’ascension du Colon.

Mais juste après, je reviens sur le portugais. Il semble bien à la peine pour descendre, tandis que moi, je commence à trouver une bonne allure et un pied sûr. Je l’encourage et reprends la 2e place, toujours très loin derrière Frédérique Desplanches.

Je me sens très à l’aise dans cette partie et je suis même surpris d’être aussi bien musculairement. J’ai les jambes relativement fraîches et j’arrive à me laisser porter par la pente sans aucune douleur. Je sens que je gagne pas mal de temps et que probablement je consolide ma 2e place.

J’arrive bientôt à Freydière où c’est l’euphorie. Je pensais que ce serait un ravitaillement un peu calme, mais il n’en ait rien. Jean a une nouvelle fois fait le déplacement, et je retrouve aussi Matthieu. Egalement Anne-So et Aurélien, venus de Tullins. Merci à tous pour le soutien. Ça m’a fait super plaisir !!!

Je recharge mes flasques et mange un petit peu et c’est reparti… assez tranquillement, car je sais que le ravito est suivi par une petite remontée, et qu’il est inutile de s’emballer à la sortie de ce point de contrôle. J’effectue donc cette courte remontée en adoptant un bon pas de marche. Là, c’est court donc pas de soucis de nausées. Une fois en haut, je reprends une très bonne allure de descente.

A la reco, j’avais trouvé cette section horriblement longue et je redoutais cette section au niveau mental. Mais finalement, cela passe très vite et je me sens concentré, motivé et encore un peu « frais » (même si je sais que cela s’inversera dans la prochaine ascension).

Je traverse quelques villages et me voici déjà au Versoud. Vu ma descente rapide, je pense avoir bien conforté ma seconde place, mais je me sens bien et j'essaye de conserver une bonne dynamique sur la section de plat reliant le Versoud à Saint Nazaire les Eymes.  J'essaye courir le plus possible et je ne marche que 2 fois (une quinzaine de secondes) afin de me soulager musculairement. Sinon, j'arrive encore à avoir une bonne foulée aux alentours de 12 km/h. Je me doute que ce passage me permet aussi de creuser l'écart.

A présent, il ne reste plus qu'un quart de course, je commence donc à songer au classement et à éventuellement modifier ma gestion de course par rapport aux autres.

J'arrive dans Saint Nazaire et Christophe est là pour m'accueillir et m'encourager. Il me renseigne aussi sur quelques écarts : bon devant, même si j'ai récupérais du temps dans cette longue descente, je ne me fais pas d'illusion. Je suis encore à 45 - 50 min... en revanche, la bonne nouvelle c'est qu'il semble que j'ai fait le trou derrière. En tous cas, même si le portugais parviens à revenir (ce qui n'est pas impossible du tout), Christophe m'indique que le 4e est à plus d'1h. Donc, sauf grosse défaillance de ma part, je doit être en mesure de conserver une place sur le podium de ce 2e UT4M, ce qui serait une grosse satisfaction.

J'arrive au ravitaillement, et retrouve Jean. Je mange un peu de soupe (très chaude), un peu de biscuits. Je suis soumis à un rapide contrôle du matériel obligatoire. Tout est en règle ! Je me passe un peu de Nok sur des zones de frottements qui me perturbent un peu et je me demande instantanément si j'ai eu une bonne idée.... cela me brûle terriblement. Difficile de se dire que ça va passer, mais bon, il faut bien poursuivre.

Après environ 10min de pause, je repars avec une poignée de saucisson. Sur la partie montante mais facile qui suit le ravito, je mange ces quelques rondelles, puis me dis que je n'ai probablement pas fait le bon choix d'aliment car cela me donne très soif... et je réalise que j'ai environ 3h pour rejoindre le prochain point d'eau.

J'entame donc le col de la Faita en me disant qu'il va falloir gérer mon allure, mais aussi mon stock  d'eau. Je suis plutot bien dans les premiers mètres de D+ ensuite, je sens que je suis de nouveau à la peine... barbouillé par de petites nausées. Du coup, je reprends ma gestion avec de courtes pauses. J'essaye de boire de toutes petites gorgées de façon régulière, mais c'est difficile avec cette sensation de vomissement qui arrive petit à petit. Je regarde sans cesse mon altimètre et ne voit pas les chiffres défiler. Je sais que j'arriverai à monter, mais j'ai hâte que ce calvaire se termine.

Enfin, après une longue montée de douleur, j'arrive au col de la Faita. Moralement, cela me fait le plus grand bien et même si j'ai conscience que la montée n'est pas fini, je sais qu'il y aura à présent quelques passages de plat me permettant de me refaire un peu et ainsi de limiter mes moments de détresse.

Le tracé pour rejoindre le col de l'Emeindra est différent de celui prévu initialement et j'avoue que cela me perturbe un peu puisque je ne reconnais pas certaines difficultés que j'avais ciblé. Mais bon, au final, je pense que le tracé emprunté est plus simple que celui prévu, donc je ne vais pas me plaindre ;-)

Après le col de l'Emeindra, je prends le temps de lire quelques sms reçus (tout en marchant). Et j'ai la bonne surprise de voir qu'en plus des encouragements, certains messages d'Arnaud sont pour m'informer des différents temps de passage. Et grâce au suivi des balises GPS, Arnaud m'indique que le portugais ne m'a pas repris de temps dans la montée du col de la Faita. Très bonne nouvelle car j'étais persuadé que j'avais perdu une dizaine de minutes.

Je parviens au Habert de Chamechaude. Je remplis mes flasques, bois une soupe et repars avec quelques morceaux de pommes à grignoter. Je rejoins rapidement la cabane de Bachasson, synonyme de début d'ascension pour le sommet de Chamechaude.

Je sais que je vais souffrir dans cette montée, mais moralement ça va bien car c'est la dernière véritable montée difficile de ce parcours. Donc une fois en haut, dans la tête, c'est gagné !

A peine après avoir quitté la cabane, je croise déjà Frédéric qui descend. Et oui, l'ascension est en aller-retour depuis la cabane. Je prend donc l'horaire de notre croisement pour voir un peu le retard que j'aurai en passant ici au retour.

La première partie ne passe pas trop mal, ou en tout cas, mieux que prévu. Je ne suis vraiment pas efficace, mais j'avance, sans faire trop de pause. C'est déjà ça. Il faut dire aussi que la pluie a fait son apparition et que cela me permet de me rafraîchir un peu, ce qui n'est pas pour me déplaire. La seconde partie, plus pentue, me fait un peu plus peiner. Mais je m'accroche en me disant qu'après, j'aurai une longue descente pour retrouver de l'énergie.

Je parviens au sommet difficilement, mais cela me soulage d'y être enfin. Je parle quelques instants avec les bénévoles qui pointent le passage des coureurs. Je range ma frontale et je repars dans la descente.

Le haut de la descente est difficile car musculairement, il faut que je me réhabitue. Je suis donc assez lent sur le haut de la pente, préférant privilégier la prudence, d'autant que la pluie fine rend certains passages bien glissants.

Plus bas, je croise le portugais qui effectue sa montée. Je l'encourage et poursuis. j'estime à 30min environ mon avance. Je parviens à la cabane des Bachassons et regarde ma montre pour constater mon retard sur Frédéric : 50 min environ. Plus de doute possible, je ne le reverrai pas.

Je continue donc tranquillement, et croise une connaissance sur le parcours. On discute brièvement et je poursuis en direction du Sappey. Là, je retrouve un peu de jambes et j'effectue une descente correcte. Mais arrivé près des habitations, le parcours est également différent de celui que j'avais reconnu, et propose une remontée sur route vers le hameau du Churut. Je ne suis pas à l'aise dans cette remontée, et même si je sais que je devrais courir, j'en suis incapable sous peine de faire revenir mes nausées et compromettre une bonne fin de course. Je poursuis donc en marchant afin de faire reposer un peu mon organisme.

J'arrive enfin au ravitaillement du Sappey. Jean est encore là pour me soutenir et m'assister. Il me remplace mes flasques et m'informe que le premier (Frédéric) a connu un gros passage à vide . Il n'est semble t-il pas en mesure de bien s'alimenter et a même songé à jeter l'éponge. Bon, je ne m'emballe pas car Fred est un coureur d'expérience et son avance lui permet de gérer un coup de barre sereinement. Je prends un thé, un peu de fromage et repars. En repartant, je croise la femme de Charles et j'en profite pour prendre quelques nouvelles.

J'entame cette dernière montée vers le fort de Saint Eynard plein de motivation. J'essaye d'imprimer un rythme un peu progressif pour contrôler mes nausées qui pourraient revenir si j'attaquais trop fort. Je marche donc sur un rythme correct vers le parc d'accrobanches, puis relance en trottinant sur le bitume plat. Enfin, j'imprime une bonne allure dans l'ascension des 300m+ plus pentus menant au fort.

Une fois en haut, je ne suis pas au mieux mais je sais que j'ai fait une belle montée (avec mes moyens en tout cas). Je demande à un bénévole si le premier est passé depuis longtemps et il m'annonce environ 20 minutes...  Et là, je commence à croire que la remontée est possible et je fais une très grosse descente sur le col de Vence. Je suis bien concentré et j'arrive au ravitaillement ultra motivé.

Jean m'accueille mais me dit que pour la victoire, ça semble compromis. Frédéric a retrouvé de l'énergie et compte encore 25 minutes d'avance (en fait, il devait plutôt avoir 30 au fort...). En revanche, la seconde place ne semble pas acquise car il semble que le coureur portugais ait fait un beau retour avant le Sappey. Jean me signale que je n'avais que 15 minutes d'avance en sortant du Sappey.Et même si je ne pense pas avoir perdu du temps depuis le Sappey, il va tout de même falloir que je m'emploie pour conserver cette seconde place.

Je change de tee-shirt, avale une fiole Suppafit (pour les fibres musculaires) et poursuis la course pour cette toute dernière section.

La montée au Mont Jalla est en fait un long faux plat. J'essaye de courir un peu au début, mais rapidement, je passe en mode marche très active. Dès que possible, je relance par quelques foulées mais cela ne dure pas très longtemps. Je me retourne régulièrement pour voir si j'aperçois un coureur derrière moi, mais rien en vue pour le moment.

Une fois au sommet du Jalla, je range mes bâtons. et entame cette ultime descente. Intérieurement, me sachant plus à l'aise que le portugais en descente, je me dis qu'en principe, je devais pouvoir conserver ma place... mais cela dit, j'avoue ne pas être très serein.

Je fais donc une descente rapide, mais sans prendre trop de risque. Je sais qu'avec la fatigue, les appuis sont plus rasants et je ne voudrais pas me retrouver au sol si près de l'arrivée.

Je passe bientôt à la Bastille et j'enchaine bien les descente d'escaliers. Je retrouve Jean-Yves venu m'encourager sur le final. Il a décidé de me suivre sur les derniers kilomètres (à distance).

Voici enfin la fin de la descente, et je croise à présent mon collègue François et mon ami Brice (Endurance Shop). Brice me dit qu'i reste environ 10 minutes, mais je sais que ce sera un peu plus. Le parcours termine par 3 bons kilomètres de plat sur la piste cyclable, je table donc sur 15 à 20 minutes.

J'essaye de courir un maximum, et assez vite afin d'en finir au plus tôt. Je vois la montre et je me rends compte que je vais finir sous les 26h30 soit au moins 1h de moins que ce que j'avais espéré. Je suis vraiment satisfait de ma course et de ce résultat.

Je marche à 2 reprises quelques instants et parviens bientôt à proximité du parc Paul Mistral, la délivrance. Je retrouve Guy et Fabien sur les derniers mètres, puis j'aperçois l'arche d'arrivée. A l'approche des barrières mes amis me laissent et je rejoins ma fille qui m'attend pour franchir l'arche.

Autour, je reconnais de nombreux amis venu assister à mon arrivée. MERCI à tous (Fanny, Lalie, Eline, Jean, Flo, Maxence, Raphaël, Thierry, Marine, Gabin, Christophe, Timothée, Franck, Maryse, Cédric, Nathalie, Lou, Manon, François, Annick, François, Guy, Fabien, Brice, Laurent, Lola, Léo, Mickaël, Alain, .... j'en oublie probablement - désolé).

 

Je termine donc ce parcours de 167km et 10300m de dénivelé positif en 26h16, à la 2e place. Un résultat que je n'envisageais pas au départ.

Un grand BRAVO à Frédéric Desplanches, le vainqueur, pour sa belle course pleine de panache et de maîtrise.

un peu fatigué quand même...
un peu fatigué quand même...

un peu fatigué quand même...

Points positifs :

  • Bien sûr le résultat. Cela a été au-delà de mes prévisions
  • la manière : je me suis senti assez à l'aise sur tout le parcours. Bien sûr, j'avais des passages difficiles (les montées à partir de Rioupéroux), mais cela restait gérable.
  • l'ambiance : j'ai vraiment été très soutenu sur tout le long du parcours. Beaucoup d'ami, de connaissance, étaient présents en spectateurs ou bien en bénévoles. Ainsi, la course ne m'a pas paru si longue
  • la solidité musculaire : j'ai été assez stupéfait de ma capacité à descendre sur la fin de parcours. Musculairement, je me suis senti vraiment costaud, preuve que ma préparation spécifique était cohérente et efficace. Je pense que c'est sur ces portions où j'ai construit mon résultat.
  • l'assistance : Jean, tu as été remarquable. Merci pour ta disponibilité, ton soutien. Ce fut un vrai plus pour moi. tu y es pour beaucoup dans mon bon résultat. MERCI.
  • la gestion : je suis parti sur la bonne allure. Celle qui me convenait sans me soucier des autres, ni du classement. Ce n'est qu'à la fin de Belledonne que j'ai commencé à adapter mon effort par rapport à place.

 

Points négatifs :

  • Dommage que de petites nausées m'ont bien affaibli pour les ascensions, car sinon, j'aurai peut-être pu faire encore mieux... (simple supposition...;-) )

 

Remerciements :

  • Merci à ma femme et mes filles qui me soutiennent et me supportent tout au long de l'année. 
  • un grand Merci à Jean une nouvelle fois pour l'assistance. Au top !
  • Immense Merci à Brice (Endurance Shop Echirolles) pour son soutien moral et matériel tout au long des saisons
  • Merci également à mes autres partenaires : Punch Power pour la partie alimentation et Weleda pour les produits de préparation et de récupération.
  • Et bien sûr Merci à tous ceux qui m'ont suivi, soutenu, encouragé sur le parcours, pas sms, mail, facebook, le blog ...

 

Podium scratch (2e)

Podium scratch (2e)

Podium sénior (1er)

Podium sénior (1er)

Un bénévole 11/09/2014 23:43

Un récit qui permet de vivre la course de l'intérieure avec les sentiments au fil des kilomètres. Merci, c'est un plaisir à lire et bravo pour cet exploit

Rémy 12/09/2014 10:22

Merci pour le message et merci beaucoup pour avoir participé à la course en tant que bénévole. Il y avait une très belle ambiance sur cette épreuve, en grosse partie grâce à la bonne humeur constante des bénévoles. Merci beaucoup.

Christophe 03/09/2014 21:24

Super Rémy !
Quels frissons de te suivre sur le net (avec ta balise GPS notamment) et sur les chemins !!!
Les doigts dans le nez... sauf à l'arrivée où tu avais l'air bien fatigué ;).
A très bientôt sur les chemins

Rémy 04/09/2014 23:54

Merci Christophe pour tous tes encouragements . ça m'a bien soutenu à St Nazaire au milieu de la nuit.

Manu 03/09/2014 19:42

Chapeau Rémy et bravo pour ce podium.
Merci pour ce récit complet qui m'a fait vivre mon UT4M différemment, même si bénévole c'était aussi super.
Merci aussi d'avoir assuré ce podium car j'avais "vendu" ton profil de coureur (à la bénévole qui m'accompagnait pour la circulation à Fontaine) comme un prétendant aux places majeures. Oui, j'avais osé.
L'expérience paie, l'entrainement paie, reste à gommer les nausées...

Rémy 04/09/2014 23:53

Merci Manu. Et merci d'avoir "parié" sur moi ;-)

Jérôme Delorme 02/09/2014 13:47

Très beau récit à l'image de ta course ! Une nouvelle fois toutes mes félicitations pour cette performance ! Ton sérieux et ton mental sont bien récompensées. Et bien sûr, bravo aussi à Jean qui semblait être partout à la fois :)
A ce soir bien sûr !
Jérôme

Rémy 02/09/2014 14:33

Merci Jérôme. L'année prochaine, on te voit au départ ??? ;-)
A ce soir !

Nico R, Esprit Trail Anjou 02/09/2014 13:44

Bravo Rémy pour ta course à domicile...Fabrice l'année dernière à la 1ère place, toi cette année à la 2nde...Que les coureurs qui me connaissent un peu n'hésites plus, c'est la perf' assurée à l'UT4M ;-)
En espérant recroiser ta foulée et celle des 3Dtrail courant 2015.
Amicalement

Nico R

Rémy 02/09/2014 14:31

Merci Nico. Oui, je conseille aussi à chacun désireux de faire un ultra de participer à cette épreuve (avec une bonne prépa quand même). L'organisation est très sérieuse et l'ambiance très amicale.
A+

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