Rémy : challenge Vulcain 2014

Contexte : 15 jours après le trail de Gruissan, la récup semble bien se passer. La prépa en vue de l'Ecotrail de fin mars (manche TTN) se poursuit donc. Malheureusement, le mardi précédent ce trail de Vulcain, un vilain choc m'a procuré de bonnes douleurs dans le thorax. Mais difficile de savoir précisément de quel nature était cette douleur puisque j'avais auparavant réalisé une bonne grosse séance de renforcement musculaire et que j'étais déjà bien marqué par de bonnes courbatures.

Au début, je penchais surtout vers une douleur musculaire avec une suspicion d'élongation du pectoral, mais par la suite, la douleur ne faiblissant que très très lentement, j'ai plutôt pensé à un problème sur une côte (fêlure). Bref, dans tous les cas, il me fallait être prudent et limiter un peu les efforts intenses.

 

Objectif : Objectif 4 : pas d'objectif.

Avec mes douleurs au thorax, impossible d'espérer faire de bonnes courses. Mais cela ne me dérange pas plus que ça, puisqu'avec l'Ecotrail qui se profile, je préfère mettre l'accent sur le volume plutôt que sur la qualité pour cette période-ci. Et donc, le fait de réaliser les 2 courses en "dedans", devrait me permettre de vite récupérer et de pouvoir enchaîner avec une bonne semaine d'entraînement... sauf si la douleur me perturbe toujours.

 

Déroulement : Ce challenge se compose de 2 courses : un 12km le samedi et un 21km le dimanche.

 

Samedi :

Rémy : challenge Vulcain 2014
Rémy : challenge Vulcain 2014
Rémy : challenge Vulcain 2014

L’échauffement est un peu douloureux, mais cela reste supportable. Je me dis que je pourrais probablement réaliser le parcours sur une allure de footing soutenu. Peu avant le départ, je retrouve Loïc et Sébastien, venus récupérer le dossard de Loïc pour le lendemain. On papote un peu puis je me rends compte que le départ est imminent. Je me place rapidos dans le peloton, et le départ est aussitôt donné.

Je double un peu de monde, et sans le vouloir vraiment, je me retrouve assez tôt sur l'avant de la course. Après 500m environ, je pense être entre la 20e et la 30e place. Le parcours nous amène sur le Château de Tournoël par une petite route montante. Sur cette portion, je n'ai pas trop mal et je maintiens mon allure tandis que certains commencent à bien ralentir. Je me retrouve ainsi rapidement 10-12e.

Après Tournoël, une petite descente me rappelle mes douleurs et suis contraint de lever un peu le pied, mais surtout de bien assurer mes appuis et de redoubler de vigilance, car la moindre petite chute serait vraiment très douloureuse.

Ainsi, je pers le contact avec les hommes qui me devant. Derrière, je sens que ça revient un peu, mais personne ne me passe.

Sur la suite du parcours, cela se passe globalement de la manière suivante : prudent sur les descentes afin d'éviter d'empirer les douleurs, assez dynamique sur les passages roulants, et plutôt mauvais dans les ascensions : en effet, probablement qu'à vouloir compenser le temps perdu en descente, j'abordais les ascensions en léger surrégime, si bien que rapidement, j'étais contraint à la marche...

Malgré tout, cette stratégie imposée m'a permis d'évoluer longtemps en 8e position.

Mais dans les derniers kilomètres, un coureur revient sur moi et s'échappe dès le début de la dernière descente.

J'essaye de combler mon retard mais mes douleurs ne me permettent pas de faire cette dernière descente aussi relâché qu'il le faudrait et je termine donc 9e de cette 1ère course du weekend.

Sur l'après-course, je sens vraiment que ces 12km ont bien accentués mes douleurs... et je commence à m'interroger sur ma participation du lendemain. Mais bon, pas de décision trop rapide, on fera le point après la nuit.

 

Dimanche.

 

 

Rémy : challenge Vulcain 2014
Rémy : challenge Vulcain 2014
Rémy : challenge Vulcain 2014

Le réveil est très douloureux, mais je décide tout de même de me préparer. Je me dis qu’avec un léger échauffement, il y a de fortes chances que la douleur diminue.

Une fois sur place, je tente l’échauffement en compagnie de mon père, mais le début est très poussif et je commence à me poser la question si je vais pouvoir réaliser les 22km, même en trottinant à faible allure.

Puis nous croisons Loïc qui s’échauffe également et nous discutons un peu en trottinant. Et après quelques minutes légèrement encourageantes, je décide de prendre le départ et de tenter de faire la course en compagnie de Loïc.

Peu après, nous voici au départ et c’est parti pour 22km de footing. Du coup, c’est assez marrant de voir la course avec un autre angle, au cœur du peloton et complètement détaché d’un souci d’allure ou de chrono…

Je me place au côté de Loïc parti à peine plus vite que moi, et nous montons sur les hauteurs de Volvic. Dans les ascensions, la douleur étant moins vive, j’essaye de prendre une allure d’entraînement habituel pour éviter de piétiner. Et de temps à autre, je fais demi-tour pour rejoindre Loïc. Sur les passages plats, aucun soucis pour me caler sur son allure. En revanche, dans certaines descentes (Loïc aimant bien ce type de passage), j’ai quelques fois eu du mal à suivre l’allure, la douleur m’interdisant de trop grosses foulées… Mais la jonction était rapidement faite dès que la pente s’inversait.

Au terme de ces 22km, nous parvenons avec Loïc dans le centre de Volvic et en finissons en 2h12, et aux alentours de la 170e place.


 

Points positifs : J’ai tout de même réussi à réaliser un minimum de volume malgré mes douleurs. Avec même un samedi un peu actif.

Egalement, ce fut l’occasion de partager un bon moment avec Loïc, ce qui m’a permis de me rappeler de bons souvenirs puisque c’est avec lui que j’ai débuté la course nature.

 

Points négatifs : les douleurs ne se sont pas arrangées avec cette participation, au contraire (surtout le samedi)

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